14/08/2019
Paris au mois d'août...
Les clichés ont la vie dure...
Je me souviens avoir discuté aux USA avec une Américaine du cru, pas une Américaine d'une grande ville.
Elle était persuadée que, comme toutes les Françaises dans son esprit, je mangeais des croissants tous les matins, que je me faisais vernir les ongles chaque jour et que je passais ma vie chez le coiffeur...
Dimanche dernier, j'ai vu que les touristes ont pris la place des Parisiens et pensent faire comme eux.
Du moins ils pensent faire comme les Parisiens tels ils les conçoivent...
Ainsi, admirez ces deux Américaines qui, vers seize heures, dégustent un repas qui, dans leur esprit, est typiquement parisien.
Vous vous voyez prendre, en guise de goûter, une soupe à l'oignon en plein soleil ?
Sa voisine, elle aussi en plein soleil, dégustait des escargots qui ne viennent certainement pas de Bourgogne.
Un peu plus tard cet après-midi, j'ai vu un autre touriste prendre en photo une superbe tomate.
"De pleine terre" la tomate...
Tomate que j'ai achetée car, contrairement au touriste, je sais que les photos ne nourrissent pas son homme.
Puis, dans le même magasin, nous avons fait la queue pour acheter du jambon.
"Maison" le jambon.
C'est là qu'un Chinois qui voulait, en touriste exigeant, être servi immédiatement a sifflé la vendeuse.
Elle lui a expliqué, par gestes et quelques mots d'anglais, qu'il devait faire la queue.
Froissé, il est parti en lui faisant un "doigt d'honneur".
On dit toujours que nous sommes des touristes épouvantables.
Sommes-nous les seuls ?
10:37 | Lien permanent | Commentaires (13)
12/08/2019
Le doigt de Doisneau
Ah ! Les garçons dans les vestiaires...
Deux sœurs, une tribu de filles et, dans ma rue, pas de garçon.
Enfin un seul.
Un seul garçon et, lorsque j'entends son nom sur les ondes car il est journaliste sportif, je pense à lui.
Je suis sûre qu'il s'agit d'un homonyme mais quand même, je pense à lui.
Ce pauvre garçon avait peur de son ombre et vivait un calvaire au milieu de toutes ces filles.
Il faut avouer que nous n'étions pas tendres avec lui.
Nous l'avons enfermé dans une cave sans lumière malgré ses supplications.
Nous l'avons obligé à sauter d'un muret que toutes les filles sautaient sans problème.
Je ne l'ai jamais vu en classe mais si les filles le faisaient tourner chèvre, j'imagine ses tourments au milieu d'une bande de garçons.
Il était bien le genre à se laisser arracher la dent par un copain et à se faire piquer les sous de la petite souris.
J'espère pour lui qu'il a croisé un Doisneau, un Ronis, un Boubat, il aura peut être alors connu une période de paix pendant que sa photo faisait la une...
C'est malin ! Le Goût vient de me faire retomber en enfance.
09:06 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : doisneau, le goût, école



