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05/01/2018

Trois ..six..neuf

Hier matin, avant de m'apercevoir que je ne voyais plus clair à cause de la fièvre, je voulais vous parler de Colette.

Pas la Colette des Claudine mais celle qui déménage, qui est casanière et vagabonde.
Non, ce n'est pas antinomique, je le sais, je suis comme ça.

Je me délectais à lire ses séances de déménagement où, à cinq heures du soir, le nouvel appartement ressemblait à un chantier où s'amoncelaient les paniers, où boitaient les meubles éprouvés par la nouvelle migration.

Elle parle aussi des pertes, des objets mis au rebut, des découvertes.
Elle parle des tares du nouvel appartement.

Inutile de vous dire que ça me parle.
D'autant plus que la propriétaire d'une librairie où j'ai travaillé m'avait dit, "vous avez la coiffure de Colette, pour le talent..."

Autrement, je n'ai pas la grippe, je n'ai pratiquement plus de fièvre, j'attends lundi et je vais voir mon généraliste dans le Marais.

On a annulé l'anniversaire du Goût, je ne veux pas filer un virus aux filles.

Colette, déménagements, Paris

27/09/2017

On a eu un Oscar.

On a eu un Oscar.
Oscar qui d'ailleurs a disparu depuis.
On a, avec lui testé "le déménagement à l'africaine".
Chaque fois qu'un de ses copains passait à Caen, il nous apportait un carton.
Il en manque encore...
Des cartons, de linge en particulier.

Nous testons maintenant une autre forme de déménagement.
Le "déménageur pieux", celui qui commence les fêtes juives dès qu'il a reçu et encaissé votre premier chèque.
Il a touché 40% du montant de la prestation et nous n'avons pas reçu un seul carton.

Il nous a promis un élévateur car impossible de se servir de l'ascenseur qui est trop petit, et la cage d'escalier est difficilement praticable.

Un déménageur qui nous prend pour des imbéciles, Kippour commence vendredi soir.
Il n'a pas commencé mercredi matin.
Il va en avoir, des choses à se faire pardonner...

Je le sens mal ce déménagement.
Je le sens mal, surtout que notre syndic actuel viendra
faire l'état des lieux le 19 Octobre.
Ça va faire bizarre si nous sommes toujours là...

20/09/2017

ce matin, j'ai cent ans.

Et encore, nous n'avons pas reçu les cartons...
Je trie les affaires.
Le Goût trie les papiers et regrette de ne pas avoir investi dans une déchiqueteuse.
Il lui faut un gros marqueur pour effacer les numéros de Sécu, les numéros de compte en banque, etc.

L'Ours, celui qui a raccroché au nez de son père, fait toujours la tête.
Juste un SMS laconique pour donner des nouvelles de ses filles car, après la petite toujours sous cortisone, la grande est maintenant sous antibiotiques.

L'Ours est normalement adulte.
Il sait que si l'ordre des choses est respecté, nous mourrons avant lui.
Il ne peut pas s'empêcher de jouer à l'enfant.
Mais cet enfant qui aimait tant ses grands parents ne les a jamais boudés.
Je crois qu'il les savait "vieux".
Il a oublié que son grand père était plus jeune que son père lorsqu'il a rendu son dernier souffle.

Aujourd'hui nous recevons encore deux déménageurs.
Ensuite nous ferons notre choix, sachant que comme d'habitude, nous aurons moins de chose à l'arrivée qu'au départ...

L'avantage des déménagements est qu'on retrouve des pulls noirs, des chemises blanches.
Les serviettes de tables, elles, ont vraiment disparu lors d'un précédent déménagement.

déménagements, devis, sac poubelles

29/06/2017

Déménager, une façon de vivre ?

Nous avons toujours adoré déménager.
Je ne sais plus combien nous comptons de déménagements à notre actif.
Plus d'une vingtaine de fois dont trois en quatre mois.

Avec le temps, nous nous retrouvons dans des appartements petits, mal fichus.
C'est notre faute, nous avons toujours fait preuve de trop de rapidité dans nos choix.
Avant, nos appartements étaient plus grands mais mal fichus aussi...

Nous avons planté nos pénates dans plusieurs arrondissements de Paris dont le 3ème, le 17ème, le 11ème, le 20ème et j'en oublie.

Nous avons tenté la banlieue Ouest.
Ennui assuré, ghetto de "couples cadre-enseignant".
Actuellement c'est le "bord" de la banlieue Ouest, celle proche de Paris, où trois villes se touchent.
Dont une dite "la ville d'à côté".
L'archétype du cliché "bermudas-pieds-nus dans des bateaux", "quinquas à trottinette électrique" et "famille Ricoré".

Les jours de pluie, j'adore regarder les annonces immobilières.
Bon, pour Paris c'est mort, ce n'est plus dans nos moyens.
Je ne suis même pas sûre qu'on puisse encore habiter dans notre coin.
Pourtant la fin de notre bail se profile et nous vivons dans de la "pierre-papier".
Là, pour la première fois, "nous balisons"...

L'âge venant, nous ne sommes plus des candidats attrayants pour des bailleurs.
Ma sœur propose la province.
Je dois dire que nous ne sommes pas emballés.
Que dis-je, nous sommes effrayés à l'idée d'aller nous enterrer avant d'être morts...

Déménagements, appartements, lieux

13/07/2015

Notre immeuble se vide.

Notre immeuble se vide, 17% de ses habitants ont déjà quitté les lieux.
Et ce n'est pas fini...

Seul le petit du quatrième s'accroche.
Oui, celui qui fait la fête et qui en ce moment est calmé pour au moins trois semaines.
Les résistants, le noyau dur est allé lui causer de la dure réalité de la vie, à savoir que certaines règles doivent être respectées.

Nous avons perdu deux voisins de palier.
Heureusement restent les plus sympathiques.
Ou ils sont encore fidèles à l'immeuble ou ils ont la flemme de chercher un appartement cet été...

Le rez de chaussée se vide, le cinquième étage aussi.

Nous ne comprenons pas la surdité de notre bailleur.
Nous sommes pourtant courtois avec lui !
Nous ne demandons que notre dû, de respecter ses obligations.
Nous envisageons le séquestre des loyers à la Caisse des Dépôts et Consignations mais ce n'est plus aussi simple qu'avant.
Il faudrait maintenant passer par un juge et vous connaissez les gens, certains ne le feront pas et nous ne sommes plus si nombreux.

Bien sûr que j'ai visité quelque chose.
Notamment un appartement sympa dans la rue
à côté mais je n'ai pas de coup de cœur.
Et puis j'avoue qu'après tant de mésaventures, j'ai encore peur de miser sur le mauvais bailleur.

emménagement, déménagements, inconvénients

J'ai encore un peu de temps devant moi, mais pas tant que ça car ma date de naissance ne jouera pas en ma faveur.

Il est vrai que cet immeuble, qui n'a que deux ans, se dégrade de jour en jour mais il me reste la vue, les arbres, cette impression d'espace.
Dire que le bailleur a encore changé d'agence immobilière, que les prix sont à la baisse et que malgré tout les appartements ne trouvent pas preneur...