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15/07/2017

Ils sont tous partis.

Ils sont tous partis !
Je crois que nous sommes seuls dans notre immeuble.
Presque, notre voisin d'à côté est coincé car sa femme attend un bébé.

J'adore les villes désertées.
Bon depuis deux jours, nous n'avons pas mis les pieds à Paris.
Même la Madeleine avait un dispositif de sécurité.

Hier le boulanger, seul ouvert sur la place, est sorti discuter avec nous pendant que notre tradition cuisait.
Nous étions tous les trois assis, il faisait bon, c'était bien...

La tranquillité a toujours un prix : Notre boucher ferme aujourd'hui.
Il n'a même pas donné de date de réouverture.
Le boulanger ferme tout le mois d'Août.
Je suppose que la ville d'à côté va avoir le même programme.

Nous allons profiter de Paris, notre ville, comme des touristes.
Je vais enfin respirer correctement.
Les embouteillages seront pour les autres.

Nous entendrons parler toutes les langues sauf la nôtre.
La retraite c'est chouette, on part lorsque les autres sont revenus !

vacances, les autres, le rêve

15/01/2015

Je suis en train de devenir misanthrope

les autres, la politesse, les supermarchésJe crois que je suis en train de devenir misanthrope.
J'en ai assez de me faire bousculer dans la rue et de dire "pardon" !
Oui je fais partie d'une génération qui dit : "Bonjour", "merci", "je vous en prie" et qui n'oublie pas de dire "au revoir" en quittant une boutique.

J'en assez de me faire bousculer par des gens qui ne m'ont pas vue, accrochés qu'ils sont à leur téléphone.

Dans le train, j'en ai assez de profiter des conversations sans intérêt, de la mamma, de la pétasse qui mâchouille son chewing-gum en faisant profiter le wagon de ses : "Ouich, alors, jui ai dit" suivi de "alors y m'fait c't'enc..."

J'en ai assez de me trouver à la caisse du supermarché derrière une femme, j'ai l'impression que c'est toujours la même, en train de sortir ses centimes, de faire retirer un produit, en ajouter un autre, essayer d'obtenir une remise d'une caissière qui n'a même pas le droit de se lever pour se dégourdir les jambes, et qui comme nous attend.
J'ai perdu ma compassion depuis que je me suis aperçue que c'est toujours le même genre de "femmes à sac de marque" qui fait le même numéro.

Assez d'attendre le bus en étant arrivée la première et de me faire piétiner par une pimbêche prête à tout pour s'assurer d'avoir une place assise.
La pauvre, elle ne sait pas que je ne me laisse jamais faire, quatre années passées en Israël  m'ont laissé des réflexes...

Hier, le marchand de journaux, pourtant pas un petit freluquet, nous a dit s'être fait agresser par certains clients pour un "Charlie Hebdo".
C'est beau la solidarité.
Accompagnée de politesse, c'est parfait...
Je sais pourquoi les vieux deviennent mauvais : Ils ont croisé trop de cons...