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21/08/2019

Explosion des sens.

carte mère,pc,lenteur,lecture

Ma carte-mère a rendu l'âme et je me sens orpheline.
Il n'est pas si facile de trouver une carte-mère compatible au mois d'Août.
Le Goût téléphone.
Je râle...

Bien sûr j'ai un ordinateur de secours mais c'est une antiquité.
Un portable... Disons "un transportable".
J'ai l'impression d'être un scribe égyptien étudiant en première année chez Ramsès II.

Le bon côté des choses ? Je lis !
J'ai commencé par "La fille de la supérette", j'ai adoré.
Une fille inadaptée, ça me parle !
Puis, j'ai passé "Trois jours chez ma tante".
Le cynisme, je suis contre, je suis même tout contre.
J'ai commencé "Leçons de conduite" d'Anne Tyler, j'avoue que la descente de voiture en claquant la porte me rappelle du vécu...
L'arthrose ne me permet pas de galoper comme un lapin dans la luzerne alors je me ménage.
J'ai intérêt, l'Ouragan, oui la Tornade est montée en grade.
Elle arrive vendredi et je veux pouvoir la suivre ou au moins essayer.

J'aurai du appeler cette note "éloge de la lenteur".

19/08/2019

En sortant de l'école.

jenedoispasecriresurlemetro.jpg

Suis-je une enfant sage ?
Oui sans doute...
Comme je peux être une adulte sage lorsque je suis plongée dans un bouquin comme en ce moment.
Je lis "La fille de la supérette" de Saryaka Murata, une Japonaise.
C'est elle la fille de la supérette, celle qui n'est pas adaptée à la culture de son pays.

Étais-je une enfant adaptée ?
Je ne sais pas mais je me souviens de ce jour de printemps, j'avais alors six ans et j'arrivais avec une copine de ma rue devant mon école.

Le temps était printanier, la circulation nulle, les oiseaux chantaient et le square des Batignolles n'était pas trop loin...
Alors nous ne sommes pas rentrées dans l'école, nous avons continué notre route.

Au début c'était bien.
Nous avions la colline aux billes pour nous toutes seules mais pas de billes et ça manquait d'enfants.
Des femmes poussant un landau nous regardaient bizarrement.

Alors, nous sommes reparties...
Nous avons marché dans la rue et je commençais à avoir une drôle de sensation au creux de l'estomac.
Finalement, j'avais envie de retrouver l'école.
Nous sommes arrivées à la récréation et notre arrivée a été saluée comme il se doit par un passage chez la directrice, à lui raconter une histoire invraisemblable inventée sous le coup de l'émotion par une Heure-Bleue qui ne manquait pas d'imagination.

Tout ça suivi par un retour triomphal chez nos parents, tenues par une aile par l'assistante sociale...

La suite, vous pouvez l'imaginer...
Je ne connaissais pas encore "l'école buissonnière" mais encore aujourd'hui, je pense à elle avec tendresse.