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14/09/2018

Vous avez bien un €uro.

J'ai un téléphone portable ancienne génération.
Un truc digne de figurer dans un musée.
Tout petit, à clapet et qui ne peut servir qu'à téléphoner.

En fait, il ne sert à rien car je ne téléphone jamais au Goût pour lui demander de prendre le pain en passant, ni lorsqu'il est avec un de ces amis car il ne répond pas.

J'ai un "portable de maison", il ne sert qu'avec l'Ours.
Comme l'Ours "filtre", on ne doit pas mourir brusquement.
Il faut lui laisser un délai raisonnable pour découvrir qu'on en répond pas depuis dix jours et qu'on n'a pas parlé de voyage...

Ce matin, notre fournisseur nous propose de lire sur ce téléphone des BD pour un €uro supplémentaire par mois pendant trois mois.
Après, évidemment ça passe à dix €uros par mois.

Orange nous propose donc de lire le dernier Chat du Rabbin sur un téléphone minuscule qui ne reçoit même pas les MMS...

La BD coûte 14 €uros et il m'arrive de relire des livres où des BD.

J'ai parfois l'impression de faire partie d'une espèce en voie de disparition.
L'espèce qui aime les livres, les sentir, les garder, parfois les donner.

lecture, téléphone, BD

17/11/2017

Une matinée dans la vie du Goût...

Le Goût se lève, prend son petit déjeuner et fait le tour des administrations qui nous réclament régulièrement des sous.
L'eau, le gaz, l'électricité, les impôts, notre ancien bailleur, le nouveau et commence à téléphoner.
Il téléphone à des interlocutrices qui ne comprennent pas toujours pourquoi nous ne sommes pas d'accord.
Il téléphone à des organismes qui ne répondent pas, notre banque, par exemple.

Notre banque nous a domiciliés au 99 d'une rue, qui ne compte que 26 numéros.
C'est ballot car il nous arrive d'avoir besoin d'un chéquier.
Le Goût n'a pas de réponse à son message...

Notre ancien bailleur nous annonce que nous avons consommé plus de 450 m3 d'eau.
C'est énorme, son interlocutrice cherche et clôt par "je reviens vers vous dès que possible".
Je déteste cette formule directement traduite de l'anglais.

Notre nouveau bailleur ne revient pas vers nous mais nous promet d'agir rapidement.
On se demande ce qu'elle entend par "rapidement" mais elle est charmante au téléphone et le Goût adore lui téléphoner.
Cela dit, nous n'avons toujours pas une clef pourtant indispensable.

Le gaz profite que nous avons une plus petite surface pour augmenter, presque doubler, nos mensualités.
Le Goût n'a pas encore réussi à argumenter avec eux.

L'électricité fait la même chose et nous fait payer un travail de relevé fait par nous.
De désespoir le Goût a fini par raccrocher.

Heureusement, nous avons la lumière.
Les décorations de Noël sont déjà installées.
Bientôt ça va commencer en septembre, mais comme la rentrée des classes commence à la mi-mai...
Les rues d'où nous apercevons le Sacré Cœur sont déjà illuminées le soir.

Téléphone, eau, gaz, électricité

11/12/2016

Noir c'est noir.

Hier, on s'apprêtait à sortir pour le ravitaillement.
Non, nous ne sommes pas de purs esprits...

Brusquement, plus rien.
La chaudière s'éteint.
Les ordinateurs s'éteignent.
La lumière dans la salle de bains où je suis en train de me laver les dents s'éteint.

Les portes s'ouvrent.
Nous apercevons un voisin en train de déménager car ça déménage souvent dans l'immeuble.
David, un résistant comme nous, constate que nous sommes tous dans la même galère.
Nous sommes certainement le seul immeuble dans ce cas.
La suite prouvera qu'il avait raison.

Quand il n'y a plus d'électricité, nous n'avons plus de téléphone fixe ni d'Internet.
Pour trouver le numéro de téléphone d'EDF, ce n'est pas simple car nous ne recevons plus de papier.
Tout est rangé dans l'ordinateur muet ou sur le Web inaccessible.

Le Goût cherche, trouve un récapitulatif de nos paiements.
J
'appelle, le Goût a essayé et perdu patience.

- Vous voulez déménager, tapez 1.
- Vous voulez payer votre facture, tapez 2.
- Vous venez d'emménager, taper 3.

On ne veut rien de tout ça, on veut de la lumière !
On refuse de se casser la figure dans les escaliers.
En plus on ne peut même pas les utiliser, un canapé bloque le passage...

On nous demande de taper notre numéro de client puis notre numéro d'identifiant.
Une voix désincarnée nous apprendra que notre immeuble a un problème technique qui sera résolu vers seize heures.

Pas une seule fois, nous n'avons entendu une voix humaine, que des machines.
Ça me fiche la trouille.
Pas à vous ?

 

 

04/10/2016

Ce n'est pas un scoop.

Le Goût, après avoir fait annuler sa ligne, a cherché à joindre la RATP.
Evidemment il, a retrouvé son téléphone, le lendemain dans l'appartement.

Sous le Télérama et, plus surprenant, sous la pile de linge à repasser...

Il a donc fait réactiver sa ligne et tout va bien.

Ne manque à l'appel que mon porte-carte.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot !
Hormis une photo de l'Ours, souriant comme à son habitude, il ne contenait rien d'intéressant.
Je pense donc que mon bien a fini dans une poubelle.

J'irai néanmoins faire un tour aux "objets trouvés", rue des Morillons.
J'ai d'ailleurs appris en allant sur leur site qu'il fallait payer pour récupérer son bien...

Le service public n'est pas vraiment au service du public et en plus ce n'est pas gratuit.
Vos appels sont surtaxés et les temps d'attente sont facturés, au mépris de la loi.
Vous payez pour leur faire remarquer leurs erreurs...
C'était juste une réflexion en passant...

Pour vous montrer l'ablette de la maison à Montmartre, faisant comme tous les gosses dans les escaliers :

téléphone,livre,tête en l'air

01/10/2016

Perte ou vol.

Le Goût et Merveille sont revenus heureux et fatigués.

Hier soir, le Goût n'avait plus son smartphone, ni son livre.

Bon le livre, on peut le racheter, d'ailleurs, il devrait bientôt sortir en poche.

Pour le téléphone, c'est plus gênant, il n'a plus que ses yeux pour pleurer et sa gorge irritée à force de tousser.

Montmartre ne nous porte pas chance.
Je venais à peine de digérer le vol de mon porte-cartes que le Goût subissait à son retour une perte ou un vol plus agaçant.

C'est un samedi ordinaire sur la Terre...