01/04/2017
Les filles...
Hier, nous sommes allés chercher les filles à l'école.
J'ai attendu la grande.
Le Goût est allé récupérer la petite.
Dès que j'ai vu sortir Merveille, j'ai senti sa mauvaise humeur.
De "mais Mamiiieee" en "mais Mamiiiieee !!! ", je l'ai envoyée voir son père pour qu'elle s'explique avec lui.
Il connaissait le programme. Si ça ne lui plaisait pas, elle pouvait rester chez elle !
La Petite chantait mais rassurez vous, la fatigue aidant, elle a perdu le goût de chanter mais pas celui de râler.
Comme, il devait pleuvoir, il a d'ailleurs plu quelques gouttes, nous sommes allés au cinéma voir "Baby Boss".
Merveille a apprécié, la petite un peu moins.
Il n'avait pas d'animaux qui chantent et qui dansent.
Il y avait une rivalité fraternelle que Merveille a saisie immédiatement.
Après au moins quatorze pipi de la Petite et une limonade dans un endroit charmant, nous sommes rentrés.
Elles ont voulu dîner à la maison.
Globalement, c'était bien même si la petite m'a reniée une fois et a renié la grande au moins deux fois.

09:41 | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : merveille, p'tite soeur, cinéma
30/03/2017
Mercredi à Paris.
Hier, nous sommes allés à Paris rejoindre une amie.
Je lui avais fait le coup de la crêpe dans un carton.
C'était "bof"...
Preuve que Télérama ne va pas toujours visiter ses "coups de cœur".
Elle avait son adresse de crêperie, Rue des Martyrs.
Vous connaissez le Goût, il adore ce quartier.
C'est le quartier de sa jeunesse, de son lycée, de ses souvenirs.
Les crêpes étaient délicieuses.
La rue des Martyrs est devenue un endroit où on peut laisser sa chemise en deux heures.
Que des chaines de magasins à un bras !
Toujours dispendieux, on a acheté des poireaux et une baguette délicieuse.
Comme d'habitude, en allant au café qu'on aime, nous sommes passés devant le lycée du Goût.
Les gamins avaient brûlé la porte monumentale pour d'obscures raisons.
Le Goût a sorti son téléphone et a pris une photo.
C'est la dernière fois que ce téléphone a été vu...
La dernière fois, c'était mon porte carte qui avait fait le bonheur d'un inconnu.
Hier c'est le smartphone du Goût qui a choisi la liberté.
Minou adore le coin.
Le coin adore nos poches...

09:42 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : créperie, soleil, smartphone.
28/03/2017
Hier lundi,

Hier, nous sommes allés à Paris chez le médecin, renouveler nos ordonnances.
On a changé de chemin pour aller dans le Marais.
Je ne sais pas si mon médecin consulte dans le haut où le bas Marais car je ne suis pas agent immobilier.
J'en avais assez de la Rue des Francs Bourgeois alors on est descendu à République.
La place est belle sous le soleil.
La statue de Marianne a été nettoyée.
Les joueurs de "skate", ceux qui pouvaient vous ficher par terre en une belle chute, ont été dissuadés par des obstacles divers et variés sur leur chemin.
Nous avions encore du temps, nous nous sommes installés en terrasse pour regarder passer les gens.
C'est un passe temps sociologique.
Paris ne change guère qu'en surface.
Les loyers explosent, le prix du mètre carré ne vous permet même plus d'acheter une chambre de bonne.
Malgré tout, sous la "bobotisation", le quartier reste le même.
Hier, j'ai donc vu passer une foule de gens avec des caddies, des mamas africaines, des vieux Arabes, des filles dont ma mère aurait dit "Elles ont mauvais genre" et la nouvelle population, plutôt minoritaire.
C'est chouette d'avoir le temps d'explorer une ville.
C'est beau une ville le jour...
09:49 | Lien permanent | Commentaires (17)
27/03/2017
Le mur.

Je suis né dans un pays où le travail est rare et la misère courante.
Peu importe le lieu de ma naissance, nous sommes nombreux à vouloir fuir la misère ou la guerre.
Comme beaucoup, j'ai cru arriver dans un pays de Cocagne.
C'était un rêve, ceux qui en étaient revenus les poches vides me l'avaient dit.
Après un long périple je suis arrivé en Californie.
J'étais sûr de pouvoir travailler.
Sur un chantier, faire la plonge, accepter n'importe quel travail.
Je ne connais pas bien la politique de ce pays.
Je sais seulement qu'ils ont élu un président qui n'aime pas les étrangers, Trump.
Il veut rendre l'Amérique aux Américains, je ris jaune, l'Amérique n'est peuplée que de gens venus d'ailleurs.
Aujourd'hui j'ai peur, je rase les murs ou je prends un air faussement décontracté et je regarde passer les gens.
J'avais pensé à la France mais on prépare aussi des élections.
Une femme a le vent en poupe qui, elle aussi, veut chasser les étrangers.
Pourtant, là aussi, je veux bien travailler dans un restaurant.
Je sais que dans les cuisines, là-bas, ça parle toutes les langues.
Je veux devenir un peintre, le peintre de la misère.
Je sais que je n'aurai aucun problème pour trouver des modèles...
09:08 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : lakevio, jeu, portrait.

