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26/05/2015

Non, je n'ai pas changé.

Finalement, je n'ai pas changé.
Enfin si, physiquement.
De mince, très mince même, je suis passée à dodue et je n'aime pas.
Dans les vitrines, je suis toujours attirée par les vêtements qui ne sont plus pour moi.
J'ai toujours les cheveux en cafouillon mais ils sont devenus gris, enfin presque.
Il m'a fallu presque deux ans pour décider de les laisser "nature".
Résultat ? Je boucle, je ne crêpe plus.

Je croyais qu'avec l'âge mur, je deviendrais sereine.
Je rêvais.
Je suis toujours phobique par période.
En ce moment, je me réveille toutes les nuits avec des angoisses et sans raison apparente.
Je me fais toujours du souci pour l'Ours alors qu'il est majeur et vacciné.

Je suis une angoissée de la vie...
Ce matin, j'ai pris mon premier antibiotique en prévision de ma séance chez le dentiste. C'est jeudi.
Je n'ose même pas écrire les films que je me fais...
Je déteste prendre des médicaments par peur des effets secondaires.

Si vieillir c'est devenir sage, je dois être très jeune.

anxieté, vivre avec, phobique

25/05/2015

On n'est pas à une contradiction près.

Alors que la baisse de nos retraites complémentaires est en train de se mettre en place, en douce, comme d'habitude (lu un article de la Tribune sur le Net).

Alors que le nombre de chômeurs explose.
Alors que les salariés attendent en vain une augmentation de salaire.
Eh bien, malgré tout ça, chaque matin, ma radio que j'écoute me propose de veiller sur ma santé.
Elle m'exhorte à ne pas manger sucré, à ne pas manger gras.
Elle m'enjoint de faire du sport.
Elle me demande de me faire dépister de tout et de tous les côtés.
Elle me propose aussi de demander un test fiable à mon médecin traitant pour "dépister le cancer colorectal".
C'est chouette au petit déjeuner, non ?
Franchement, me demander quand je mange mes tartines de faire caca sur un bout de papier ! C'est pas beau ça ?

Je les trouve gonflés, mes gouvernants de vouloir me garder en bonne santé, alors que la baisse régulière de mes revenus me pousse à faire des économies et m'oblige à revoir ma façon de m'alimenter.
En fait elle me force à acheter ce qui est le plus nocif parce que c'est aussi le moins cher.

Je réussis à traquer l'huile de palme dans le moindre petit truc que j'achète.
Mais il faut que je fasse les courses avec mes lunettes à la main ou avec le Goût.
Oui, le Goût a toujours les siennes sur le nez, et regarde par dessus.
A cause de ces incapables, nous ne mangeons plus bio depuis belle lurette...

Il faudrait songer à être cohérent !
Si nos retraites, que nous avons payées, coûtent trop cher à l'Etat, pourquoi faire semblant de veiller sur ma santé à grand renfort de messages idiots ?
Il serait plus sage de nous administrer un "bouillon de onze heures".
G
ouverner un pays sans habitants, c'est quand même ce qui coûte le moins cher.

La "bonne dame de Loudun" à l'échelle du pays, ce serait efficace...

24/05/2015

Mary Poppins n'est pas institutrice en "zone sensible".

Au risque de radoter, je rappelle que les instituteurs sont là pour instruire les enfants, c'est leur job.
Le nôtre c'est d'élever, et le mieux possible, nos chers petits.

Les instituteurs (trices) ne sont pas des nounous.
Ils ou elles ne sont pas là pour moucher le nez des petits CP, ni pour changer une culotte en cas de petit pipi, ni pour rendre service aux parents qui ont mis leur cher ange à l'école avec de la fièvre en espérant que le Doliprane allait marcher.

Non, l'école n'est pas une garderie, et envoyer une jeune institutrice dans un "quartier sensible" c'est envoyer un "bleu" en zone de guerre.
"Quartier sensible"... On reconnait bien là le vocabulaire des politiques qui édulcorent le langage en pensant que ça marche aussi pour la réalité.
Ne rêvez pas, "un quartier sensible", c'est un endroit où il faut passer vite, de peur de recevoir un truc qui fait mal sur la tête.
C'est d'ailleurs pour cette raison que 20% des enseignants quittent l'Education Nationale dès la fin de la première année.

Il m'arrive d'aller chercher Merveille à son école.
Le corps enseignant a toute ma sympathie.
Il lui faut gérer les parents, parfois violents, car les menaces remplacent le manque de vocabulaire.
Gérer des enfants qui vous rendent sourds avant l'heure car ils ne savent plus parler sans hurler.
Il lui faut aussi supporter les rappeurs du collège du cru...
Je dis ça parce que je n'aime pas le rap. C'est pas bien, je sais.

Avant d'arriver en 6ème, les petits subissent déjà des brimades des plus grands.
On leur vole leur nourriture à la cantine.
Ce n'est pas la faute de l'école.
C
'est la faute des parents qui ont "oublié" d'apprendre à leur enfants qu'on ne doit pas voler.
C'est aussi la faute de 
l'Etat qui, à force de faire des économies sur notre dos, a "oublié" de mettre du personnel pour veiller à l'observation du règlement.
L'école 
comme l'hôpital, manque de personnel.
Alors oui, je comprends et je soutiens l'Ours qui veut mettre sa fille dans le privé.
Comme de plus en plus de parents du cru.
Il y a deux ans d'attente mais faire échapper Merveille à la bande de barbares qui l'attend au collège vaut bien ça...

 Ecole, enfant, éducation, violence

23/05/2015

Etre de gauche, ce n'est pas facile.

gauche ? droite ? centre ? écoeurementJe fais partie de la génération "mai 68".
La génération de ceux qui ont rêvé d'un monde meilleur et qui se  sont réveillés avec la gueule de bois.

Ma mère était gaulliste.
Mon père était un survivant, ça occupait déjà pas mal sa pensée.
C'est dans doute pour ça qu'il s'est réfugié dans les livres.

Jusqu'à l'élection de Mitterrand, être de gauche c'était plutôt confortable.
On était jeune, la vie était belle, on espérait pour voir.

Mitterrand est arrivé, sans se presser, mais il était persévérant.
Le coup de la rose au Panthéon, déjà je trouvais le symbole un peu épais.
On nous a donné les 35 heures.
Ni le Goût, ni moi n'avons pu apprécier ce geste.
Une libraire qui fait 35 heures, ça n'existe pas.
Un cadre qui ne fait que 35 heures, ça n'existe que dans les rêves.

Le temps a passé.
La vie était plus confortable mais la gauche n'y était pour rien.

Puis la droite est revenue, les Pasqua, Balkany (toujours en liberté) et puis Sarkozy avec sa tête de traître.
C'était facile alors d'être de gauche, on était du bon côté de la morale.

L'autre François est arrivé, sous la pluie.
Il est toujours là et les injustices aussi.
Oh, pas pour eux, qui font la même chose que la droite et ne goûtent pas plus la paille humide des cachots.
Les privations, ils ne connaissent pas.
On recase les trop voyants.
On ne parle plus des amateurs de banque Suisse.

Je suis toujours de gauche mais ça devient difficile.
J'ai beau chercher, je ne trouve pas de représentants de cette gauche humaniste, sociale et démocrate que je souhaite.

22/05/2015

Le Pain noir.

Spécial dédicace à Clair.

Le Goût déjante, ce n'est pas un scoop et ça ne date pas d'aujourd'hui.

Tu le connais Clair, il aime le pain frais, la baguette croustillante, celle dont je croque, pour l'instant je croque encore, le croûton avec délice.

Nous n'achetons plus de baguette.
Le Goût répugne à descendre chercher le pain en fin de matinée et nous achetons du pain à la coupe.
Pain que le Goût me grille le matin.
Oui, je sais, j'ai de la chance.
Quoique...

pain quotidien, pain à la coupe, pain frais

Clair, sais tu que souvent, nous mangeons "le pain d'hier" ?
T
u sais, celui qu'il déteste.
Celui qu'il a exécré toute sa jeunesse.
Sa mère lui faisait manger "le pain d'hier", sous le prétexte fallacieux que "le pain frais, ça gonfle dans l'estomac ! "

Hier, nous sommes descendus faire quelques courses.
Oui, il faut marcher donc nous empruntons la passerelle et faisons le grand tour pour rentrer.
Et voilà que mon Goût achète du pain alors que nous en avons largement assez à la maison.

Donc, aujourd'hui encore, nous allons manger "le pain d'hier".

Je ne vois qu'une explication à cette tendance lourde : Le Goût retombe en enfance...