13/05/2021
Moi, j'aime pas le printemps !
Chaque année, le printemps est là, pluvieux, venteux, chaud, peu importe.
Je pleure, je me gratte, j'éternue et j'ai une voix de corbeau malade.
C'est particulièrement vrai en cette période de Covid-19 où cafés, restaurants et musées sont encore fermés.
Il reste quoi aux Parisiens qui n'ont pas de famille à la campagne ?
Et à ceux qui en plus aiment la ville même si c'est un peu moins en ce moment ?
Hier le Goût voulait même s'installer au bord de la mer dans une ville grande comme Chatou mais sans le Vésinet ni Saint Germain en Laye, là où les Catoviens passent leur vie.
Donnez lui un musée ouvert, un vrai jour de printemps et il s'installera heureux comme un pape devant un café immonde au Musée de la vie romantique.
Il nous reste les parcs et rien d'autre à part les Parisiens installés sur les pelouses.
Il nous reste les fleurs, les feuilles et les branches.
Et le pollen, hélas, ami des abeilles mais ennemi des allergiques.
D'ailleurs je me venge, je n'aime pas le miel...
Alors, j'attends la pluie promise, qui comme Godot n'arrive pas.
Non pas frapper, pas sur la tête ! C'est vital.
09:39 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : printemps, allergies, arbres
10/05/2021
Vous le reconnaissez ?
Mr Caillebotte n’a pas peint que le pont de l’Europe, la gare Saint Lazare, des « racleurs de parquet » ou les trottoirs parisiens.
Non, il a peint aussi de la verdure.
Et pas que celle de sa propriété d’Yerres.
Je vous soumets cette toile qui me prouve que là où je me suis promené il y a peu était beaucoup plus touffu il y a 150 ans qu’aujourd’hui.
Les bancs n’ont cependant pas changé.
Que vous dit cette toile ?
Un souvenir de parc bien loin de celui-ci apparaît dans ma cervelle noyée dans son habituel « cafouillon » matinal...
La plaine Monceau...
Un endroit créé de toutes pièces par les frères Pereire pour loger la grande bourgeoisie.
Du moins celle qui n'avait pas les moyens de s'installer Boulevard Saint-Germain.
Les hôtels particuliers du coin n'étaient pas encore des sièges sociaux, Rolex n'y avait pas le sien.
Ces hôtels appartenaient aux familles Camondo, Rothschild, Cernuschi et je crois même que les frères Péreire en possédaient un.
Lorsque j'étais enfant, je n'en savais rien, je m'ennuyais beaucoup dans ce parc sauf lorsque j'étais conviée à jouer au croquet.
Plus tard, j'y lisais "La famille Boussardel", que je devrais relire...
Je rêvais aussi de posséder un de ces hôtels.
Hélas trois fois hélas, j'ai rencontré le Goût et mes rêves de posséder les clefs du Parc Monceau se sont envolés...
Je voulais posséder un de ces hôtels particuliers juste pour les clefs du parc.
Pouvoir m'y m'installer le soir, le parc étant fermé et lire tranquille sur un banc.
En fait, je voulais le parc silencieux et pour moi seule.
Hier j'y suis allée.
Nous avions chacun un livre mais nous n'avons pas lu.
Nous avons regardé les passants qui passent.
Ils étaient nombreux ces passants.
Des quadragénaires qui promènent l'héritage en la personne de "Mère" qui ne quitte plus son fauteuil roulant.
De jeunes étudiants pas dépressifs du tout, en grappes de douze et buvant de la bière.
Des enfants qui courent après les ballons et, sacrilège, les pelouses occupées par la foule.
Finalement, à voir la densité de sacs Chanel, le vrai, le quartier ne se démocratise pas vraiment.
Il a juste le cul un peu moins serré et je suis certaine que certains se tiennent mal à table...
09:51 | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : parc monceau, hier et aujourd'hui




