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20/06/2015

J'allais écrire...

J'allais vous écrire une note passionnante sur le chat du voisin que je viens d'interdire de séjour chez moi.
Il a déjà vomi sa pelote sur mon parquet.
Bon le Goût a l'habitude...
Ce chat a déjà fouillé ma poubelle la nuit pour ronger la carcasse de poulet.
Lui ! La bête délicate qui ne mange que des croquettes pour chat de luxe.

Hier, il a dépassé les bornes.
Nous ne sommes rentrés que vers vingt une heures et ce bougre de chat dormait toujours sur notre divan mais
pendant notre absence il avait commis un crime impardonnable.
Oui ! Il a dépiauté à coups de dent la couverture  d'un livre que je venais de finir et qui n'était pas rangé.

On peut me faire subir beaucoup de choses mais abîmer un livre, non !
Le chat du voisin est désormais prié d'aller déchirer les livres de ses maîtres.

Puis, tout à l'heure, le téléphone a sonné.
La dernière tante du Goût vient de mourir à l'âge vénérable de quatre-vingt-treize ans.
Vous savez bien, celle qui avait fait la guerre avec le père du Goût, celle qui berçait les enfants morts à la bataille de Monte Cassino.

La dernière vraie pied-noir de la famille est morte.
Plus de "po po po djis ! Eeeeh ! ".

Si le Goût peut encore prendre l'accent de son père, son fils ne peut pas, il ne sait pas.

C'est un moment d'histoire qui vient de s'éteindre sans bruit.
C'est bien la première fois que "tatie R." n'a pas fait de bruit...

chat, livre, punition, famille

19/06/2015

Quand la Rue des Archives...

Quand la rue des Archives se prend pour la rue Saint Honoré.
Elle cible les gays et ça fait un bide.

Quatre enseignes de luxe viennent d'ouvrir rue des Archives.
Toutes ciblant une clientèle masculine, gay de préférence et avec un niveau de vie supérieur.

Ca fait des années que le Marais devient un quartier "gay tourist" et vous connaissez les touristes, ils ne viennent pas à Paris pour s'habiller...
Les gays autochtones sont partis.
Ils ont d'abord émigré dans le 11ème.
Puis ils sont arrivés dans le 20ème.
Et ils sont enfin arrivés en banlieue.
Je les croise dans mon coin, comme nous, ils sont chassés par les prix du logement à Paris.

Cette dérive du BHV, ça s'appelle une étude de marché mal ciblée et menée à contretemps.
Mardi, lorsque nous sommes allés au BHV, rayon bricolage, nous sommes passés devant ces quatre boutiques.
Totalement vides ces boutiques.
Même les terrasses de café ne faisaient pas le plein alors qu'il
faisait beau.

Le BHV ressemble ainsi aux Galeries Lafayette.
Si la clientèle ancienne a changé de crémerie, l'autre n'est pas encore arrivée...

J'espère pour les salariés que le "BHV/Marais" ne va pas devenir une nouvelle Samaritaine.
Vide, fermée et attendant on ne sait quoi.

Luxe, Marais, Gay, Paris

18/06/2015

Ca à mal commencé.

merveille,mauvaise humeur,jeux divers

 Pendant que son grand-père lui préparait un poulet à la broche avec des petites pommes de terre, des Noirmoutier primeur et qu'il avait choisi le melon avec soin, je suis partie chercher Merveille à l'école.

Déjà, j'ai attendu longtemps ce bus, l'œil rivé sur ma montre et me livrant à des calculs savants.
Finalement je suis arrivée à l'heure et à bout de souffle.
Il faut dire que certains jours mon souffle est court...

Merveille est sortie de l'école, a marché devant moi.
Oui, dès huit ans, il est mal vu d'être vue en compagnie d'un adulte.
Elle à commencé à se plaindre dès qu'elle s'est éloignée de l'école.
Elle avait deux points de côté, elle avait mal aux poumons, elle n'avait pas faim...

Ensuite, oubliant sa douleur, elle a sautillé, grimpé, le cartable au dos.
Arrivée chez elle, je suis allée dire bonjour à la petite, qui a vu en moi une occasion de sortir de son parc.
Après mon refus car je devais partir, elle a appelé "papy"... Pfff...

J'ai récupéré Merveille en larmes.
Merveille a la larme facile.
Elle avait eu un différend avec son autre grand' mère.
J'ai donc repris le bus avec une Merveille sans larmes mais l'œil noir et la mauvaise humeur visible.

Elle a fort bien déjeuné pour une jeune personne qui n'avait pas faim.
D'ailleurs, elle a mangé toutes les deux heures mais Dieu qu'elle a été pénible !
Je perds aux cartes ? Je pleure et je veux ma maman...
J'ai discuté avec Merveille, lui ai proposé d'aller pleurer chez elle et, comme par miracle, sa bonne humeur est revenue.
Elle a joué toute la journée sur mon mini balcon, elle ne voulait pas sortir, elle avait besoin de calme.
Nous aussi maintenant...

17/06/2015

C'est mercredi.

C'est mercredi, le jour de Merveille.

Je vous raconterai un autre jour la chasse au foret du Goût.
Elle nous a conduit au "BHV / Marais", devenu le clone du Bon Marché.

C'est pour bientôt la création d'un étage consacré à l'alimentation ?
Produits de luxe, bien sûr...

Un vrai désespoir de voir ce quartier se transformer de cette façon.
Même les gays sont partis.
Et les touristes y sont rares.

Paris devient une ville de visiteurs.
Le Parisien est devenu une espèce en voie de disparition.

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16/06/2015

Saviez vous que j'étais une gaffeuse ?

Je suis une gaffeuse.
Moins en vieillissant.
Quoique...

Je vous ai parlé d'un film avec Fabrice Luchini, film que j'ai regardé à la télé et que j'ai bien aimé.

Revenons à Luchini et à son air un peu égaré.

Un jour de mai j'étais avec le Goût, devant une librairie qui a disparu, la librairie Del Duca.
Je regardais les livres.
Je regarde toujours les livres.

J'aperçois Fabrice Luchini qui faisait la même chose que moi.
Il fouillait dans les bacs, parlait tout seul.
Il était vraiment étrange.

Le Goût regardait les livres, lui aussi, je le croyais à côté de moi.
Je ne lève pas les yeux et je murmure : "Minou, regarde, c'est Luchini, il est fou".

Silence étrange, je lève la tête et me trouve face à face avec l'acteur que je venais de traiter de fou.

J'ai continué à regarder les livres et Luchini a continué  à me regarder.

Luchini, livres, gaffe