01/04/2022
Exercices de style

Je ne sais pas si le titre est bien choisi mais ne vous attendez pas à une note désopilante.
Et encore, j'ai de la chance, je n'ai rien dit, le-Goût n'aurait pu s'empêcher de choisir "On est toujours trop bon avec les femmes"...
J'ai du mal, moi qui n'avais jamais eu de difficulté à écrire, je suis toujours les bras ballants devant une page blanche.
Pourtant j'aimais ça écrire et le soir, avant de m'endormir, j'écrivais des romans entiers dans ma tête.
Maintenant que je dors mal, les romans se sont enfuis avec le sommeil.
Alors que je pourrais vous en raconter, des histoires.
Maintenant que Mab n'est plus là pour me demander de ses nouvelles, je pourrais vous dire qu'invités par "Madame de." mercredi dernier nous sommes allés dans un restaurant de la rue Saint Honoré.
Un restaurant caché dans une cour, agréablement décoré et qui sert des portions minuscules.
Vous avez donc deviné que c'est un restaurant encensé par les critiques, sûrs qu'ils sont de ne pas prendre un gramme.
Je pourrais aussi vous dire qu'un homme est descendu du bus que nous attendions.
Il ne m'a pas offert des fleurs mais m'a tendu un pull de marque en m'assurant que je l'avais oublié dans le bus.
Je n'ai pas eu le temps de lui dire qu'il n'était pas à moi, que je ne sortais pas du bus, qu'il était déjà parti.
Alors, le pull à la main, à peine rentrée j'ai lavé le pull et ses poches en agneau.
J'espère remettre en état les poches malmenées par le lavage .
L'aménagement de la maison est pour l'instant arrêté.
J'ai des envies de bouger les meubles mais les muscles si pratiques des années auparavant ont disparu...
Nous attendons une livraison et il me faut trouver quelqu'un pour poser mes rideaux car l'appartement est haut de plafond et le Goût n'a plus envie de jouer les cascadeurs.
Si vous saviez combien j'ai peiné pour écrire ces quelques lignes, vous n'auriez aucun doute sur la vacuité de mon esprit.
10:42 | Lien permanent | Commentaires (13)
28/03/2022
Devoir de Lakevio du Goût N°118
Je suis ravi en regardant cette toile de Caillebotte.
Non, il n’est pas à Paris, pas sur le Pont de l’Europe.
Il n’est pas non plus en train de regarder des raboteurs de parquet au boulot.
Non, il regarde un couple qui part en direction d’un petit bois, sur « Un chemin montant. »
Je vous dirai lundi ce que j’en pense.
J’espère surtout lire ce que vous en pensez…
À lundi donc…
Il fait beau, le ciel est bleu, l'herbe est verte...
Ils marchent tranquillement comme un vieux couple qui fait une promenade digestive après un repas dominical un peu trop copieux.
Il ne pense pas à ses amis peintres.
Il les aidera à vivre un autre jour.
Elle ne pense pas à la poussière qui macule le bas de sa robe, elle la donnera, sans même un regard, à la bonne qui la brossera.
C'est un moment de détente, au détour du chemin ils ne trouveront pas un trou de verdure où chante une rivière.
Personne n'aura deux trous rouges au côté droit.
Ils auront juste les joues un peu plus rouges en revenant de leur promenade.
09:57 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : printemps, ciel bleu, promenade


