07/12/2018
Noël, Noël, tu vas venir bientôt.
Hier, j'ai tenté le Printemps.
Pas pour acheter, non, je n'achète que rarement dans les grands magasins mais pour tester ma vue.
C'est mon obsession du moment.
Ce n'est pas terrible, je n'arrive pas à accommoder "en temps réel" les changements de lumière, alors je suis sortie du Printemps.
Nous sommes allés boire un café, là où les cars de touristes s'arrêtent.
D'habitude, les touristes arrivent en trombe, dévastent les lieux d'aisance et repartent sans consommer.
Pas tous mais presque.
J'ai pu constater que les touristes boudaient Paris, ça ne me déplaît pas de récupérer ma ville.
j'entends déjà pleurer nos z'élites, tous coupables d'ignorer le sort du citoyen moyen.
Je me souviens d'un homme politique, je ne sais plus lequel, qui avait trouvé qu'on vivait très correctement avec 1.200 € par mois, je ne connais pas le prix de sa chemise mais il aurait dû manger du pain sec jusqu'à la fin du mois pour ne pas dépasser ces 1.200€.
Je n'ai pas trouvé que le coin ressemblait à un champ de ruines, en revanche, les clients ne se bousculent pas dans les magasins...
Tout ça pour dire que ma sœur pleure au téléphone et tout le reste.
Tout ça ne me fait pas penser à Noël...

10:35 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : noël, chalands, paris
05/12/2018
Saison des pluies.
Lorsque je suis sortie vendredi de chez l'ophtalmo, j'aurais du sauter de joie.
Il a suffit d'un long trajet en bus pour tempérer ma satisfaction.
J'ai effectivement récupéré une grande partie de ma vue mais pas entièrement.
Il n'est donc pas question de refaire des lunettes.
Il me faut attendre quelques mois, les examens sont suspendus, on ne sait jamais...
Je me demande pendant combien de temps, chaque matin, je vais m'empresser de vérifier si ma vue change.
Ça me gâche la vie.
Ça me coupe l'envie de me promener dans ma ville ou de penser à Noël.
Ma petite sœur est toujours la proie des administrations.
Chaque matin, elle me répète qu'elle a de la chance d'avoir de l'argent en banque.
Je comprends la révolte des gilets jaunes et le rejet de la politique actuelle mais pas la violence. Ça je ne supporte pas.
Si du jour au lendemain, vous vous retrouvez veuve, sans famille, sans savoir répondre à une administration tatillonne, à une guichetière revêche, vous vous retrouvez sans le sou pendant des semaines voir des mois.
Il ne vous reste plus que les restos du cœur...
Apprendre aussi que des amies, même virtuelles, sont dans la peine ou le deuil n'aide pas non plus.

10:30 | Lien permanent | Commentaires (26)
03/12/2018
Bye bye...

Oh ! La peste, avec son nez camus, ses yeux écartés, sa bouche charnue, ses genoux cagneux cachés par la robe trop longue et ses collants trop rouges.
Pauvre gosse, abandonnée à ses penchants pervers, le chat se cache, le rat également, l'auteur se gratte la tête, comment donner de l'humour et de la grâce à cette gosse sans mère et au père absent.
Le père danse et chante, la môme pleure devant le buffet, sans jambon, sans bœuf, sans coca, seule l'eau coule à flots.
La douleur, l'absence, les coups sont ses compagnes.
C'est assez, bye, bye, mon cerveau chauffe.
08:13 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : lake..absence, danse

