18/09/2021
Contrôle aléatoire.
Vous prenez le train pour revenir à la maison.
Vous n'avez pas envie car il fait beau mais les hôtels sont complets.
Festival du cinéma oblige...
Vous vous installez donc pour deux heures dans le train.
Ce train est plein, vous êtes à l'étage du wagon.
En fait "d'impériale" vous avez l'impression de prendre un train de banlieue...
Le soleil vous arrive dans les yeux, le bouquin que vous n'avez pas vraiment lu, reste posé à côté de vous.
Soudain arrivent dans le wagon sept gendarmes, une gendarmette et un chien.
Ils se dirigent vers un passager d'un pas martial, sauf le chien qui marche comme un chien.
C'est le seul Arabe du compartiment.
Ils parlent avec lui, vous commencez à vous faire un film.
Est-ce un gros bonnet de la drogue ? Un terroriste ?
Ce n'est pas votre faute, c'est simplement que vous regardez les informations à la télévision.
Prise d'un besoin naturel, vous redescendez car il n'y pas de toilettes à l'étage.
Vous retrouvez là vos gendarmes qui ont appelé le contrôleur.
Eh bien, le seul défaut de ce jeune homme c'est d'être un Arabe.
C'est donc le seul à qui on a demandé son pass sanitaire et qui a dû prouver qu'il avait payé sa place...
La maréchaussée lui souhaite un bon voyage.
Évidemment, sur les deux toilettes une est déjà hors service.
Je ne saurai pas si c'est faute d'eau ou de papier...
Mais j'ai compris le contrôle aléatoire.
09:56 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : train, contrôle aléatoire, genadarmes
16/09/2021
Le jardin du Luxembourg, une expédition.
Il faisait beau et le soleil brillait.
Vous savez donc que ce n'est pas hier que nous sommes allés au Luxembourg.
Nous n'avons pas oublié les attentats du Bataclan mais j'avoue que ce n'était pas notre pensée principale en partant au Luxembourg avant-hier.
Nous avons à peine aperçu Notre Dame, avons zappé "Odette" et ses petits choux, zappé l'Île de la Cité, interdite d'accès pour cause de procès des attentats du 13 novembre 2015.
Le Luxembourg n'était pas si simple à atteindre mais nous sommes arrivés enfin devant le bassin.
Pas de gamins, pas de bateaux.
La retraite, c'est bien, on peut faire ces promenades en semaine et laisser les malheureux travailleurs courir après leurs gamins le week-end.
A l'ombre des jeunes filles en fleurs, des retraités comme nous, nous avons trouvé que les sénateurs avaient bien de la chance et que la ville était belle.
Les chaises métalliques sont de retour.
Ça nous a rappelé que lorsque nous étions jeunes, nous devions avoir toujours l'oeil pour échapper à la chaisière et ça rendait la lecture moins confortable.
Nous ne visiterons pas la Conciergerie pendant plusieurs mois et nous croiserons des véhicules de "l'Administration Pénitentiaire" pendant un certain temps...
Il n'empêche, c'était bien et il faisait même un peu trop chaud.
09:54 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : soleil, jardin, procès, rues barrées
13/09/2021
Cris et chuchotements.
Ce matin, j’ai été distrait par les piaillements des enfants qui rentraient au collège en face de chez nous.
Je les ai regardés.
Des souvenirs sont revenus.
Et vous ?
Une rentrée des classes vous a-t-elle particulièrement marqué.
J’espère qu’on en saura plus lundi.
Aujourd'hui j'ai l'âge de ma petite fille.
J'ai une blouse rouge,avec mon nom et ma classe brodés au "point de chaînette".
Je viens de changer d'endroit pour une histoire de discipline qui me poursuivra partout.
Cette histoire qui fera que je n'aurai jamais la "cote d'amour".
Je sais maintenant que c'est ce jour là que je connaîtrai l'injustice.
C'est aussi à ce moment là que je rencontrerai mon amie d'enfance.
Elle est morte trop jeune mais elle fut mon amie d'enfance...
Il vous faut savoir pour comprendre, qu'enfant j'ai souffert d'otites à répétition.
J'en avais gardé une oreille un peu faible et le bruit ambiant me gênait.
Ce matin là, nous sommes réunies dans la grande salle qui fait office de cantine et de salle de sport.
Ce jour de rentrée, on y fait "l'appel"
Je crois reconnaître mon nom.
Je lève la main.
Manque de chance j'ai mal entendu... Je bafouille une excuse.
Deux minutes s'écoulent, je crois de nouveau entendre mon nom.
Je lève la main.
Et non, ce n'est toujours pas moi.
Bien entendu lorsqu'on appellera mon nom, je ne l'entendrai pas.
Bingo ! Collée le premier jour !
Tout ça parce que j'ai une mauvaise oreille.
Je serai ce jour là injustement traitée.
On me créera aussitôt un "dossier".
Je serai "l'insolente" et ce truc me collera à la peau parce que je n'aime pas l'injustice.
Résultat ?
Je persiste dans mon idée que beaucoup trop de profs jugent d'après les dossiers et que les bons profs ne sont pas nombreux..
C'est tellement plus facile que chercher à connaître ses élèves.
09:07 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : devoir de lakevio-le goût, école




