24/09/2006
incivilités
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Lorsque j'habitais dans le 3ème arrondissement, vers la rue des Archives, j'avais une concierge, pas une gardienne d'immeuble, non une caricature de concierge, Sabine qu'elle s'appelait, je peux écrire son prénom, y a plus de concierge dans le quartier depuis longtemps.
C'était le genre à vous lire les cartes postales que vous receviez, celles qui arrivent sans enveloppe, le genre à tenir une gazette du quartier, mêlant beaucoup de faux à un peu de vérité. Un jour, recevant ma feuille d'impôts, curieuse de voir à quelle sauce, j'allais être mangée, j'avais ouvert mon courrier dans sa loge, devant sa curiosité évidente, je lui avais tendu ma feuille d'impôts, lui proposant de les payer puisqu'elle était si vivement intéressée.
Dans mon coin, juste à côté du Père Lachaise, j'ai hérité, non pas d'une concierge, quoiqu'elle tienne ce rôle à ravir, mais d'une restauratrice, mauvaise restauratrice -nous avons tenté l'expérience deux fois, la première fois, j'ai à peine touché à mon assiette, la deuxième fois, l'homme a retourné la sienne- .
J'ai déja des problèmes à supporter l'odeur de graillon qui arrive parfois à passer malgré la fenêtre de cuisine fermée, j'ai du mal à supporter la Tosca, à pleine puissance et en pleine nuit (que je mets à fond pour couvrir Dalida ou pire) , lorsqu'elle se permet de faire des fêtes dans son restaurant.
J'hésite à lui casser la figure mais elle est nettement plus forte que moi ou l'obliger à mettre son restaurant aux normes.
Je sens que je vais opter pour la deuxième solution, ça fait toujours mal lorsqu'on touche au porte monnaie !
11:30 | Lien permanent | Commentaires (16)
23/09/2006
Ciel d'orage à côté du Père lachaise...
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L'homme n'est pas parfait, la femme non plus !
L'homme a toujours eu l'humeur vagabonde, certains matins, il se lève, il fait beau, le ciel est bleu, son épouse lit dans son coin et pourtant il est de mauvaise humeur.
Du fond de mon lit, je n'ai encore rien vu venir, aux premiers mots échangés, et ça tourne vite à l'aigre-doux, je sais, c'est un jour sans.
Les jours sans se sont multipliés depuis qu'il a été éreinté, relation de cause à effet, je ne crois pas, effet de l'âge, sans doute.
Les jours sans commencent par un échange verbal assez vif, en général, l'homme quitte la maison pour aller se calmer les nerfs devant un café, lorsqu'il remonte plus ou moins rapidement, je boude.
Je sais qu'il a horreur de ça, il adore que je lui raconte les petits riens de la vie.
Je me tais, il m'arrive de me taire pendant plusieurs jours.
C'est pour cela que je le laisse volontiers partir seul au pays des cigognes, je fais une cure de célibat.
Que celle qui n'a jamais esperé un voyage d'affaires de son compagnon me jette la première pierre !
11:45 | Lien permanent | Commentaires (16)
22/09/2006
Lorqu'il me dit qu'il m'aime, j'ai peur
Balagan, l'objet de l'affection de l'homme, la chose qui partage notre vie, la féline paresseuse n'est pas un prix de beauté.
Au Moyen Orient, à Tel Aviv pour être plus précise, on les appelle, des "chats de poubelles" !
Elle s'est installée bébé chez nous, enfin chez l'homme, j'étais à Paris pour 6 semaines et lorsque je suis revenue, elle partageait la couche du bibelot, depuis elle ne nous a plus quitté.
Elle a vécu à Bruxelles, qu'elle n'a pas aimé, et depuis notre retour à Paris, elle le vit bien, par conséquent nous aussi.
Balagan n'est pas exactement un prix de beauté, on dirait qu'elle a séché sur un tonneau, elle est plutôt dodue, exigeante et prend toute la place dans le lit.
Hier soir, nous étions couchés, nous lisions, l'homme regarde sa bête et dit :
- Elle est belle, non ?
Non, elle n'est pas belle, elle est attachante, collante, capricieuse, elle se prend pour une star mais elle n'est pas belle.
Vous comprenez pourquoi, lorsque l'homme, me dit que je suis belle, j'ai peur !!!
09:23 | Lien permanent | Commentaires (27)
21/09/2006
Le principe de précaution
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Depuis que nous sommes des clients et non plus des patients, quoique... Il faut parfois être patient pour obtenir un rendez vous avec un médecin.
Depuis que les media jouent à nous faire peur en parlant de maladie de la vache folle, de grippe aviaire, de moustiques meurtriers, nous passons notre temps à être "sous le choc" et les cellules de soutien se multiplient.
Pendant que nous nous regardons le nombril, pour voir s'il est à la bonne place, l'Etat fait ses petites affaires, juge insalubre un immeuble parisien de 1609 qui avait la chance d'avoir gardé même son escalier et ses portes d'origine, fait tourner les charters et nous fait prendre des vessies pour des lanternes.
Au nom du "fâcheux" principe de précaution, le chirurgien s'est senti obligé de prévenir l'homme qu'il avait un kyste à son rein survivant. Pourquoi le lui dire, puisque ce même chirurgien a précisé que c'était bénin et sans aucune importance ?
L'ours et la JJF sont jeunes, ils sont en bonne santé et pourtant, la JJF est sortie du cabinet médical avec une batterie d'examens à subir dont un sur la recherche de la trisomie 21 , je sais me direz-vous, mieux vaut trop de précautions que pas assez !
Mais finalement, nous vivons dans un pays où globalement l'obésité, le diabète, le cancer explosent, où les maladies orphelines deviennent courantes, où un laboratoire médical décide d'arrêter la fabrication d'un médicament jugé trop peu rentable, il est certainement très satisfait le gamin de 18 ans qui ne fêtera pas ses 19 ans à cause de la rapacité de certains.
Paradoxe d'une Europe vieillissante ? Ou rapacité de certains patrons ?
10:15 | Lien permanent | Commentaires (21)
20/09/2006
24 heures dans la vie d'une femme (suite en désespoir mineur)
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Hier Madame de. est venue, elle supporte mal les visites de son appartement, ceux qui font comme elle, qui visitent sans avoir envie d'acheter, ceux qui font des offres ridiculement basses, ceux qui critiquent etc etc.
Donc hier, Madame de. était là, je ne me souviens plus vraiment de ses envies. Ah si ! Le repèrage d'un Monoprix, pas trop loin de son futur chez elle mais pas tout à côté de mon chez moi, la traversée au pas de course du Père lachaise pour aller chez Anne.
C'est tout Madame de. ça, j'étais allée chez Anne avec ma voisine, elle se devait de marquer son territoire.
Je suis rentrée lessivée, après avoir laissé Madame de. au métro, j'ai retrouvé l'homme, qui sagement avait choisi de rester tranquille devant son ordinateur chéri.
Je me suis couchée, avec l'homme, Balagan, Elle et les ricorés, que je me suis empressée d'avaler, pas question de changer la couette tous les jours, je me suis endormie comme une masse et me suis réveillée, je n'ai pas regardé l'heure, mais il faisait noir, je n'avais plus sommeil, j'ai tourné, j'ai viré, j'ai hésité à me lever et puis j'ai dû finir par m'endormir.
Ce matin, en regardant la pièce, avec sa porte et son plafond blancs, je me suis dit qu'il allait falloir continuer, l'homme part lundi, à regret, au pays des cigognes. J'ai envisagé de partir avec lui mais je garde trop en mémoire la rue principale et ses rangées de petites cigognes chinoises, je resterai donc ici et je continuerai la peinture, je trouverai bien de l'aide...
Hier soir, en cherchant le sommeil, j'avais des projets de nettoyage en profondeur, ce matin je me sens quelque peu démotivée, c'est point trop facile de rentre présentable un chantier !
10:00 | Lien permanent | Commentaires (19)

