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10/06/2022

Exercice de style.

paris,brocante,embouteillage.

Non, je ne vais pas vous la faire à la Queneau, je vais déjà essayer d'écrire et ce n'est pas si simple.

L'aménagement traîne en longueur...
Malgré une nouvelle bibliothèque, la place manque.
Les luminaires ne sont pas posés faute d'un escabeau assez haut.
Nous avons fait appel aux "Lulus dans ma rue" mais c'est une émanation de la Ville de Paris.
Donc, les délais étant entre "longs" et "à perte de vue", nous n'avons toujours pas reçu de devis.

En plus de la circulation habituelle chargée due aux travaux parisiens dont nous savons même plus dans quel but ils se font, nous avons droit à une brocante guindée avec tentes blanches genre mariage anglais.
Les trottoirs sont pleins et les rues bouchées obligent à détourner les bus.

Nous resterons dans le quartier jusqu'à dimanche tant il est difficile de circuler.

Notre moral n'est pas au top, trop de fatigue sans doute.
Et puis l'idée que c'est notre dernier déménagement nous passe par la tête aussi.
Les cartons nous paraissent de plus en plus lourd...

Merveille est acceptée dans un "bon lycée", sa première demande a été prise en compte.
Elle va faire un "bachibac" et nous parle déjà d'Erasmus, de petits cafés sympas en face du lycée.
Son père va se ronger les ongles...

06/06/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°126

Devoir de Lakevio du Goût_126.jpg

Devoir de Lakevio du goût No 126
Cette toile de Vettriano me fait irrésistiblement penser à Baudelaire.
Je verrais bien un devoir qui commence par :
« 
Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »

Et qui finirait par :
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »
Ça, ce serait chouette…

Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière.

Ce n'était pas suffisant.
Je n'aimais pas enseigner.
Plus exactement, c'est justement parce que j'aimais enseigner que je n'étais pas heureux.
D'année en année, les professeurs et les élèves étaient traités comme des pions.
Il nous fallait obéir à des hommes politiques dont les enfants étaient des adultes qui n'avaient pas fréquenté l'école publique...

Je ne fréquentais pas les autres professeurs.
Ils voulaient travailler petitement, avoir un emploi du temps qui leur convenait et, comme les élèves, attendaient les vacances.

Je fumais, je réfléchissais, je me sentais bien seul.
Certains gamins aimaient ma façon d'enseigner mais je voulais les toucher tous, je voulais arrêter de me torturer, je voulais devenir comme les autres profs.
Je pensais de plus en plus abandonner mon métier.
Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure...