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24/11/2016

Quand j'étais libraire 2.

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Une librairie sans clients, ça n'existe pas.
Et c'est parfois dommage sauf pour les échéances...

Parmi ces clients, j'avais  celle qui venait chaque jour et qui chaque jour me disait que j'étais la commerçante la plus mal-aimable du quartier.
Je n'ai jamais compris son obstination à revenir jour après jour.

J'avais aussi un client, un peintre un peu perdu, je l'aimais bien.
Le Goût le rencontrait parfois.
On discutait, ce n'était pas un ami.
C'était plus qu'un habitué mais il ne faisait pas partie du Club des amateurs de whisky du samedi...

Un jour, il est arrivé, encore plus triste que d'habitude et il a proposé de me payer tout ce qu'il m'avait volé.
Je suis restée muette.
Je n'aurais jamais pensé que cet homme triste était un voleur de livres.

Il a sorti sa petite liste.
Nous l'avons pointée.
Il avait volé dans deux librairies du quartier et voulait rembourser ses larcins correctement, je n'ai trouvé que deux choses à dire :

- Ah vous aimez beaucoup la SF !
Et
- Ah non, celui-là, c'est plutôt l'autre librairie...

C'était lui le voleur, c'était moi la gênée.
On a fini par trouver un accord.
Il a fait un chèque.
Dès son départ, j'ai téléphoné au Goût et j'ai raconté.
Le Goût a ri et m'a dit "tu viens de prendre un bout de bois !"

Le chèque a été payé, je n'ai jamais revu mon voleur...

17/09/2015

Hier, donc c'était Merveille...

Nous sommes allés chercher Merveille sous une pluie battante.
Nous ne sommes pas passés chez les parents pour poser le cartable, nous avons tout de suite pris le bus et direction la maison.

Merveille a grignoté.
Pas faim ou le menu ne lui plaisait pas...
Juste un petit quatre heures.
J'ai pensé qu'elle mangerait mieux le soir.

Elle a fait ses devoirs avec son grand-père.
Elle a trouvé que père et fils étaient pareils, ils ne laissent rien passer.

Après on a joué au scrabble.
C'est une très mauvaise perdante qui ne supporte pas qu'on l'aide.
C'est pas gagné pour la suite.
Pour le reste, c'est parfait, elle vit très bien d'être l'objet de nos attentions.

Je l'ai reconduite chez elle, Petite Sœur était contente de me voir et de retrouver sa sœur.
Elle s'est installée sur mes genoux pour un vrai câ
lin avec une photo de ses parents à la main, me les montrant.

On a commencé notre jeu habituel ! "Ou est Mamie ?"
Sourires, câlin, silence.

Et la litanie a repris : "Papa", "Maman", "Jeanne", "Manou", "et Papy ?", puis "il est pas là Papy ?"
Et toujours sur les genoux de Mamie avec un sourire taquin.

Je suis rentrée, l'Ours a téléphoné, du rire plein la voix :

-"Môman dès que tu as été partie, Lucie a montré le magnet avec la Reine d'Angleterre, et elle a dit "Mamie".

Vous êtes donc priés de vous adresser à moi avec déférence...

Jeux, rire, pluie, retour