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20/06/2019

Finalement, je me moque des sous-marins.

merveille,p'tite soeur,la vie

Si on prend le risque d'écrire sur le net, on prend le risque d'être reconnu et finalement, je m'en fiche.

J'aimerais que, si elles en ont envie, mes petites filles puissent un jour lire ce blog.
J'aimerais que Merveille se rappelle qu'elle nous a joué son spectacle de théâtre et que nous étions fiers d'elle.
J'aimerais que sa petite sœur se rappelle qu'elle était très souvent sur nos genoux pour nous faire des câlins.
Bon elle se serait enfuie si nous lui avions proposé de l'emmener avec nous...

J'aimerais que l'Ours puisse lire que j'ai attendu un coup de téléphone avec impatience ce jour là.
J'aimerais que le jour de la guérison de JJF arrive enfin.

Toutes ces petites choses, sans importance pour les autres, mais qui font que ma vie est parfois si douce, et à d'autres moments si stressante.
Finalement, ce blog, c'est un tiroir à souvenirs.
Je n'ai presque plus de photos.
J'ai des moments de vie.
C'est important aussi, non ?

18/06/2019

Le Marais.

J'ai vécu quinze ans dans le Marais.
L'Ours y est né.
Nous en sommes partis quand il avait quinze ans.

Je n'ai jamais aimé ce quartier.
Il n'y pas assez d'arbres, le square du Temple est trop petit qui bien sûr s'est refait une beauté depuis.
Je conduisais l'Ours au jardin du Luxembourg.
Plus tard j'ai fait la même chose avec ses filles...

A l'époque, il n'existait pas de "Haut Marais" ni de "Bas Marais".
C'était seulement "le quartier du Marais".
Les noms des quartiers leur étaient donnés par l'administration ou les siècles, pas par les agents immobiliers.
C'était un quartier de grossistes où on parlait yiddish et les appartements sentaient l'essence, enfin, lorsque j'ai vécu rue du Temple.

La rue Rambuteau était une rue commerçante, le boulanger, le charcutier, le boucher étaient des artisans, pas des artistes.
On vivait une époque où les gens se parlaient encore.
Ils n'avaient ni smartphone ni trottinette, et pourtant je ne suis pas centenaire.

Quand j'étais enceinte de l'Ours, dès le mois de juillet on a commencé à me demander "c'est pour quand ?" lorsque je passais dans la rue.
Une fois je suis tombée sur le dos. J'étais comme une tortue !
Je ne pouvais pas me relever mais beaucoup des grossistes du coin sont venus m'aider.

On peut dire que le coin a changé...

J'y retourne sans déplaisir mais je n'ai toujours pas envie de revivre dans ce coin là.
De toute façon, il est devenu et je ne sais pour quelle raison, un quartier de frime et de prix élevés.

Marais, rue du Temple, rue Rambuteau