10/03/2018
De Gustave Moreau aux Restos du Coeur
Je n'avais pas mis les pieds dans ce musée depuis des années.
Nous étions avec Madame de. qui n'aimait pas Gustave Moreau.
Sa spécialité c'était "les peintres espagnols" tout le reste n'était que "pipi de chat".
Déjà, j'aime ce coin ce n'est pas trop loin de chez nous et sous la pluie c'est appréciable.
Le musée a été réaménagé mais les escaliers sont durs aux miséreux que nous sommes.
J'aime bien certaines de ses toiles mais à les regarder attentivement, on se demande à quoi il fonctionne.
Il devait avoir ses paradis artificiels.
Ses femmes sont des éphèbes avec des petits seins.
Ses hommes sont des éphèbes tout court...
A sa mort, sa famille a détruit sa correspondance privée.
Ses amitiés, Montesquiou ,Lorrain, Delacroix et quelques autres, montrent un Moreau qui aimait plus les hommes que les femmes.
Hélas, il faut parfois oublier les musées et faire du réassort.
Vous savez bien, des trucs comme du beurre, du lait, des légumes, etc.
Hier nous nous y sommes collés.
C'était la collecte des Restos du Cœur.
Nous n'y avons vus que trois jeunes bénévoles avec presque rien dans leurs cartons.
J'ai fait part de mon étonnement au Goût.
Nous qui avions l'habitude dans notre ancien Monoprix d'un véritable élan de générosité, nous étions désolés.
Si Jupiter continue, on va finir comme les Grecs.
Nus comme des vers...


10:36 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : gustave moreau pluie courses resto du coeur
08/03/2018
Aujourd'hui, c'est ma journée.
Aujourd'hui, c'est la "journée de la femme".
Comme si j'avais besoin d'une journée pour savoir que je suis une femme, une mère et même une grand'mère.
Comme si je pouvais oublier que je suis la mère de l'Ours, qui a cheminé avec moi très longtemps.
Comme si je pouvais oublier que je suis la grand'mère de Merveille et de P'tite Sœur quand je tiens la main de mes petites-filles.
Comme si je pouvais oublier que je suis la femme du Goût qui a toujours besoin de moi.
J'ai toujours détesté ce genre de fête de l'hypocrisie.
La Fête de la Musique me fait saigner les oreilles.
Il faudrait aussi fêter les papillons qui sont en voie de disparition.
Je suis femme chaque jour de l'année et j'ai toujours aimé être une femme.
Je suis une femme d'un certain âge, devenue quasiment invisible sauf pour les "sirop cognac" qui me font des compliments.
Je suis une femme que plus personne ne siffle.
Je suis une femme qui n'entend plus à longueur de journée "C'est à vous ces beaux yeux ?" et qui trouve ça bien dommage.
On me dit "Chaque âge à ses plaisirs."
Foutaise ! Le seul avantage de l'âge c'est de n'être pas mort !
Il nous manque "la journée de l'homme".
L'homme n'aurait donc pas besoin d'être fêté ?
C'est vrai, j'ai oublié, l'homme a tout.
C'est un oppresseur.
C'est un pervers narcissique.
C'est un violeur, un agresseur sexuel.
C'est tout ? Vous êtes sûres ?
L'homme qui partage ma vie fait la cuisine.
Lorsqu'il me voit monter péniblement sur un tabouret pour faire les vitres, il me prend le chiffon des mains et les fait à ma place.
Mais voyez vous, avant d'être invisible, j'ai toujours su faire la différence entre un gros lourd et un agresseur.
J'ai toujours su faire la différence entre l'hommage maladroit et l'agression.
Entre les hommes et les bêtes...
09:53 | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : journée, femme, enfant, petits enfants
07/03/2018
Heureusement, il a fait beau.
Il a commencé à pleuvoir hier lorsque nous avions atteint la place Clichy.
Pas une petite pluie, non le truc qui trempe.
Alors on a attendu le bus, c'était long, nous étions à peine abrités par une boutique.
Au départ, je voulais aller au Musée Gustave Moreau.
Il était fermé.
A défaut ? Celui de la Vie Romantique.
Il est en travaux.
Je n'avais pas envie d'Orsay.
Mais assis sur un banc au square des Batignolles, au soleil, à regarder les crocus sortir de terre, c'était bien.
J'ai oublié d'acheter des timbres...
J'ai fini un livre que j'avais acheté depuis presque deux ans et qui n'était pas mal, sans plus.
Finalement, la vie de retraités n'est faite que de petites choses, de petits bonheurs à engranger.
Revivre le : "Mais Mamie, pourquoi ce café, c'est plein de bobos".
Je sais, elle voulait l'hôtel d'à côté mais Macron est passé par là.
Il a fallu lui expliquer ce qu'était un "bobo" et que ce n'est pas normalement péjoratif
Les "Mamie, je t'aime" de la petite.
Globalement ma vie est chouette.
10:15 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : musée, promenade, paris
05/03/2018
Petit bleu.
En lieu et place du devoir "La lettre"...
ENVOYEZ UN TELEGRAMME - STOP
Vous pouvez l'écrire seul ou l'inclure dans une histoire. A vous de décider.
Tu me regardes de loin, sûr de toi, sûr de ton emprise sur moi, sûr de ta fortune.
Tu ne sais même pas que je ne t'aime pas, que je me moque de ta fortune, que ce mariage me fut imposé par ma famille.
Tu crois que j'envoie un télégramme à Eugénie-les-Bains, à mon hôtel préféré, que j'ai besoin de prendre les eaux, de me reposer pour concevoir ta progéniture.
Mon pauvre ami !
Tu ne sais même pas que les femmes ont recours à des artifices pour ne pas avoir d'enfant !
Le destinataire de ce télégramme, vous allez le découvrir à votre retour, c'est vous !
Ce "petit bleu" vous cueillera comme un uppercut !
Léon -STOP -
Je vous quitte- STOP -
Vous êtes un barbon ennuyeux - STOP -
J'embarque pour le Nouveau Monde - STOP -
Vous ne me retrouverez jamais - STOP -
Effectivement, Léon ne la retrouva pas.
On ne retrouva même pas ses restes.
Fallait pas embarquer sur le Titanic...
09:50 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : jeu, lakevio, petit bleu, rupture




