28/01/2017
Paris, Ville Lumière...
On a vu ça hier...
Même qu'on a dû sortir un euro chacun pour pouvoir satisfaire un besoin naturel.
Ce n'est pas la peine de transformer les appartements parisiens en appartements pour touristes si c'est pour traiter les touristes comme le Parisien de base.
"Les futurs attentats feraient fuir les touristes" disent ils.
J'ai plutôt l'impression que c'est la façon de les traiter qui les fait fuir.
Hier, il faisait doux, nous sommes partis en promenade dans ce Paris qu'on aime malgré tout.
Le Goût commence à avoir une assez jolie collection de photos de boutiques qui refusent de vendre.
Regardez donc le truc qu'on nous a servi lors d'une pause.
Ce café ignoble et ce machin qui ressemble à une éponge.
Le Goût, toujours étrange, a mangé le sien et une partie du mien, il avait l'air d'aimer ça.
J'ai vraiment épousé un type bizarre...
Paris devient une ville où le Parisien devient rare.
Il faut être plus qu'à l'aise pour y vivre.
Ne restent que les grosses bagnoles, quelques titis parisiens et quelques vieux qu'on n'a pas encore réussi à chasser.
Si le touriste préfère les villes chaleureuses, ce n'est pas à Paris qu'il continuera à venir.
"Paris est une fête. " disait Hemingway.
"Une fête pour qui ?" demande Heure-Bleue.
09:35 | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : paris, amabilité, tourisme
27/01/2017
Ecrire dit-elle

Je n'ai pas vraiment envie d'écrire mais si je ne me force pas un peu ce sera la fin de ce blog qui a un âge canonique et dont je ne me rappelle pas la date de création.
Pourtant, mercredi on est allé chercher les filles à l'école.
Le Goût a pris la P'tite Sœur à la maternelle, a oublié son cartable.
Et j'ai attendu Merveille.
Merveille est sortie.
J'ai voulu l'embrasser.
Sacrilège ! On n'embrasse pas une grande de presque dix ans devant ses copines !
J'ai donc attendu d'être sortie du périmètre de l'école pour embrasser ma petite fille.
Il fallait les occuper toutes les deux et sans sortir à cause de la pollution.
Merveille manque vite de souffle, et P'tite Sœur pleure et éternue.
Alors, j'ai joué à la course d'escargots avec la petite.
Merveille a joué au Boggle avec son grand père.
J'ai dessiné avec les deux.
Le Goût a montré les photos à la petite qui adore ça.
Et puis on a tiré les Rois.
Mieux vaut tard que jamais...
Merveille a eu la fève.
Quand l'Ours est arrivé pour récupérer ses filles, on n'avait pas vu passer la journée.
C'était bien...
09:54 | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : les soeurs, la pollution, le manque d'entrain
25/01/2017
Regardez comme ils sont beaux, propres sur eux et honnêtes !
Je suis allée voter aux deux primaires, la gauche et la droite.
J'ai signé les deux chartes sans même avoir la sensation de faire un faux.
Sur le papier du moins, dans le tas, la droite et la gauche ont de bonnes idées.
J'ai surtout voté contre.
Depuis deux décennies je vote contre avec un succès mitigé.
Ce matin, j'apprends que notre candidat de droite, celui qui donne des leçons de morale, paie sa femme et plutôt bien, à ne rien faire.
Il paraît que c'est une pratique courante à droite comme à gauche.
Je me dis que cet homme est un bon mari et un mauvais politique...
De toute façon, je les mets tous dans le même sac et je me gratte la tête de désespoir à l'idée de voter bientôt.
Depuis cinq ans, l'Etat réduit mon pouvoir d'achat.
Il paraît que les retraités sont trop riches.
Mince ! J'ai peur d'avoir mauvais esprit mais je trouve que nos hommes politiques, eux, sont trop riches.
Trop riches de l'argent de l'Etat donc le nôtre.
Depuis que je suis en âge de voter et ça commence à faire un bail, j'entends la même chose : Réduire les inégalités, combattre le chômage, plus personne dehors, etc.
Et rien ne se change,; surtout dans ces domaines...
Je trouve que la seule chose à faire serait une grève du vote.
Le jour J, ne pas se déplacer mais il faudrait être nombreux à refuser de mettre notre bulletin dans l'urne.
Je devrais lancer une pétition sur le Net.
On lance des pétitions pour tout et rien.
Je trouve la mienne pas plus sotte qu'une autre...
09:58 | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : politique, élection, coeur ?
23/01/2017
Le devoir.

Le devoir...
Ma grand mère est une femme charmante mais elle a des principes et de la religion. Jamais elle ne m'aurait prêté sa maison si elle avait su.
Aujourd'hui, je dois faire la chose la plus difficile de ma vie, présenter ma démission au Parti sans avoir de parachute doré.
Plus de voiture de fonction, plus d'appartement meublé par le Mobilier National.
Je vais devoir payer désormais...
Bon, je ne suis pas complément démuni, le service de l'Etat permet de faire quelques économies.
Vont me manquer l'obséquiosité, la servilité, le service.
Quoique... Les petites gens ont toujours les vieux réflexes.
Ça doit remonter au temps où ils trituraient leur béret devant "not' bon maître".
Vais je faire des conférences pour apprendre à gagner alors que je viens de perdre en beauté ?
Bah, les gens ont la mémoire courte.
Il me faut quand même un peu de pouvoir.
Le pouvoir, c'est une drogue dure.
Ah ça, ils vont me manquer les plateaux télé, les moments où je regardais les français dans les yeux.
Je leur promettais la lune.
Ils devaient y croire, ils ont toujours besoin de rêve.
Moi, en pilotage automatique, je pensais à Sarah, Macha ou même Patricia.
J'avais toujours une femme qui m'attendait.
Sauf la mienne, elle se contentait des avantages de ma fonction.
Allez, ma lettre est finie, je vais me faire servir un thé.
Et repartir au volant de ma voiture sans chauffeur...
10:06 | Lien permanent | Commentaires (19)



