13/08/2006
Ca sent l'automne
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Paris semble vide, à peine voit-on les touristes sortir en K-way du Père Lachaise, ils sortent en grappe et disparaissent comme par miracle.
Il a plu sur Paris, pratiquement toute la journée d'hier, nous avons ressorti les petits pulls, les DVD et même la planche à repasser, les melons et les tomates font tapisserie, d'ailleurs ils ont triste mine.
Je jette un oeil désabusé sur mon abécédaire, lorsqu'il fait chaud, je n'ai pas envie, lorsqu'il pleut, je ne vois pas assez, je ne prends plus l'avion (il me servait à m'occuper pendant les vols) et je me vois mal, maintenant dans un avion avec mes ciseaux à broder !
Je me projette, la semaine prochaine, en Normandie, sous la pluie, me réfugiant au cinéma et regardant la mer de loin, l'homme me dira : "J'ai faim, J'ai froid", il fera des mots croisés, il pestera, pas de dictionnaire, ça prend trop de place dans une valise.
Pendant ce temps là, l'ours me parle de l'Atlantique, des vagues, des feux, de la chaleur, de Lisbonne qu'il a visitée, j'en arrive à regretter l'invitation que je n'ai pas acceptée pour les laisser tranquillement profiter de leurs vacances.
Ca sent l'automne, Balagan squatte notre lit, l'homme a froid, sa bestiole dort contre ses genoux.
Ca sent l'automne, d'ailleurs, j'entends la circulation, déja revenue dans ma rue, et le soir les lumières s'allument.
Où sont les 15 Août d'antan, les 15 août silencieux avec la ville qui nous appartenait
10:00 | Lien permanent | Commentaires (15)
12/08/2006
Peur sur la ville
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Hier, j'étais une fois de plus partie avec l'homme, à la banque, récupérer une nouvelle CB.
Bien entendu, la CB n'était pas là mais je m'en moque, j'ai récupéré un chèquier, alors faute de carte on fait des chèques.
Nous avions commencé par un déjeuner au Petit Bofinger de Bastille, pas la Brasserie, je n'y vais plus depuis son rachat, manger pour un prix prohibitif des produits surgelés bof.
Donc, j'ai déjeûné au Petit Bofinger, que dire, c'était mangeable, mon poisson était délicieux, le reste médiocre. Nous avons continué à pieds, nous sommes passés par la Place des Vosges, avons remonté la rue des Francs-Bourgeois et je suis tombée en arrêt devant les jardins de Carnavalet, je déteste ce musée, c'est pas Milky qui va dire le contraire, le seul mérite de ce musée, c'est d'être gratuit.
Et là, j'avais le temps, j'ai traîné l'homme, lui proposant de s'installer sur un banc et de regarder des massifs de roses odorantes, un instant de plaisir.
Mais le plaisir, même gratuit, ça se gagne. Aller dans le jardin d'un musée parisien gratuit, en ces périobles troublées, est une affaire compliquée. On ne sait jamais, un méchant aurait peut être voulu mettre une bombe dans l'Hôtel de Madame de Sévigné (avant que la pollution ait la peau de ce dernier). Un avorton me demande d'ouvrir mon sac à main, je l'ai si souvent ouvert en Israël que j'ai gardé le réflexe. Là-bas j'avais acheté des sacs sans fermeture éclair, c'est plus simple. J'ouvre mon sac sans même soupirer, la force de l'habitude me fait même présenter mon sac Marionnaud, je viens d'acheter du parfum, peu habitué, le vigile ne jette même pas un cil sur mon autre sac.
Donc, si vous voulez faire sauter un lieu public, achetez du parfum et mettez votre explosif dans votre emballage.
Je suis certainement mauvaise langue mais je trouve que cette "suspicion" d'attentat tombe à pic.
10:05 | Lien permanent | Commentaires (10)
11/08/2006
L'âne de Buridan
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Les promesses n'engagent que etc. etc... J'avais juré que je n'irai plus visiter d'appartements avec Madame de., que j'en avais assez d'entendre " Ya tout à r'faire ! il est trop sombre, trop petit, trop calme, trop bruyant, pas assez vivant, pas assez proche des commerçants, pas ceci, trop cela" Stooooooop !!!
Pendant que je ne visitais pas d'appartement, j'en avais profité pour aller râler à ma banque, malgré leurs affirmations et notre opposition, nous avons encore payé des billets d'avion, pour Tunis cette année ! Nous avons enfin récupéré un chéquier et on nous promet la CB pour aujourd'hui (promesse de gascon !).
Puis nous avons visité le Musée de la Shoah, c'est pas la foule, ça sent le manque d'argent et, comme d'habitude, c'est un endroit qui ne parle qu'à ceux qui reconnaissent des noms sur le mur.
Mais hier, Agitation ! Madame de. téléphone, affolée -elle s'affole souvent-, elle a vu seule, deux appartements et les deux appartements lui plaisent, c'est un miracle, depuis le début, rien ne lui plaît, elle me demande d'aller les voir avec elle.
Effectivement, ils sont bien, très différents mais avec beaucoup de charme (Lili, c'est encore trop onéreux pour le budget de Blanche neige), celui pour lequel je lui sens une certaine faiblesse, qui porte en plus le nom d'un écrivain, celui des Contes cruels, lui correspond tout à fait mais l'autre ne manque pas d'atouts.
Nous voilà avec une Madame de. comme l'âne de Buridan -mort de soif et de faim entre un seau d'eau et un seau d'avoine-, elle ne va pas réussir à choisir et les deux vont s'envoler rapidement, les transactions sont courantes pendant les mois d'été.
Et pendant ce temps, je prévois d'emporter des petits pulls sur la plage normande..
Dernière minute : Je viens d'avoir longuement Madame de au téléphone, l'appartement qui lui plaisait hier, lui plait déja moins ce matin, les défauts apparaissent, je vais encore jurer que je ne me laisserai plus faire mais..
Histoire à suivre. Les aventures de Madame de : "Comment ne pas trouver un appartement", bientôt en librairie.
09:45 | Lien permanent | Commentaires (12)
10/08/2006
Quand le coeur s'emmêle...
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Mon fils s'est marié le 6 juillet, sans prévenir personne, il voulait un petit mariage, ses parents, la mère de jjf, et ses témoins, le soir nous étions 8, c'est le mariage dont j'avais rêvé. Pour le mien, j'avais eu droit à un "vrai" mariage où je m'étais ennuyée à mourir.
Pendant que l'homme passait examen sur examen, en sachant parfaitement, qu'il apprendrait à la fin qu'il avait un cancer, nous avons reçu un faire-part de mariage, celui de mon neveu, le fils de ma soeur.
J'ai fait savoir que je réservais ma réponse, l'homme devait se faire opérer. Ma soeur et son mari ne sont pas venus voir l'homme à l'hôpital, lorsque ce dernier est sorti, le Lundi de Paques, il ne tenait pas debout et je ne sais pas conduire, ma soeur a téléphoné "Tu veux qu'on vienne le chercher ?". J'ai demandé, je connais le beauf " ça ne dérange pas ?", figurez vous que si, ça dérangeait le beauf, prendre sa voiture et venir jusqu'à l'hôpital, comme ça gratuitement, ça le fait pas, mon beauf est avare et l'essence ça coûte.
Nous avons pris un taxi et l'homme a pu regagner son lit sans avoir à dire merci.
J'ai beaucoup réfléchi et je ne suis pas allée au mariage de mon neveu, je connais ma soeur, elle m'en veut.
Ce matin, elle a téléphoné de Bretagne, elle est partie en vacances, elle a commencé à me chercher des poux dans la tête, j'ai répliqué.
Conclusion, nous sommes un peu en froid, j'aime beaucoup ma soeur, nous sommes une toute petite famille, il ne reste pas grand monde, lorsque nous sommes revenus d'Israël, ayant tout perdu, ma soeur a été très présente, elle m'a énormèment aidée, indirectement l'homme aussi, son mari n'a pas levé le petit doigt, comme d'habitude.
Cette fin de matinée, j'ai un peu mal au coeur, nous avons tort toutes les deux mais je nous connais, nous camperons sur nos positions.
09:05 | Lien permanent | Commentaires (31)
09/08/2006
Information ou spectacle ?
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Dire que j'ai des doutes sur la véracité des informations qu'on nous donne à longueur de journée est un euphémisme.
Hier soir, je regarde le journal de 20 h avec l'homme, Porto cernée par les flammes, les Portugais se battent avec des seaux d'eau contre les incendies qui menacent la ville. J'appelle mon enfant chéri et lui demande s'il voit le feu de ses fenêtres, l'ours, ravi que je ne lui parle pas de mon livret de famille, se moque de moi "Mais, maman ! Rassure toi, on va pas mourir, effectivement y a des incendies dans le coin, ça sent la fumée mais on ne voit même pas les flammes, ça n'a rien à voir avec le Canigou comme quand j'étais petit."
Effectivement, lorsqu'il était petit, nous étions en vacances et de nos fenêtres, nous avons vu le massif en flammes et le ballet des avions déversant leurs tonnes d'eau.
Autre nouvelle qui en dit long sur la fiabilité des "informations":
L'Agence Reuters a viré un photographe douteux au Liban, le photographe noircissait ses photos pour rendre plus impressionnant l'impact des missiles israéliens.
A la radio, un ministre libanais a démenti l'annonce de la mort de 40 civils libanais et a rectifié : 1 civil tué et non 40. C'est un de trop, mais, le soir même au Journal de 20 heures, c'était toujours les 40 civils qui faisaient l'actualité.
A l'instant, ou j'écris ses lignes, France Inter fait l'éloge funèbre de Fidel Castro qui, d'après d'autres sources, est en pleine forme.
Qui croire ? Je me souviens des appels inquiets de mes amis lorsque je vivais à Tel Aviv, et à qui je répondais qu'il ne ce passait rien d'inhabituel...
On fait bien revivre les morts pour leur faire faire de la pub, ça coûte pas cher, alors nous faire prendre des vessies pour les lanternes, pourquoi pas...
09:45 | Lien permanent | Commentaires (18)

