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04/11/2016

La Grande est là.

Ca veut tout dire.

Elle a déjà embarqué le Goût, elle a un rendez vous à 11 heures 40, ils sont partis à dix heures, elle lui a à peine laissé prendre rendez vous pour son scanner.

Ils déjeuneront tous les deux.

C'est une force de la nature, pas nous.

Je vais profiter de ma solitude avec délectation.

03/11/2016

Rien d'agréable

Il semblerait que Merveille s'apprête à devenir asthmatique comme un certain nombre de membres de la famille.
Seul Le Goût semble y échapper...

L'Ours avait quinze ans quand il fut diagnostiqué.
Je le suis devenue à mon tour à Tel-Aviv.
Puis, JJF à son tour depuis quelques années.
Ne me parlez pas de pollution.
Elle n'existe pas.
C'est sans doute pour ça que son traitement est un sujet toujours remis aux calendes grecques...

Merveille n'a que neuf ans et il semble qu'elle en souffre déjà.
Elle a certes une hérédité familiale chargée mais pourquoi si jeune ?
Ça ne l'empêche pas d'être mignonne, non ?

asthme,merveille,cochonnerie

 

02/11/2016

Brunetti en trois actes.

venise,tosca,rêve américain


Je suis presque à Venise.
Enfin, je rêve d'y retourner.
Pour l'instant j'y suis avec le commissaire Brunetti et sa femme Paola.
J'écoute Tosca à la Fenice.

Je m'installe au Florian pour lire tranquillement.
Avouez que c'est bien, surtout que ce matin le ciel est gris.

Ca me change de "Le prix du rêve américain" que j'ai regardé hier soir.
Des usines qui ferment.
Des ouvriers qui parcourent le pays à la recherche d'un travail, même pour une journée.
De ceux qui vivent dans un motel à l'année dont les enfants sont déjà trop gros à force de manger des pizza.
Non, on ne cuisine pas dans un motel et on n'a pas les moyens d'aller au restaurant...

A Venise, même Brunetti abandonne Cicéron pour parler de corruption et d'usines vendues à la Chine.

J'ai l'impression que le monde marche sur la tête et que ceux qui sont censés le diriger ont perdu le mode d'emploi.

Même Venise n'arrive pas à me faire oublier les rêves envolés...

31/10/2016

L'élégance des veuves

Jeu Lakevio, noir, soleil
L'une a perdu sa grand'tante, l'autre son vieux mari.
Un barbon de trente ans son ainé...

Elles se retrouvent au Luxembourg.
Il fait beau.
La jeune veuve a de la chance, elle n'a pas d'enfant.
Il lui serait autrement plus difficile d'épouser enfin le beau Victor, évincé par ses parents parce que moins riche que le barbon.

Elles sont privées de bal.
L'une par la mort d'une vieille tante qu'elle n'aimait pas et dont la moustache lui piquait les joues.
L'autre par la mort d'un homme qu'elle n'aimait pas et qui lui faisait subir "le devoir conjugal".
Elle en a eu des migraines la pauvrette.
Elle en a eu, des "périodes" qui duraient trois semaines...

Elles sont heureuses de se retrouver sans obligation.
Le deuil a parfois des avantages, elles papotent, elles cancanent, elles se moquent du nez de la Polignac, de la religiosité de Mademoiselle de Beauregard, trop laide pour trouver un mari et qui s'est entichée du curé de la paroisse de Saint Germain.

Le deuil est parfois confortable, le noir leur va si bien.

Aucun gandin n'ose venir les importuner, elles les regardent du coin de l'œil.

C'est bien de retrouver l'insouciance de leur jeunesse par la grâce de convenances qui vont bientôt disparaître.