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17/01/2016

La vie rêvée.

Partir trop tard faire les courses.
Les objets nous lâchent au plus mauvais moment.
Le Goût s'attaque à l'objet avec en tête l'idée de finir vite.
Les choses traînent.
Le réfrigérateur est vide...

Descendre enfin, faire un large détour car nous n'avons plus de passerelle pour un temps indéterminé.
Passer dans la ville d'à côté.
Faire l'impasse sur le bon pain, encore un détour à faire.

Arriver au supermarché.
Le Goût se plaint du froid.
Moi je suis bien...
Remplir un caddy, suivre la liste, hésiter pour un "petit couscous".
Nous ne sommes que deux, ça veut dire en manger jusqu'à mi-mai.
Un poulet ?
Pas bête, Merveille vient mercredi donc prévoir d'acheter un poulet ailleurs.
Oublier d'acheter de la viande.
Se retrouver avec juste des endives.

S'apercevoir que finalement on n'a rien à manger...

Passerelle, courses, caddy,

28/04/2015

C'est notre destin ?

Passer la passerelle, c'est changer de ville.
Deux villes se proposent toutes deux "frontalières" de la nôtre.
Une avec des impôts locaux vraiment moins élevés que dans notre coin.
Une autre avec des impôts locaux encore plus élevés que dans notre commune.

Il nous faut rester de notre côté de passerelle même si notre côté nomade nous pousse à aller humer les fleurs de l'autre côté.
Marie Floraline a raison, c'est une question d'adresse.
C'est pour que Merveille puisse aller dans la meilleure école de la ville.

Seulement voilà, l'Ours a parlé de la mettre dans le privé.
L'Ours ne doute jamais de rien.
Il croit qu'il va arriver et qu'on va immédiatement inscrire sa fille.
Il rêve...
Il sera placé, comme les autres, sur la liste d'attente.
Je me demande même si un parrainage, comme à l'Ecole Alsacienne, ne serait pas un plus.

Hier, l'Ours a appelé et nous a dit : "Ca fait plus d'un an et demi que vous êtes là, vous allez bientôt déménager ? ".

Un ami a téléphoné et a dit la même chose...

Sommes nous si prévisibles ?
Rêver de déménager est courant.
Mais visiter un seul appartement en dix-huit mois tient du miracle !
Nous n'avons pas le couteau sous la gorge comme dans l''endroit calme et arboré où rien n'a changé depuis notre départ.

Merveille et sa sœur sont bien plus importantes qu'un déménagement de plus...

27/09/2014

Oui, j'avoue

Oui, je suis allée visiter un appartement de l'autre côté de la passerelle.
Déjà parce que les impôts locaux sont plus doux, ça c'était le prétexte.
La vérité vraie ? C'était la curiosité...

Etant donné que je ne suis pas remise des autres déménagements et que mes finances sont au plus bas, les fins de mois commencent tôt.

J'ai dû changer de lunettes.
Mes visites chez le dentiste sont toujours aussi fréquentes.
A croire que j'avais soixante quatre dents.
Les journalistes ont beau répéter que les retraités sont plus riches qu'avant, nous n'avons pas de retraite chapeau.
C'est dommage...

Bon d'accord, on vit dangereusement, on pouvait avoir un coup de cœur et pleurer des larmes de sang.
Heureusement, malgré le "jardin", la vraie cuisine, le Goût et moi détestons les cuisines ouvertes, la cheminée, cet appartement était moche, sans charme, jauni par le tabac et le pire, encore "meublé".

Je suis revenue chez moi, j'ai trouvé mon appartement pas si mal.
Tiens, j'entends la femme de ménage s'activer dans le couloir !
Comme quoi les plaintes finissent par remonter.
Reste l'ascenseur...
appartement, curiosité, passerelle