08/08/2006
Mère et fils
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Depuis que l'homme a été opéré, pas encore 4 mois, l'administration nous demande sans cesse des photocopies de documents officiels, pour la prise à 100 %, nous allons régulièrement à l'hôpital pour faire effacer de leurs ordinateurs, les sommes astronomiques, réclamées régulièrement par Monsieur mon Trésor qui ne s'embarrasse pas de détail, comme le 100 %.
A chaque fois, nous devons fournir des justificatifs et hier nous lisons : "Photocopie du livret de famille", j'ai un livret de famille voyageur, c'est le 3ème que me fournit la mairie du 3ème arrondissement, le premier l'Ours a dessiné avec ardeur dessus et il s'est envolé avec mon sac un main dans le métro, je ne me souviens plus des circonstances de la disparition du 2ème, et le 3ème pas moyen de mettre la main dessus.
Je me souviens brusquement que je l'ai prêté à l'ours en lui demandant de me le rendre, il a fait avec le livret de famille ce qu'il fait avec les livres, DVD et autres bricoles, il n'a rien rendu. Pas moyen de le joindre au téléphone.
Nous partons chez lui, je pense naïvement que je vais trouver mon livret de famille dans son couloir, au dessus des livres et des DVD, l'ampleur de la tâche m'effraie et je ne veux pas fouiller dans les affaires de mon fils.
Je finis par avoir le jeune marié au téléphone qui m'apprend que le Portugal brûle, surtout la région de Porto, et que mon livret de ma famille, il me l'a rendu.
Je sais bien que non, j'insiste et j'ai cette réponse merveilleuse "Si, je te l'ai rendu mais si tu ne le trouves pas, je te dirai ou chercher chez moi".
Je vais bien m'amuser aujourd'hui, je vais chercher un livret de famille introuvable et en profiter pour ranger les papiers qui s'accumulent dans des endroits divers et variés.
On dit que les chats ne font pas des chiens, j'en suis convaincue, mon enfant chéri range ses papiers comme moi, n'importe ou !
09:46 | Lien permanent | Commentaires (20)
07/08/2006
Paris au mois d'Août
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Hier soir, fenêtres ouvertes, je savourais avec l'homme la tranquillité de Paris au mois d'Août. Ce matin la ville est plus bruyante mais hier soir nous avions l'impression d'être seuls au monde, c'est plutôt agréable cette sensation dans une grande ville.
Bon, heureusement que nous ne restons pas dans le quartier, sur 6 boulangeries, une seule ouverte et le pain est vraiment mauvais, difficile d'aller dîner dans un petit restaurant, ils sont tous fermés, reste ma libraire mais j'ai une pile de livres à lire qui me fera le mois d'Août et j'attends les nouveautés de Septembre.
Les enfants sont partis au Portugal, ma soeur en Bretagne, une amie très chère a regagné sa Corrèze chérie, d'autres (nous étions conviés) sont aux Sables, je peux aller houspiller ma banque, je ne risque pas de tomber sur une connaissance et de finir devant un café, la ville nous appartient.
Hier soir, l'homme dormait, Balagan vaquait à ses occupations de chatte d'appartement et je lisais "Lutétia", je trouve qu'il se traîne, Pierre Assouline, dans ce bouquin, à force de donner dans l'anecdote, il lasse, j'attends tout en connaissant la fin "Le Lutétia" avec ses listes, ses rescapés et les familles qui viennent.
Donc hier soir, je lisais et je pensais à ma voisine du dessus, ma voisine coquette avec ses 80 printemps à rallonge, sa copine de 93 ans est partie au Touquet, sa fille vit sa vie dans le Sud, bien sûr, je monte la voir, je vérifie qu'elle boit, que son genou ne l'empêche pas de sortir, mais je ne monte pas chaque jour, quelquefois j'oublie.
Et dans un demi sommeil, je me disais que Paris au mois d'Aout, c'est bien, avec un homme à ses côtés.
10:00 | Lien permanent | Commentaires (15)

