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20/11/2020

La liste de mes envies

confinement,envies soleil

Je voudrais du soleil vert,
Des dentelles et des théières...

Je voudrais voir les filles et leurs parents.
Je voudrais voir leur arche de Noé.

Je voudrais changer d'atmosphère.
Je voudrais voir la tour Eiffel plutôt que le Sacré Coeur.

Je voudrais habiter place Saint Georges.
Même si je ne terrasse pas de dragon...

Je voudrais voir la mer, marcher le long de la plage.

Je voudrais des salons de thé avec des madeleines de Proust.
Je voudrais écouter des serveuses qui me parlent de Balbec.

J'ai droit à un kilomètre.
J'ai droit à une heure.
Je ne vois pas les filles.
Je monte toujours vers le Sacré Coeur.
Je ne vois que le Goût.
Je sais que Merveille n'est plus la première en latin.
Je sais qu'elle n'aime pas du tout ne pas être la première.

Je trouve mon jardin d'hiver trop rigoureux.

18/11/2020

Confinement saison 2

confinement,promenade,masque

Je ne suis pas sûre que ce confinement soit un vrai confinement.
Lors du premier confinement il n'y avait que peu de monde dans les rues.
Pas une voiture non plus.
Rien que des gens dûment porteurs d'une attestation..

Le deuxième est un embouteillage.
Un embouteillage généralisé, de tous et tout, des gens et des voitures.
Le port du masque est plus aléatoire qu'obligatoire...
Ça va de "pas de masque" au masque qui ne protège que le menton, voire simplement le poignet ou la bouche...

Lors du premier confinement, je me suis demandé si un trafic clandestin de loueur de chiens n'avait pas eu lieu.
Tant de chiens tenus en laisse par des jeunes gens !
Tous ces chiens ont disparu aujourd'hui.
Il y eut aussi une foule de joggers trottinant à petites foulées.
Toutes petites, les foulées.
Ces joggers ont également disparu aujourd'hui.

En saison deux, ils ont été remplacés par des fumeurs et des "mangeurs".
Je n'ai jamais vu autant de gens qui fument dans la rue, qui mangent en marchant, qui boivent en marchant.
Des gens faisant tout ce qui est permis pour se promener dans la rue sans masque.

Nous avons repris nos "promenades de confinement".
Nous achetons notre viande rue des Abbesses.
Notre baguette chez "Pain-pain".
Nos légumes chez un "petit producteur".
Oui, les boutiques de "petits producteurs" ont poussé comme des champignons.
Je ne sais si c'est une leçon du premier confinement ou un effet de mode...

On s'occupe, on passe beaucoup de temps au téléphone au lieu de voir les amis "en présentiel" comme disent les ministres car le vocabulaire change.
On ne voit personne mais on boit des cafés virtuels, enfin, je boirais des cafés virtuels si j'avais une caméra...

On ne s'ennuie même pas.
La preuve, je n'ai  pas ouvert le tiroir à fouillis.

16/11/2020

La femme cubique.

devoir de Lakevio du Goût_57 .jpg

Le regard de cette Lydia Délectorskaya m’interpelle, comme on dit chez les psys.
À moins que ce ne soit sa chevelure ou son teint ou son « col Claudine »…
Cette Lydia qui resta une vingtaine d’années devant le regard de Matisse vous inspire-t-elle ?
Lundi j’en saurai sans doute plus sur ce que vous en pensez, si vous en avez tiré une histoire ou si elle vous a simplement rappelé quelque chose ou quelqu’un.
À lundi donc…

Je suis née en Russie.
Et difficilement à cause de ma tête cubique qui fit beaucoup souffrir ma mère au passage.
Peu après, je me suis retrouvée orpheline, bon, j
e passe les détails...
Me voilà donc en France, dame de compagnie de la femme d'Henri Matisse.
Pour une fois, j'ai de la chance !
Arriver chez un peintre où mon visage cubique me rend intéressante !

Donc Matisse me peint, il invente même le cubisme grâce à moi.
Je plais de plus en plus.
Alors Madame Matisse, jalouse sans doute, me licencie.
Le couple se sépare.
Un an plus tard, je suis de nouveau chez Matisse.
Je m'occupe de son oeuvre.
Avec l'âge, mon visage devient plus banal.
Suis-je devenue sa maîtresse ?
Sans doute, mais pas longtemps car malade, le pauvre homme a d'autres chats à fouetter, si l'on peut dire...
Je reste à ses côtés jusqu'à la fin et je possède de nombreuses oeuvres d'Henri.
Bon, j'en ferai don à ma mort à des musées.
Russes de préférence.

Grâce à ma tête cubique, Matisse, les Stein et Marquet auront rendu ma vie intéressante.
Ce qui n'est pas le cas de cet article qui ne parle même pas des couleurs fantastiques des tableaux de mon maître.
Oui ! J'adore Matisse !