06/10/2021
Le chat et le rat.
Le commentaire d'Alainx sur le pain a fait revivre un souvenir qui va tout à fait dans le sens de ses écrits.
Ma plus jeune soeur est alors dans sa poussette et parle.
Elle était donc assez grande pour marcher mais c'est la plus jeune, est souvent malade et n'aime pas marcher.
Alors on la laisse faire.
C'est un peu la même chose aujourd'hui sauf que personne ne la traîne en poussette...
À ce moment, ma mère est dans la boulangerie.
Le fils de la boulangère possède un fennec et je pense qu'aujourd'hui, le fennec n'aurait pas le droit de vivre sa vie comme à cette époque lointaine où les voitures étaient rares dans les rues...
Ma soeur est donc dans la rue, devant la boulangerie et elle "parle à un minou".
Quand ma mère sort, c'est l'horreur, le "minou" que ma soeur est en train de caresser est un rat !
Le rat est tranquillement installé sur elle et manifestement apprécie d'être caressé.
Il ne souffre pas d'être appelé "beau minou".
Hurlement de ma mère.
Surprise de ma soeur et du rat.
Une belle bête que ce rat.
Il est parti tranquillement sans mordre ma soeur.
Ma mère a continué à fréquenter la boulangerie.
Sans doute parce que c'était la seule boulangerie du coin...
09:59 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : soeur, rat, boulangerie, paris
04/10/2021
Tout le monde n'est pas Rabelais
Aujourd’hui c’est pour faire plaisir, du moins je l’espère, à Adrienne que je vous soumets cette toile peinte vers 1680 de Job Berckeyde.
Il y est question de pain, celui qu’on doit pétrir pour le vendre ou gagner à la sueur de son front.
Si vous me disiez lundi ce que vous avez retiré de cette toile ?
Hmmm ?
C'est un véritable malheur que n'être pas Rabelais pour parler du pain.
Qui oserait écrire sur ces belles miches dorées que l'on veut prendre à pleines mains avant de les croquer...
Aujourd'hui, on mange de moins en moins de pain.
C'est assez logique, qui a envie d'acheter des patons industriels que le boulanger n'a qu'à mettre au four ?
Ce boulanger sortira du pain chaud toute la journée.
Hélas un pain qui ne sentira rien d'intéressant et sera devenu une éponge le lendemain matin.
Alors on traque la boulangerie qui fait sa pâte, la pétrit, la fait lever le temps nécessaire, celui dont le pain a la mie légère, parfumée.
Ah... Quel plaisir de respirer une bonne baguette au levain, cuite comme il faut, dorée, tentante !
Les jours de pluie violente, comme hier, il nous arrive de ne pas manger de pain.
La boulangerie bio est trop loin, on ne mangera pas de pain car le seul boulanger ouvert près de chez nous vend du pain trop blanc, pas assez cuit.
Le pain qui vous restera sur l'estomac.
Chez mes parents, avant l'apparition de la baguette, j'allais chercher un « bâtard », le pain court et costaud.
Je prélevais ma dîme, c'était un vrai plaisir que d'en manger le croûton puis de revenir en sautillant...
09:36 | Lien permanent | Commentaires (10)



