Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/06/2019

Le Marais.

J'ai vécu quinze ans dans le Marais.
L'Ours y est né.
Nous en sommes partis quand il avait quinze ans.

Je n'ai jamais aimé ce quartier.
Il n'y pas assez d'arbres, le square du Temple est trop petit qui bien sûr s'est refait une beauté depuis.
Je conduisais l'Ours au jardin du Luxembourg.
Plus tard j'ai fait la même chose avec ses filles...

A l'époque, il n'existait pas de "Haut Marais" ni de "Bas Marais".
C'était seulement "le quartier du Marais".
Les noms des quartiers leur étaient donnés par l'administration ou les siècles, pas par les agents immobiliers.
C'était un quartier de grossistes où on parlait yiddish et les appartements sentaient l'essence, enfin, lorsque j'ai vécu rue du Temple.

La rue Rambuteau était une rue commerçante, le boulanger, le charcutier, le boucher étaient des artisans, pas des artistes.
On vivait une époque où les gens se parlaient encore.
Ils n'avaient ni smartphone ni trottinette, et pourtant je ne suis pas centenaire.

Quand j'étais enceinte de l'Ours, dès le mois de juillet on a commencé à me demander "c'est pour quand ?" lorsque je passais dans la rue.
Une fois je suis tombée sur le dos. J'étais comme une tortue !
Je ne pouvais pas me relever mais beaucoup des grossistes du coin sont venus m'aider.

On peut dire que le coin a changé...

J'y retourne sans déplaisir mais je n'ai toujours pas envie de revivre dans ce coin là.
De toute façon, il est devenu et je ne sais pour quelle raison, un quartier de frime et de prix élevés.

Marais, rue du Temple, rue Rambuteau

Commentaires

N'empêche, à cette époque bénie, tu n'avais mal nulle part.
Sauf quand l'Ours est arrivé.
Là tu as eu mal...

Écrit par : le-gout-des-autres | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

C'est un quartier que j'ai connu autrefois sous un autre jour moi aussi. Un quartier où se tenait aussi une communauté de yougoslaves ayant fui le régime de Tito. Ils se retrouvaient dans un tout petit café de la rue Beaubourg, chez Juju. J'allais porter les paies aux ouvriers de l'entreprise où j'étais apprentie. C'était une autre époque car j'avais du liquide plein le sac !

Je n'ai jamais été détroussée. Ceci-dit, en fin de mois, tous ces gars là avaient déjà bien ponctionné leur salaire avec des acomptes !
Je suis d'accord avec toi sur ces nouveaux noms de quartier...

Écrit par : Armelle | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Ah ce parfum de nostalgie inimitable, quand on se met à parler d’avant...
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : Celestine | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

ça ne sent pas la nostalgie heureuse, ce billet ;-)

Écrit par : Adrienne | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

je crois que beaucoup de quartier ont changés en effet, les meurs aussi et les habitants également.

Écrit par : delia | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Tous les quartiers on changé et pas qu'à Paris, ça me rassure un peu parce que je dois reconnaître que moi également j'ai vachement changé, et pas toujours en beaucoup mieux.

Bleck

Écrit par : Bleck | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Chez moi aussi il y a le marais...ah mais ce n'est pas le même, suis-je bête ! :-)
Je dis très souvent bonjour dans la rue, certaines personnes me regardent comme si j'étais une extraterrestre, qu'importe ! Et au supermarché, je passe plus de temps à papoter qu'à faire les courses -dixit ma fille-.

Écrit par : Praline | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Toi la parisienne, et avant que j'y retourne, dis moi quel quartier n'a pas changé à Paris.

Écrit par : edith | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Certains n'ont changé qu'en surface, le Marais a vraiment basculé dans un autre monde mais pas toutes les rues.

Écrit par : heure-bleue | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Tout change partout ..... mais d'après toi et le Gout Paris encore plus , non?

Écrit par : Emiliacelina | 18/06/2019

Répondre à ce commentaire

Bé moi je l'aimais bien ce quartier, vu qu'il y avait le BHV, et tout le quartier des juifs, j'adorais aller y faire des courses le midi, aller me balader rue des rosiers, boire ou manger chez Goldenberg avec les copines pendant l'heure de table, on avait 1h30 donc largement le temps, les gens nous parlaient dans la rue, tu as raison, nous avions des liens sociaux...la dernière fois que je suis allée dans le quartier, j'ai pas aimé du tout, plus rien n'était pareil, les bobos et les homos étaient passés par là...et je te dis même pas le prix du M2...tout a fichu le camp. c'est triste. bisous.

Écrit par : Charlotte17 | 19/06/2019

Répondre à ce commentaire

Quand j'arpentais les rues de Paris, je ne regardais pas le nom des rues, sauf raison majeure de me diriger.

Le Marais a, depuis pas mal d'années, une réputation douteuse pour les uns, attractives pour les autres. Mais un quartier cher, ça c'est sûr.

Dans les temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Paris était un grand village composé de pleins de petits villages avec leurs spécificités et, qui a dit que l'ennui naît de l'uniformité ?

Écrit par : Sophie | 19/06/2019

Répondre à ce commentaire

Les lieux dans lesquels nous vivons sont chargés de notre histoire et même si ce quartier ne te donne pas envie d'y revivre , y passer te fait du bien . la vie est faite aussi de ces petits plaisirs.

Écrit par : Jerry OX | 19/06/2019

Répondre à ce commentaire

Les quartiers de Paris me font penser à de grosses vagues qui changent au grè des marées, courants littéraires, sociaux, culturels

Écrit par : Chinou | 19/06/2019

Répondre à ce commentaire

"au gré des marais"... bien vu !

Bleck

Écrit par : Bleck | 19/06/2019

À la lecture de ton article et des commentaires- d' abord, qu'est-ce que le BHV ? Un magasin ? Un centre commercial ?
Un quartier où on a vécu longtemps ce n'est pas anodin. On le voit avec les yeux de l'époque mais on n'est plus à cette époque.
Je ne le connais que comme touriste et je l'aimais bien. J'avais une amie qui le connaissait bien. J'y ai acheté un livre de Chaïm Potok. J'aurais dû acheter La harpe de Davita... puis elle m'a fait goûter des strudels à se damner...

Écrit par : Pivoine | 20/06/2019

Répondre à ce commentaire

Le BHV, c'est le Bazar de l'Hôtel de Ville alors je confirme, lui, il a changé et perdu beaucoup de clients.

Écrit par : heure-bleue | 20/06/2019

Écrire un commentaire