24/03/2022
Pourquoi j'ai mangé mon père.
Depuis le début de cette guerre, je pense chaque jour à mon père.
Mon père, enfermé en Pologne, avait été "délivré" par les Russes.
Après sa "libération" il leur voua une haine farouche...
Je connais peu de choses de son passé.
J'ignorais même qu'il parlait allemand.
Lorsque je l'ai entendu le parler, je lui ai dit "mais tu parles allemand ?"
Il m'a répondu "Il faut toujours comprendre son ennemi."
Bien qu'il mit deux ans à revenir en France, il n'eut pas le temps d'apprendre le Russe...
Pendant la Guerre Froide, alors que l'épisode des missiles de Cuba faisait craindre une troisième guerre mondiale, mon père nous disait régulièrement "Je préfère vous tuer de mes propres mains que vous laisser aux mains des Russes !!! ".
Je ne suis pas une experte en géopolitique, mais Dieu que la guerre est moche !
Je crois aujourd'hui que mon père le savait mieux que bien des spécialistes qui dissertent sans fin pendant que les gens meurent...
09:58 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : guerre, russie, délivrance, père
21/03/2022
Devoir de Lakevio du Goût N°117
Où mène cette passerelle ?
Que traverse-t-elle ?
Le savez-vous ?
Si vous le savez, dites-le !
Si vous ne le savez pas, inventez-le !
J’essaierai de trouver où mène cette passerelle.
À lundi…
Déjà, j'essaie de trouver où est cette passerelle.
Non elle n'est pas dans le jardin de Giverny.
Manquent les nymphéas...
Ce n'est pas non plus le Parc Monceau.
Ne me dites pas qu'en pleine période d'allergies printanières, le Goût a osé m'envoyer à la campagne !
Je connais le Goût, sa veine bucolique ne l'entraîne jamais bien loin.
Il n'est pas dans le Berry, pas sur les traces de George Sand.
Pour ça, il a le « Musée de la Vie romantique », son jardin de roses et surtout son café servi.
Je peux traverser cette passerelle sans crainte.
Je n'aurai pas une overdose de verdure car je suis sûre que la vie est à peine à un quart d'heure à pied.
Je le connais, il rêve sans doute à une toile de Fragonard.
À une jeune femme sur une balançoire...
Une évasion à portée de TER, ça permet d'oublier le reste...
09:55 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : devoir de lakevio-le goût, paysage bucolique



