09/01/2021
Londres, hier, 20 H 00
Hier Londres a connu une journée de panique.
Trop de malades et pas assez de lits, des ambulances faisant la queue sur trois files etdes soignants qui couraient pour attraper les plus malades.
Que dire de faire un tri dans ces conditions.
La Tornade a reçu une lettre de son maire, comme tous les autres Londoniens.
"Ne sortez pas, portez votre masque correctement sur le nez et la bouche."
C'est tout juste s'il n'y avait pas un petit dessin pour apprendre à porter le masque.
Ne riez pas des Anglais !
Plus d'un quart des personnes que je croise portent le masque de travers !
Qui sur le menton, qui au poignet voire ne porte pas de masque du tout.
Ne croyez surtout pas que la France est mieux organisée !
L'Europe entière a fait des économies et on a fermé des lits et supprimé des postes.
Je n'aurai pas l'audace de demander au profit de qui ou de quoi...
A côté de Royan, la plus jeune des belles-sœurs de ma petite sœur a fait une chute.
Le bilan ? Un col du fémur et un poignet cassés.
Elle a attendu quatre heures dans le camion des pompiers avant d'être admise à l'hôpital.
J'aimerais comme tout le monde sortir normalement.
Je rêve d'un café à côté du Jardin des Plantes.
J'aimerais être avec les filles et les voir courir dans les allées.
J'aimerais vivre comme avant mais je mesure ma chance : On est deux.

09:50 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : londres, panique, virus
07/01/2021
Encore un matin.
Encore un matin où je me lève pleine d'espoir et que je regarde par la fenêtre.
Hélas, le temps est gris, le sol est mouillé et le monde est tout aussi fou que la veille.
Je me souviens d'un vieux livre, qui avait eu un certain succès, il s'appelait, comment s'appelait-il déjà ?
Ah oui : "Ces malades qui nous gouvernent".
Je pense qu'on pourrait en faire une nouvelle édition rien qu'avec Donald Trump.
Le matin, j'écoute France Inter.
Pandémie... Pandémie... Vaccins... Masque... Restrictions des libertés.
Je trouve égoïstement que je n'ai plus de vie à perdre.
Il ne m'en reste pas assez.
Je veux ma vie d'avant !!!
En attendant je porte mon masque et je m'abîme les mains avec du gel...
Hier, c'était l'anniversaire du Goût.
Lui non plus n'est pas "un perdreau de l'année" mais c'est réconfortant d'entendre les téléphones sonner toute la journée, à défaut de voir du monde.
Au lieu de nous lamenter, nous avons dégusté une petite galette de la boulangerie bio à côté.
C'est déjà la deuxième, la première que nous avons goûtée était classée huitième dans le "top 10" des galettes.
Je ne l'ai pas trouvée extraordinaire, la première.
Elle était trop sucrée.
Mettre de la crème brûlée dans une galette la dénature.
Je me rappelle que l'année dernière, leur galette était "une tuerie".
Nous faisions comme les chats de la publicité, on retournait régulièrement en acheter une...
Cette année, on rêve.
09:46 | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : hiver, pluie, anniversaire goût.
04/01/2021
Un devoir dans l'air du temps.
C’est la rentrée…
Eh oui ! Alors, pour commencer « le deuxième trimestre » si important, celui qui décide de la classe que vous rejoindrez l’an prochain.
Alors, que diriez-vous lectrices chéries qui ne vieillirez pas plus cette année que les précédentes, d’écrire un récit sur ce tableau de John Salminen ?
Parlez-moi de ce lieu, de cet homme, de ce que vous pensez.
À lundi…
C'est l'hiver, il est masqué, il pourrait se promener avec une pancarte "pandémie".
Où va-t-il ? Que fait-il ? Où est il ?
Il est à Paris, il était venu à la recherche d'un amour perdu.
Un amour qui s'était consolé dans les bras d'un autre...
Le confinement l'a coincé à Paris.
Il n'a plus d'avion pour retourner chez lui.
Il n'a pas trop envie non plus...
Alors, il se promène dans les allées désertes des jardins parisiens.
La mélancolie est supportable lorsqu'on fait crisser les feuilles.
Les cafés parisiens lui manquent.
Le printemps lui manque.
Il se voit, installé dans le jardin du "Musée de la vie romantique", remplissant des pages de son cahier, regardant autour de lui toutes les filles.
Oui, les filles sont toujours plus jolies au printemps.
Alors, il attendra le printemps.
Il restera le temps de tomber amoureux.
Venise sans touriste peut attendre.
10:05 | Lien permanent | Commentaires (20)


