25/11/2014
La vieille maison a été rasée.
La vieille maison aux roses a été rasée.
Je ne passais plus devant.
Ce n'est plus la saison des roses et surtout elle avait été squattée et le squatteur avait protégé son habitat.
Je n'avais donc que peu profité des ces roses odorantes, qui ne fanaient pas dans un vase sans perdre un seul pétale, ces fleurs qui ne sentent que le pétrole et qui viennent d'Equateur.
Samedi, en passant j'ai découvert une porte neuve et rien derrière.
Plus de rosiers, plus d'arbres, plus de maison, plus de vie.
J'ai imaginé une vie, un couple, des enfants, une balançoire...
J'ai arrêté de rêver, j'ai pensé au prix du foncier dans le coin et j'ai parié avec moi que bientôt un immeuble, dans le genre du nôtre, avec plein de malfaçons, aurait pris la place de la vieille maison aux roses.
Les vieilles maisons aux roses vont continuer à disparaître et les gens vivront dans des cubes onéreux et mal construits.

10:07 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : maidon, roses, squatt
24/11/2014
Hier, je ne suis pas allée au cinéma
Hier, je ne suis pas allée au cinéma.
Je n'ai pas eu envie d'aller à Paris.
Dans les salles du coin, pas de coup de cœur et pas envie de prendre le train pour aller dans une autre ville.
Le dimanche en banlieue, même à côté de Paris, on ne trouve pas un café ouvert, pas un boulanger, rien.
Il reste "La coulée verte", l'ancienne ligne de chemin de fer Saint-Lazare-Saint-Germain-en-Laye, parfaite pour aller au Monoprix du centre ville des enfants, simplement ennuyeuse, parce que trop connue, le dimanche.
Alors, j'ai lu un truc.
L'amitié entre quatre femmes.
Des Américaines, donc elles boivent...
C'est marrant, dans les bouquins américains, même ceux des grands comme Carver ou Fante, tout le monde picole.
Pour donner un peu plus dans le pathos, l'une d'elle à un cancer métastasé, faut faire bonne mesure, mais elle reste le centre du groupe.
Elle règle tous les problèmes même ceux de stérilité avant de s'endormir et de ne pas se réveiller.
Je ne vous ferai pas l'injure de vous donner le titre de ce bouquin mais je dois reconnaître un talent à l'auteur, avec du rien, elle fait un bouquin, oublié à peine refermé mais que j'ai eu du mal à lâcher avant de l'avoir terminé...
09:58 | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : pathos, macrobiotique, pensée positive


