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31/10/2018

Fatiguée, tellement fatiguée.

ailleurs,urne,amitié

Depuis que nous sommes revenus, nous sommes fatigués.
Fatigués de rester dans le froid, d'attendre des gens.
Gens qui font bien leur métier : parler de gens qu'ils n'ont pas connus.

Fatiguée de vivre dans une maison qui n'est pas la mienne.
Fatiguée d'essayer d'aider ma sœur sans succès.
Il n'est pas facile d'accepter que désormais elle sera
 seule dans une grande maison et dans une région où elle ne connaît personne.
Elle devra s'habituer au silence..

Et recommencer lundi, constater que sceller une urne dans un trou, le voir bouché avec du joint à baignoire est pire que tout.
Serrer dans mes bras la toute jeune fille qui a perdu sa mère
Réussir à la faire rire et rentrer chez soi avec un sentiment d'impuissance.

Alors, hier aller boire le café chez une amie, qui n'a pas une grande forme mais qui commence à relever la tête, trouver qu'elle a une petite mine mais que ses idées sont claires.

N'avoir qu'une envie, rester tranquille, profiter du silence de la rue sans les collégiens.

 

Commentaires

Amitiés ! Je voudrais bien t'envoyer un peu de réconfort ! Dire courage, si ça peut te servir... un petit rire, un pépiement de moineau, une jolie feuille d'automne ?Sale temps, manque de lumière ? Parfois, la vie se fait bien lourde pour nos pauvres carcasses usées.

Écrit par : mangeot | 31/10/2018

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Bonjour Heure Bleue. C'est normal que tu sois fatiguée comme cela. Si c'est possible dormez un maximum le temps qu'il faut...
Est-ce que ta soeur ne peut envisager de se rapprocher de Paris? Les distances sont si grandes en France... mais je suppose que vous envisagez

Écrit par : Pivoine | 31/10/2018

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Envisagerez tout cela en temps voulu...

Personnellement je préfère la dispersion des cendres... je croyais que ce serait insupportable, eh bien non.

Courage !

Écrit par : Pivoine | 31/10/2018

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Dommage que vous ne puissiez pas avoir vos Merveilles pour vous changer les idées !
Même si tu as envie d'être tranquille...
Je vous embrasse tous les deux.

Écrit par : Fabie | 31/10/2018

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Quel triste et douloureux passage, ma douce amie... Et l'automne qui n'arrange rien.
Après l'épisode neigeux d'hier, soleil dans un ciel sans nuage, je t'envoie un peu de ce soleil qui aide à surmonter les douleurs.
Je pense très fort à toi, à vous. Bisoudoux.

Écrit par : Praline | 31/10/2018

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"...un peu de ce soleil..." pfff n'importe quoi ! non, je t'envoie des millions de rayons lumineux :-)

Écrit par : Praline | 31/10/2018

On connaît cette grande fatigue, cette lassitude, tellement difficile à surmonter. C'est qu'on a mal de voir ceux qu'on aime souffrir, on a mal de voir disparaître ceux qu'on a aimés et qu'on aime toujours.

Oui, on est fatigués, et il faut l'accepter, ce qui n'est pas facile et essayer de trouver quelques petits points d'ancrage. Et ce n'est pas évident.

Je m'y essaye chaque jour. Et je pense à vous.

Écrit par : Sophie | 31/10/2018

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à te lire (et le Gout) je me demande si la crémation n'est pas plus éprouvante émotionnellement! Ce qui maintenant provoque une énorme fatigue...
En tout cas cela me pose question!
Je t'embrasse, chère heure-bleue... courage!

Écrit par : Coumarine | 31/10/2018

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La crémation et les cendres dispersées sur la pelouse du souvenir, c'est triste mais supportable, en revanche l'urne scellée, je ne conseille à personne.

Écrit par : heure-bleue | 01/11/2018

C'est bien lourd à supporter toutes ces épreuves, courage. Pensées affectueuses.

Écrit par : Mathilde | 31/10/2018

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Tu décris trés bien cette sensation de vide. Vide en soi, vide des autres, vide, simplement vide. Courage, même si ce n'est pas le moment, il reviendra le printemps.

Écrit par : delia | 31/10/2018

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Parfois, il ne reste que le silence mais dans le silence, on trouve la force.

Douces pensées pour vous.
Je vous embrasse.

Écrit par : lakevio | 31/10/2018

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Vous avez eu le courage d'accompagner votre cousine, c'est tout à votre honneur. Car combien se défilent dans ces moments-là. En tout cas, je connais quelqu'un qui s'est toujours défilé. Non, pas mon mari, un autre proche.
Normale cette fatigue qui vous tombe dessus. Après toute cette tension, le corps se relâche d'un coup. Et pis, vous n'avez guère eu le temps de souffler depuis votre autre voyage.

S'habituer au silence et à la solitude, j'ai un peu compris ce que devait ressentir ma mère, seule dans sa maison, quand nul bruit ne se fait entendre, quand le silence est de plomb dans une grande maison vide, maison qui avait été toujours très bruyante entre enfants et animaux. Pour une fois, j'ai un peu compris ce qu'elle devait ressentir l'hiver à la campagne. Rien que d'y penser donne le bourdon. Je comprends pourquoi elle parlait et "engueulait" ses poules, pourquoi elle passait ses journées au téléphone et si on ne décrochait pas, elle passait à quelqu'un d'autre, sa liste était inépuisable, pourquoi elle laissait sa télé allumer toute la journée, même si elle ne la regardait pas, juste pour entendre des voix.. J'ai ressenti cette chappe de plomb, quand les 2 dernières fois, mon mari et moi avons quitté la maison le soir à la tombée de la nuit, presque en prenant nos jambes à notre cou. Les villages sont morts, on entend plus le chant du coq, plus les cris des enfants, plus le bruit des tracteurs, plus les gens s'interpeller bruyamment, même les oiseaux ne chantent plus l'hiver...C'est pourquoi les gens qui le peuvent vont habiter en ville l'hiver. Finalement, nous avons fait le bon choix en achetant une maison en ville. A 100m, on plonge dans les bruits de la ville. Je n'ai aucune envie d'aller m'enterrer à la campagne, encore moins habiter la maison de ma mère.

Je me demande où je vais bien finir après qu'un ….de maire (j'allais dire un gros mot) me refuse l'entrée du cimetière. Le cimetière est certes peut-être silencieux, mais au moins, j'y connais tout le monde ou presque.

Écrit par : julie | 31/10/2018

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Julie, comme je comprends et ressens tout ce que tu écris quant à la solitude, le silence horrible des longues journées d'hiver... J'ai testé cela quand il m'est arrivé d'être seule la journée, sans personne à qui parler (ce qui est rare, heureusement) ; et là tout d'un coup j'ai compris ce que ma Maman vivait sur la fin de sa vie. Elle ne voyait plus personne, seule dans la campagne que tu connais bien. Quand j'allais la voir, ses yeux éteints se rallumaient le temps de ma visite et elle me disait sa souffrance à ne plus voir personne. Là maintenant je comprends, ça fait mal... Mais bon, heureusement je l'ai "enlevée" et l'ai emmenée dans la structure où je travaillais et là elle a vécu les neuf derniers mois les plus beaux de sa vie, sans aucun doute. Mon unique consolation.

Écrit par : Praline | 31/10/2018

C'est bizarre, je ne vois pas mon com. Était-il si long qu'il n'a pu passer ?

Écrit par : julie | 31/10/2018

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Le vide en effet. Envie des autres pour un rayon de soleil tout en ayant envie de s'enfermer.Bisous doux à tous les deux.

Écrit par : edith | 31/10/2018

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Tiens, il a fallu que j'en poste un autre pour qu'il apparaisse.

Écrit par : julie | 31/10/2018

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Douces pensées....

Écrit par : Manoudanslaforet | 31/10/2018

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Je comprends votre épuisement physique et moral ... toute cette tristesse qui pèse sur le cœur et le corps... le temps allégera ce poids trop lourd. Douces pensées pour vous .

Écrit par : Francelyne | 31/10/2018

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C'était chouette de vous avoir tous les deux à la maison hier. Oui je vais beaucoup mieux, suis pas prête d'arrêter de vous serrer dans mes bras et de vous dire que je vous aime, je vous aime tous les deux

Écrit par : imaginer | 31/10/2018

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rien d'étonnant à ce que tu sois lasse après avoir passé ces moments éprouvants.... dommage que ta sœur soit si loin de vous .... a-t-elle des enfants près d'elle ?
En plus le temps n'est pas agréable et ne vous motive pas pour bouger (si vous en aviez envie !)
J'espère que tu vas récupérer....... mais pour le moment je ne sais quoi te dire qui puisse t'aider....à part que je t'embrasse.

Écrit par : emiliacelina | 31/10/2018

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Une semaine éprouvante qui laisse forcément des traces … il te faut récupérer à ton rythme sans forcer les choses et si c'est le calme dont tu ressens le besoin, et bien reste au calme le temps que tout reprenne sa place. Je t'embrasse.

Écrit par : Colette | 31/10/2018

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Oui, vous devez être épuisés... Bon courage à vous deux. Je vous embrasse bien amicalement.

Écrit par : Anita | 01/11/2018

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De tout coeur. Les mots sont dérisoires quand la peine est là.
Laisser le temps au temps.
Vivre.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : celestine | 01/11/2018

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Courage à vous, après un décès il faut toujours du temps pour remonter. Prenez soin de vous.

Écrit par : Odile | 01/11/2018

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je comprends, il faut quelques jours au calme chez soi pour se remettre des diverses fatigues, physiques, morales... bon repos!

Écrit par : Adrienne | 01/11/2018

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Tout cela est bien éprouvant. D'où la fatigue...

Écrit par : ang/col | 01/11/2018

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On serait fatigués à moins...quelle période glauque et froide...mais bientôt nous allons penser aux fêtes de fin d'année...c'est plus gai, quoique nous on est seuls, heureusement que j'ai la messe à 18 h avec les schtroumps...çà change les idées, car savoir mes enfants loin de moi...grrr!
profitez bien du silence...les canailles sont de retour lundi...plein de bisous.

Écrit par : Tarrah | 02/11/2018

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Bonsoir Heure Bleue. La fatigue et le désarroi nous guettent toutes et tous un jour ou l'autre pour de multiples raisons . Je ne peux que t'envoyer des ondes positives afin de renverser la tendance.

Écrit par : Jerry OX | 02/11/2018

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Je passe de temps en temps sur vos 2 blogs et je lis que ta sœur est dans la peine , je comprends ta fatigue car c’ est difficile de soutenir une personne qui plonge dans le désespoir , j’ espère de tout cœur que le temps atténuera sa douleur . Bises à vous deux

Écrit par : Brigitte | 03/11/2018

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Je suis aussi dans cette période où après la perte d'Ugo, nous craignons pour la vie d'une jeune mère de 38 ans... L'homme n'est pas à la hauteur et sa mère n'a révélé la maladie qu'à nous. Elle porte seule le fardeau, après le décès de son marie (le papa de la malade) en mars dernier. Décès qui a sans doute déclenché le processus fatal.
Pardon de m'épancher, mais je te comprends et te sens si malheureuse !

Écrit par : Gwen | 04/11/2018

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