28/06/2015
Di yiddishe mame
D'accord, ce n'est pas mon meilleur profil.
Mais au moins on peut dire avec certitude que je n'ai pas le profil antisémite...
Quand je me promenais dans les rues de Tel Aviv, il était courant qu'on traverse la rue pour me demander "tu parles yiddish ?"
Lorsque je répondais non, on me reprochait "Mais qu'est-ce qu'elle t'a appris ta mère ? !"
Non, ma mère n'avait pas fait son travail...
J'évitais de répondre que dans ma famille, c'était le genre de truc qui n'intéresse plus personne.
Je n'avais pas prévu d'aller vivre en Eretz.
Mais alors pas du tout.
09:19 | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : israël, photo, tri, chaleur
27/06/2015
Il fait toujours chaud.
Lorsque la vénérable tante du Goût est morte, sa sœur à la mémoire sélective a téléphoné pour me demander des photos et des papiers.
Il a fallu que je répète à la petite sœur du Goût que c'est elle qui avait mes photos.
Même celles de mon mariage et que je ne pouvais pas lui fournir des souvenirs qu'elle avait manifestement perdus.
Hier, ne voulant pas sortir, j'ai fouillé dans le peu de photos que j'ai.
En partant pour Israël, j'avais emporté en vrac quelques photos de ma vie d'avant.
Dont celle-ci, un souvenir de Portland.
De déménagement en déménagement, il en reste de moins en moins.
Je vais faire tirer sur papier les deux premières années de Petite Sœur.
Non, je ne voudrais pas que l'Ours se retrouve dans la même situation que ses parents.
Quoique l'Ours a moins l'âme errante que ses parents...
10:13 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : ours, années, photos, souvenirs
26/06/2015
Voici venu le temps.
Voici venu le temps des températures trop élevées pour moi.
Voici venu le temps où même Paris ne me tente pas.
Voici venu le temps de l'enfermement, fenêtres fermées, rideaux tirés.
Voici venu le temps où je n'ai envie de rien.
Je vais revivre aux premières gouttes de pluie.
Hier soir vers minuit, je ne dormais pas, j'avais trop chaud.
Je n'ai rien compris.
J'ai vu de ma fenêtre un feu d'artifice, tout petit, à peine de bleu, guère de rouge.
On fêtait quoi le 25 juin ?

10:06 | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : chaleur, abécédaire, calfeutrée
25/06/2015
Le Goût ne me comprend pas.
Le Goût ne me comprend pas.
Ca n'a rien ne nouveau sauf qu'avant il était ailleurs et moi aussi...
Il était parfois tellement ailleurs que nous nous donnions rendez-vous pour déjeuner ensemble.
Aujourd'hui, nous sommes presque toujours ensemble et chaque jour, j'ai droit au même cinéma : il ne comprend pas ma façon de parler car je saute du coq à l'âne.
Alors que, bien entendu, Le Goût est toujours concis, lui...
Il passe d'un correspondant de guerre en Syrie aux chevaux et finit par me raconter l'histoire d'Alexandre le Grand...
Il passe du coq au cheval, lui ? Lui, il saute où ?
Sinon, j'ai failli oublier d'aller chez le dentiste.
J'ai vu les petites.
La grande qui veut aller à la piscine avec son grand père et la petite qui m'ignore toujours. Le mois prochain, ça fera deux ans que je lui fais mal aux yeux, sauf quand je suis seule avec elle.

10:08 | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : paroles
24/06/2015
Vive la sociale !
Je vais chez le médecin tous les trois mois.
Mon généraliste n'est pas chien qui pourrait me faire venir chaque mois pour me signer l'ordonnance pour "soigner" mon asthme.
Je prends trois médicaments différents : un antihistaminique, de la cortisone pour réduire l'inflammation de mes bronches et un bronchodilatateur pour me permettre de respirer correctement.
Je fais donc mon chèque de 23€ chez le médecin.
La Sécurité Sociale me rembourse royalement 7,10€.
Parce que, de franchises en retenues, on me retire des €uros à tour de bras.
Comme c'est un traitement de fond, imaginez le "reste à charge"...
La mutuelle que je paie une fortune chaque mois, me rembourse une poignée de queues de cerises.
Mais juste lorsqu'elle a le temps...
Et je ne parle ici, ni du dentiste chez qui je passe ma vie, ni des lunettes.
Bon, même lorsque j'étais jeune, des dents saines et une vue correcte, ces choses indispensables, ont toujours été mal remboursées.
J'ai la désagréable impression que tout doucement, l'Etat fait disparaître la Sécu et nous oblige à payer des assurances privées qui prospèrent pendant que nous dépérissons.
Et là, je parle comme une personne de la classe moyenne, de moins en moins moyenne, mais qui n'a pas droit et c'est une chance à la CMU.
Je refais connaissance en me promenant dans Paris quel que soit arrondissement avec les "sans dents".
Je croise des édentés à chaque coin de rue et je suis certaine que ce n'est pas un choix.
Sauf les phobiques du dentiste, personne n'aime se promener sans dents,.
N'en déplaise à un Président qui s'est prétendu de gauche pour se faire élire.
Tous ces braves gens qui nous conduisent lentement mais sûrement à nous retrouver comme les Grecs devraient savoir que depuis longtemps, nous ne votons plus pour élire quelqu'un mais pour virer quelqu'un d'autre...
09:58 Publié dans Questionnements... | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : sécurité sociale, disparition, dépenses

