03/11/2018
Il va être l'heure
Le Père Lachaise n'est pas top pour la santé.
Le Goût à la crève et j'ai mal aux yeux.
Je vais tenter, plus exactement faire tenter au Goût, d'avancer la date de mon rendez-vous chez la pourvoyeuse de lunettes.
Je sens que je ne vais pas échapper aux verres progressifs...
C'est aussi l'heure où j'appelle ma sœur.
Ça n'étonnera personne si j'écris que ce n'est pas brillant.
Elle ne sort pas, mange très peu et en se forçant.
C'est si récent... Comment espérer qu'elle va vaquer tranquillement à ses occupations ?
Une première victoire néanmoins : elle réussit toute seule à faire du feu dans la cheminée et c'est important pour elle car c'est une grande frileuse.
Chez elle, je me promène en tee-shirt...
Le Goût, qui lui a appris à faire du feu, est bien chez elle, il ne garde qu'un pull.
Nous pensons y retourner dans le courant du mois, pas longtemps, juste quelques jours, histoire de couper sa solitude.
Rien de bien intéressant à raconter, à force de tousser, le Goût est, je cite "épuisé des entrecôtes".
10:19 | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : stress, tristesse
31/10/2018
Fatiguée, tellement fatiguée.
Depuis que nous sommes revenus, nous sommes fatigués.
Fatigués de rester dans le froid, d'attendre des gens.
Gens qui font bien leur métier : parler de gens qu'ils n'ont pas connus.
Fatiguée de vivre dans une maison qui n'est pas la mienne.
Fatiguée d'essayer d'aider ma sœur sans succès.
Il n'est pas facile d'accepter que désormais elle sera seule dans une grande maison et dans une région où elle ne connaît personne.
Elle devra s'habituer au silence..
Et recommencer lundi, constater que sceller une urne dans un trou, le voir bouché avec du joint à baignoire est pire que tout.
Serrer dans mes bras la toute jeune fille qui a perdu sa mère
Réussir à la faire rire et rentrer chez soi avec un sentiment d'impuissance.
Alors, hier aller boire le café chez une amie, qui n'a pas une grande forme mais qui commence à relever la tête, trouver qu'elle a une petite mine mais que ses idées sont claires.
N'avoir qu'une envie, rester tranquille, profiter du silence de la rue sans les collégiens.
09:53 | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : ailleurs, urne, amitié
29/10/2018
L'épouvantail

Ecrire un Conte, pour enfants ou adultes, intitulé L'épouvantail,
en y incluant les dix mots suivants :
épouvantail (évidemment !)
cendre
escargot
tombereaux
pourchassait
fondra
minuscule
vantard
amorce
Sud-africaine
L'épouvantail.
Voilà...
Il était une fois, un lundi... Un épouvantail qui avait froid.
Il grelottait à faire fuir des corbeaux qui ricanaient de sa présence.
Un groupe d'enfants passait par là avec à sa tête un vantard.
Le meneur n'est pas toujours le plus fort, c'est bien souvent le beau parleur.
C'est l'instigateur des bêtises, c'est lui qui les amorce et les autres exécutent.
Le gamin qui fait toujours figure de sauveur.
Il suggéra de réchauffer l'épouvantail et le faisant brûler...
Il pensait bêtement "seul le collier fondra"...
Vous voyez que les gamins sont des petits adultes : ils sont souvent aussi bêtes que les grands.
Le sol était sec, les flammes étouffèrent les cris du malheureux épouvantail.
Il n'en resta qu'un petit tas de cendre...
Un escargot minuscule qui passait par là, décida de venger l'épouvantail.
L'amorce d'une idée lui vint lorsqu'il aperçut des tombereaux de fumier dans un coin de la ferme,
Un chat pourchassait sa queue, il l'évita et demanda l'aide à une Sud-Africaine qui passait par là, c'est un conte pas une histoire logique, à eux deux, ils déversèrent le fumier sur les gamins, arrosant particulièrement sur le meneur.
La Sud-africaine pourchassait l'escargot, les gamins piaillaient, les animaux riaient.
Le conteur doit se dépêcher car un rendez vous au Père Lachaise l'attend aujourd'hui.
Oui, encore...
09:14 | Lien permanent | Commentaires (16)



