19/09/2006
24 heures dans la vie d'une femme
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Je ferais un très mauvais témoin ou un suspect idéal, je ne me souviens pas toujours de mes journées.
Hier, je sais que je suis partie traîner chez Anne (une boutique de vêtements à des prix tout petits, et on peut même discuter), j'étais avec ma voisine d'en face, on a fait connaissance grâce à nos blogs. Pour l'instant, elle n'écrit pas, elle est sans connexion internet. Mais elle s'en occupe...
Hier soir, je me suis couchée. Dans le lit, on trouvait, en vrac, Balagan, l'homme, Elle, moi, mon polar, mes lunettes et, sur la table de nuit mes deux inséparables mug jaunes pleines de Ricoré.
Je me souviens que mon Elle pesait de plus en plus lourd, que mes paupières faisaient de la résistance, je me souviens de la tendance de cet hiver pour les sacs très grands et puis brusquement le réveil en sursaut, je me suis endormie, une fois de plus la mug à la main, la Ricoré sur la couette et sur moi.
C'est quand même la troisième fois que je m'endors en sursaut avec ma Ricoré et que j'inonde mon lit, il va falloir que j'arrête de lutter contre le sommeil.
09:32 | Lien permanent | Commentaires (24)
18/09/2006
Le cantique des cantiques
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J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien aimé s'était retiré, il avait disparu. Ma vie s'est révélée quand il parlait. Je l'ai cherché et je ne l'ai pas trouvé, je l'ai appelé et il n'a pa répondu. Les gardiens, ceux qui font la ronde dans la ville, m'ont trouvée; ils m'ont frappée, blessée, ils ont retiré mon voile, les gardiens des remparts ! Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui conterez-vous ? Que suis malade d'amour. Qu'est-il de plus qu'un autre ton bien aimé, Belle entre les femmes, qu'est-il de plus, pour qu'ainsi tu nous adjures ?
Lorsqu'il pleut le lundi matin, que l'homme tape dans son coin, pas pour travailler, non, pour écrire sur son forum de haute-fidélité, j'ouvre le Cantiques des Cantiques, j'en lis une page au hasard, j'oublie la pluie, j'oublie France Inter, en bruit de fond, j'oublie les doigts rapides de l'homme sur le clavier.
Je suis partie ailleurs, je suis dans la vieille ville, je me promène au hasard des ruelles, je regarde les fleurs qui réussissent à fleurir malgré le manque d'eau, je sens la brûlure du soleil et pourtant je cherche l'ombre.
Je sais que je quitterai la vieille ville, que j'irai m'installer sur une place, en terrasse, j'ouvrirai mon livre et je regarderai passer les petits soldats, des étoiles plein les yeux.
C'était ma minute de nostalgie.
Je vais me replonger dans la réalité et lire "L'attentat" de Yasmina Khadra, c'est un conseil de mon amie Myriam qui a trouvé son Zivvoug, enfin, à Tel Aviv.
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