26/11/2006
C'est dimanche
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C'est dimanche, Barbara passe sur France Inter, Balagan dort sur mon lit, pas encore fait pour ne pas déranger la bête, je sens que je vais partir à la recherche des CD, ceux qui n'ont pas été perdus, de la longue dame brune.
C'est dimanche, le téléphone ne sonnera pas, l'Ours ne téléphone jamais le WE, heureusement que nous fonctionnons à l'électricité, défense de mourir un WE, l'Ours ne s'en apercevrait que le lundi.
C'est Dimanche, l'homme et moi parlons du Louvre, de l'IMA, d'Orsay que sais je ? Nous aurons peut être la flemme et irons simplement faire un tour au Père Lachaise pour aller boire un café de l'autre côté du mur.
C'est Dimanche, l'homme joue aux cartes mais ça compte pas, il joue aux cartes chaque jour, il prétend que ça l'aide à réfléchir, il réfléchit beaucoup l'homme...
C'est dimanche, lorsque l'Ours était plus jeune, nous cherchions à château à visiter, une maison d'écrivain, nous cultivions l'Ours, qui avec un copain ou un copine nous suivait en trainant les pieds, c'est ça être fils unique.
Je me demande, lorsque l'enfant paraitra, si l'Ours pensera déjà à l'emmener au Luxembourg, le bateau qui chavirera, qu'il devra récupérer, Guignol qu'il devra applaudir, en regardant discrètement sa montre. Je me demande si le petit ou la petite Ourse ira au Jardin d'Acclimation que l'Ours, lucide, avait baptisé le Jardin d'Exploitation.
C'est Dimanche, un dimanche d'automne avec une lumière d'automne, vous croyiez que c'était pour ça que je me penchais sur mon passé ?
10:35 | Lien permanent | Commentaires (22)
25/11/2006
De l'Art de nous prendre pour des cochons de payants
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Hier après midi, l'homme et moi décidons d'aller au Louvre, changement de direction, nous finissons à l'Hôtel de Soubise, nos Archives Nationales transformées en Musée de l'Histoire. Une affiche annonçait "Marie-Antoinette - Pièces à Conviction" mais c'est surtout l'hôtel qui nous interesse. Des lettres de Marie-Antoinette, pourquoi pas ? Nous n'apprenons pas grand'chose, que la Reine était dépensière, qu'elle aimait la toilette, nous le savions déja, qu'elle avait une écriture "pattes de mouche" et que mourir à 38 ans, c'est jeune. Fin de l'exposition et n'oublions pas le commerce, une vitrine nous proposant d'aller acheter des petites horreurs dans une boutique située dans la même rue, boutique située presque en face d'un autre Musée.
L'Hôtel de Soubise nous annonce 3 expositions, la seconde s'appelle "Détournements de fonds publics" et porte bien son nom. "L'artiste" sème dans cet hôtel, commencé en 1371, des "oeuvres d'art" qui ressemblent aux cadeaux de fêtes des Mères, manque que le collier de nouilles, ses petits étrons de couleurs vives, sur des trésors.
Je lui reproche surtout de cracher dans la soupe. Enarque, donc élevée au biberon dans le sérail, un carnet d'adresses qui lui permet de se retrouver dans un Musée National, donc un Musée qui fonctionne avec nos impôts, enfin, je l'espère, elle mèle tout: Le tiers état, la Shoah, les capitalistes; le peuple, etc.
Je n'ai jamais trouvé la troisième expo, il faut dire que j'avais plus envie de trouver "L'artiste" pour lui parler de son "oeuvre" !
Pendant que je râlais, l'homme, la tête en l'air, regardant quelques tableaux de Boucher, n'avait qu'une idée: Connaitre la taille d'une des pièces (la grande antichambre de la Reine), il se voyait installé, tranquille, écoutant sa chaine HiFi, celle qu'il se fera lorsqu'il aura le temps, dans des conditions idéales.
Je ne vous donne pas le nom de l'énarque, c'est une arriviste de plus.
Je ne vais pas en outre lui faire de la pub !!!
09:56 | Lien permanent | Commentaires (19)
24/11/2006
Ne faites aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît...

J'étais en train de me promener sur la toile pour trouver une photo qui viendrait au secours de mon imagination défaillante et j'ai cherché Norman Rochwell, je ne suis jamais déçue lorsque je contemple l'oeuvre de cet homme.
Pendant que je triturais mon neurone, Mab a laissé un commentaire, sur la vision différente que Bérangère et moi avions d'un même lieu. Je suis sûre que Nathalie qui vit en Israël n'a pas non plus la même vision, nous sommes toutes les trois extrêment différentes.
Je suis du genre à réclamer, non pas le droit à la différence mais le droit à l'indifférence.
J'ai tout dans les gambettes, Rue de Bagnolet,
près de la Rue des Pyrénées, quand j'suis née,
j'ai pas de tête mais des jambes qui me portent, me rapportent...
Venez mes frères, je ne suis pas cultivée mais j'ai des connaissances..
Me voila en train d'appeler Barbara à mon secours pour vous dire que j'ai l'oeil inquisiteur, là où Bérangère ne voit que beauté, je vois le ver dans le fruit, lorsque Bérangère voit la main de Dieu, je vois son absence ou sa négligence.
Je suis sûre qu'au Saint Sépulcre, Bérangère a vu la ferveur, j'ai vu les marchands du Temple.
La seule chose dont je suis sûre c'est de mon sionisme et de la beauté des petits soldats, filles ou garçons.
Une autre certitude, un jour comme aujourd'hui, j'adorerais me rendre à Massada avec l'homme, laisser passer un troupeau de chameaux, regarder les Bédouins et avoir l'impression de saisir un moment de grâce.
10:20 | Lien permanent | Commentaires (16)
23/11/2006
A chacun son Kotel
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Jérusalem, traduction littérale : "La ville de toutes les paix" ne porte pas encore très bien son nom, je ne désespère pas, ça viendra, ne dit-on pas "L'an prochain à Jérusalem".
Bérangère, qui a la foi, celle qui déplace des montagnes a fait une très émouvante note sur son Mur des Lamentations, je suis une laïque, ma vision est donc un peu différente et puis j'habitais Tel Aviv, il m'arrive de rêver de Tel Aviv, je ne rêve jamais de Jérusalem.
Bérangère, par délicatesse, n'a pas parlé de l'accès au Kotel, le poste de garde installé à l'entrée, le portillon qu'il faut passer.
La première fois que je suis allée au Kotel , c'était un vendredi, la tension était palpable, les petits soldats l'arme sur l'épaule mais on sentait qu'ils n'hésiteraient pas à s'en servir, les ambulances, nombreuses les ambulances, la Mishtara, tout cela ne rendait pas l'atmosphère sereine. Je me suis approchée du mur, j'étais avec une amie, nous avons glissé nos petits papiers, j'ai touché le mur, je me souviens des millions de petits papiers, de la rugosité de la pierre, je ne me souviens pas si le mur était froid ou chaud.
Je me suis installée de l'autre côté, j'ai attendu l'homme, appuyée contre un autre mur, à côté des petits soldats, ils sont tellement jeunes, ils ont tellement l'habitude de la tension que rien ne les empêche de rire et de courtiser les petites soldates.
J'ai vu le Dôme du Rocher, c'était aussi jour de prière, j'ai vu les provocations des deux côtés.
Jérusalem, j'y retournerai un jour, l'an prochain qui sait ? Si un jour, vous pouvez y aller vous verrez la beauté du lieu et vous aurez peut être la chance de ne pas sentir la tension.
J'aimerais être comme Bérangère ne voir que la grâce malheureusement, je vois le reste aussi.
10:10 | Lien permanent | Commentaires (21)
22/11/2006
Le mariage
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Un beau jour, vous avez dit oui, il ne faisait pas très chaud mais il faisait beau, vous étiez encore frais, il ne manquait aucun pièce à l'homme, quoique, il avait déja été une victime de la science, son oeil droit gardait les traces de ses expériences de petit chimiste !
En ce qui me concerne, je portais une robe si courte qu'on aurait dit une grosse ceinture, j'étais un tout petit peu enceinte, l'Ours était au chaud, j'avais sommeil et mal au coeur !
Nous avons dit "Oui", j'ai trouvé la journée très longue, l'homme aussi, rien n'avait changé dans ma vie, nous sommes rentrés chez nous, 3 petites pièces sous les toits et un petit balcon.
Quelques années après, combien, je refuse de le dire mais l'Ours à son tour est marié, il va être papa, la vie continue, j'ai déménagé souvent, très souvent, l'homme a perdu des pièces, une grosse dernièrement et je m'aperçois que j'ai toute ma vie supporté un mariage à trois !
L'homme se couche comme les poules et s'endort rapidement, de mon côté, je me chamaille avec Balagan, elle prend toute la place, je lis et souvent, je dors mal, je me lève, je regarde par la fenêtre, je me recouche, tournicote pour trouver une bonne place, et ça dure un bon moment.
Le matin, je dors, enfin j'essaie, par un effet d'accoustique que je ne comprends pas, j'entends mieux la radio de l'homme que lui, dans un demi sommeil, j'attends le billet de Guy Carlier, Ségolène, Sarko, le Liban, j'en passe et des pires, le monde va mal et je m'en fous, je veux dormir !!!
Le jour de mon mariage, ce jour où j'ai dit oui, pour le meilleur et pour le pire, ce qui fût parfois le cas, je n'ai pas dit oui à France Inter, j'ai dit oui à un jeune homme qui ressemblait au gamin qu'il était encore, il écoutait France Musique et pas le matin à l'aube, le matin à l'aube, il me regardait dormir, c'est lui qui le dit.
Alors l'homme, au lieu d'écouter la radio, de râler contre la politique (elle ne changera rien à nos vies) reprend tes habitudes d'amoureux, regarde moi dormir.
09:38 | Lien permanent | Commentaires (36)

