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29/04/2006

Je me souviens



Je me souviens de notre première rencontre, sur mon lieu de travail, de son invitation d'aller au cinéma (nous n'avons jamais vu ce film), un jour il est passé à la télé, dès les premières images, nous avons éteint, pourquoi gâcher un souvenir.

Je me souviens de ma joie et de ma peur lorsque j'ai appris que j'allais avoir un enfant, je me souviens d'avoir mis un coussin sous ma jupe, pour voir.

Je me souviens de la naissance de l'ours, d'avoir eu la sensation de le connaitre déjà et de ma peur de ne pas savoir élèver cet enfant; Je peux dire maintenant, que grâce à lui, j'ai eu de la chance, c'est devenu un homme bien.

Je me souviens de nos débuts, fauchés du début à la fin du mois, des repas avec les copains, un drap en guise de nappe et tous assis par terre faute de chaise (c'est depuis cette époque que je déteste les paupiettes de veau).

Je me souviens de mon premier chat et de mon chagrin lors de la dernière visite chez le vétérinaire, je me souviens avoir dit : "Plus jamais ça" Balagan est là pour prouver qu'il ne faut jamais dire "plus jamais".

Je me souviens, hier soir, des amis de cette époque là étaient la pour le premier diner de l'homme après son opération.

Je me souviens qu'hier soir, nous n'avons pas parlé du passé mais de l'avenir.

J'espère que mon avenir sera aussi doux que mon passé...

28/04/2006

Drôle d'oiseau



Je fais un drôle d'oiseau ce matin, l'infirmière qui pique l'homme est venue l'autre jour avec une grosse conjonctivite.

Devinez qui ce matin se retrouve avec un oeil à demi-fermé ou si je suis optimiste à demi-ouvert, en plus j'ai mal, qui va aller chez le médecin cet après midi, pour changer, l'homme est allé se faire plaindre hier, son redon après avoir cicatrisé trop vite (on a dû lui retirer un peu vivement) refuse de cicatriser normalement.

Après avoir contribué à la construction d'une piscine pour le dentiste, je crois que nous participons activement à l'achat d'un mas dans le Luberon pour le généraliste et d'un demi-queue pour le véto.

Je finis par me demander si libraire fût un bon plan de carrière ?

27/04/2006

Scènes de la vie conjugale



Dans chaque homme sommeille un petit garçon, imaginez le chirurgien qui va opérer votre homme, en maillot de bain sur la plage demandant à sa maman : "Hein Moman, c'est moi qui est fait le plus gros chateau ?", il devient tout de suite plus accessible.

L'homme est en pleine régression, on dirait un petit garçon qui s'ennuie pendant les vacances : " J'ai fini mes mots fléchès" - "J'ai mal, touche, c'est chaud, c'est froid".

Vers 10 h "J'ai faim" "Mange une banane" répond la femme-mère qui lave la cuisine, la chatte perturbée de vivre avec un enfant a encore uriné à côté de son plat.

Je me souviens de ma première crise d'asthme, je respirais, enfin j'essayais de respirer assise sur le rebord de la fenêtre, l'homme, en pleine forme à cette période m'a dit : "Respire autrement !".

Pourquoi, ne sommes nous pas capables du même détachement ?

Pourquoi ne sommes nous pas capables, de faire comme un homme, le mien toujours, j'avais un lumbago, on venait me piquer les fesses matin et soir, et il a trouvé qu'une promenade me ferait du bien, résultat le soir même, je pleurais de douleur dans le lit conjugal.

Tout ça pour dire, je suis fatiguée, j'ai envie de vivre normalement pas avec un gamin capricieux, je sais, je ne suis pas patiente, c'est récent et pourtant, j'ai l'impression que ça dure mais que ça dure...

26/04/2006

Et ça continue encore et encore



Je ne sais pas si vous vous rappelez mais mon ours a fait une chute de scooter, il a passé quelques radios, le tout vite jeté aux Urgences d'un hôpital de l'Ouest parisien.

Et puis l'ours s'est fait voler la vedette, par son père, son père qui a tenté sa première sortie parisienne (voir son généraliste dans le Marais, il a oublié de lui demander l'ordonnance, objet de sa visite), il est rentré, épuisé, a diné, fort bien, l'homme a des repas à rattraper et, crevé, s'est couché sans regarder ce chef d'oeuvre français "Les Choristes"..

Je ne regrette pas d'avoir zappé ce film à sa sortie, j'ai trouvé ça aussi nul que "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", à part la voix de petit blond, qui a certainement mué depuis la sortie du film et la bonne bouille du petit orphelin que Jugnot embarque avec lui à la fin du film, encore une invraisemblance, je pense que même au début des années 50, on n'avait pas le droit de se choisir un fils adoptif sans paperasse.

Donc, je parlais des radios de l'ours, ces fameuses radios qui disaient que l'ours n'avait rien à son coude, eh bien si, l'ours a quelque chose à son coude, il avait une fracture, mal réduite, un cal s'est formé et ce nerf qui porte un nom charmant, "le petit juif", coincé...

Il faut donc casser, remettre "le petit juif" à sa place et mon enfant chéri a RV à l'hôpital de l'Ouest parisien le 19 mai, son père chéri a RV avec son chirurgien le 15 mai.

Qui va passer d'un hôpital de l'Est parisien à un hôpital de l'Ouest parisien.

Et je n'ai pas encore parlé de jolie jeune fille qui a aussi quelques problèmes de santé.

24/04/2006

Une petite boule de poils

Que ceux qui n'aiment pas les animaux passent leur chemin, que ceux qui ne connaissent pas la tendresse d'avoir une petite boule de poils lovée contre vous partent sur la pointe des pieds.

La mère de jolie jeune fille avait une petite chienne, même pas de race, une espèce de bête mal coiffée, mal élevée, voleuse et attendrissante.

Elles vivaient toutes les deux, un divorce après la naissance de jolie jeune fille, le départ de cette dernière pour vivre avec mon ours, et mon amie rentrait le soir, sa bête l'attendait derrière la porte, elle lui donnait son petit os et devait surveiller ses arrières, S.. buvait même le café à la condition qu'il soit sucré.

L'année dernière, elle avait été opérée, chaque jour, je quittais mon quartier pour aller conduire la bête chez le véto, sa collerette et elle nous valaient un certain succès dans ce quartier de culs serrés, nous nous installions toutes les deux au café Jules et parfois, je me demande qui était le plus cabot des deux.

Samedi, la petite boule de poils est partie avec sa maitresse, mon fils et jolie jeune fille pour voir une dernière fois le véto, elle a eu une belle vie de chien.

Samedi, j'ai récupéré le trio en larmes, mon fils est comme moi, il ne pleure presque jamais, depuis l'année dernière, la vie ne nous a pas fait de cadeau, E... pleurait sur mon épaule, je pleurais sur la sienne, la mort de sa grand mère, la maladie de son père et la petite chienne ont fait craquer sa carapace.

Aujourd'hui, je pense à mon amie qui peut boire son café sans assurer ses arrières et qui n'a pas dormi en cherchant sa petite boule de poils.

J'aimerais que cette année soit déja terminée...