09/06/2007
C'est pas juste
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Lundi, la Jolie Maman reprend le chemin du bureau, elle ne trépigne pas de joie, c'est même tout le contraire, rien qu'à l'idée de laisser sa Merveille, elle stresse, regrette d'être obligée de travailler pour vivre, il lui arrive même de pleurer.
Pourtant, elle laisse la Merveille à l'Ours, qui travaille chez lui, même s'il a parfois des RV à l'extérieur, la mère de Jolie Maman habite juste à côté, un appel de l'Ours et elle arrivera en courant et je traverserai Paris sans aucun problème pour aller donner le biberon.
Il est trop tôt pour dire à la jeune mère qu'elle a le droit de laisser sa fille pour aller travailler, qu'elle a besoin de contacts humains, qu'elle a de la chance d'avoir sa mère et sa belle mère ravies de donner un coup de main si la demande est faite.
La Jolie Maman doit faire son apprentissage toute seule, elle doit trouver ses propres aménagements avec l'Ours.
Ils savent déjà que leur vie a changé, ils sont responsables, ils ne savent peut être pas encore qu'ils seront parents à vie.
Alors ma Jolie Maman, je te souhaite beaucoup de courage pour Lundi et je t'embrasse.
Je sais que tu liras cette note, l'Ours viendra jeter son oeil inquisiteur dans la journée.
11:15 | Lien permanent | Commentaires (26)
08/06/2007
Corvées diverses et variées

Hier, comme tous les autres jours de cette semaine, j'avais des corvées administratives à remplir, je dois donc courir dans tous les coins de Paris.
Comme je suis asthmatique, que c'est une maladie gênante, que j'ai un asthme d'effort qui m'empêche de courir, d'attraper un métro au vol, de courir après un bus, cette maladie gênante peut me servir à quelque chose, à la condition de voir un médecin de la SS, je peux être déclarée inapte au travail, ça tombe bien les propositions ne se bousculent pour me proposer un travail !
Hier, je revenais tranquillement d'un douzième entretien stérile, et j'ai décidé de traverser le Père Lachaise pour arriver directement chez moi. A l'entrée principale, j'ai rencontré une femme, elle sortait de l'hôpital, celui que je connais trop bien, celui où nous n'allons pas tarder à prendre les RV de l'homme pour la rentrée, cette femme, seule, venait d'apprendre une mauvaise nouvelle la concernant, il n'avait pas dit le mot mais la chose était certaine, elle devait digérer la nouvelle en marchant, avant de rentrer chez elle, je ne sais pas si quelqu'un l'attendait.
Nous avons traversé le Père Lachaise, d'un bon pas, enfin pour moi, je n'ai pas posé de question, je n'ai pratiquement pas parlé, elle non plus, je me suis contentée d'être à côté d'elle. Lorsque je suis arrivée à ma sortie, j'ai senti qu'elle voulait continuer à marcher dans ce lieu, un havre de paix dans une grande ville où les gens sont seuls pour entendre un mot qui fait peur.
Je lui ai indiqué un autre endroit beaucoup plus loin pour sortir, je lui ai dit qu'elle pouvait continuer à marcher jusqu'à la Bastille pour apprivoiser la peur.
Et cette nuit, j'ai rêvé de Tel Aviv, je fais souvent de très beaux rêves lorsque la vie n'est pas tendre...
09:41 | Lien permanent | Commentaires (14)
06/06/2007
Pour une poignée de dollars
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Hier soir l'homme regarde le Journal de Roland Garros et apprend par la même occasion que la 3 passe "Pour une poignée de dollars".
Déja que je trouve ce titre écoeurant, j'aurais bien besoin d'une grosse poignée de dollars, je viens d'apprendre du plus grand employeur de France, les "Assedic", que je suis une chômeuse en fin de droits, j'adore cette expression qui sent si bon l'Administration. A partir du 12 juin, je ne toucherai plus rien, pour être certain qu'un chômeur en fin de "droits" n'aura pas un maravedi de trop, l'Assedic envoie un dossier gros comme une malle, que même si tu as fait l'ENA, tu comprends rien !
Pour en revenir au Western de l'homme, je déteste les western, je ne sais pas si c'est les balles tirées, la musique, le doublage, le dos tourné, je reconnais les voix mais le western me donne sommeil, je me suis un jour endormie au cinéma et j'ai crié, à la plus grande joie des spectateurs de la salle : "Minou, baisse la télé !"
Même si je pars lire dans la chambre, l'effet western agit quand même et je m'endors sur mon magazine, faut dire qu'il ne parle que de règime, de ventre plat, de mode à petit prix, la chemise blanche à 300€ et d'autres choses aussi intéressantes du genre : "J'ai fait l'amour avec le meilleur ami de mon mari, dois-je avouer ?"
Hier soir, j'ai sombré dans le sommeil sans avoir la réponse à cette question primordiale dans la vie de la cité.
Comme je suis futile et que je le revendique, une autre question métaphysique m'agite dois-je échanger mon Voltaire contre une commode en pin ?
09:46 | Lien permanent | Commentaires (32)
04/06/2007
Un abécédaire en forme d'hommage à Obni
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- A : amour, amitié, accord, ma plus belle histoire d'amour c'est eux..
- B : bébé, biberon, baiser, ma plus belle aventure c'est de la découvrir
- C : calins sans fin sur son front si doux, chat heureux, charme, chimère
- D ! désir de vivre enfin en paix avec moi
- E ! Eveil, pouvoir la regarder grandir
- F ! fatigue certains matins, folie certains jours.
- G ! gravité, grain de peau, de beauté
- H : harmonie si difficile à obtenir
- I : idéologie, vilain mot, à rayer.
- J : Joie de les sentir heureux, joies des petits riens, le parfum d'une rose
- K : kit, la vie est livrée sans mode d'emploi
- L : lumière, livres ceux que j'aime, ceux que j'ai oublié, ceux qui s'empilent.
- M : Merveille, cadeau que fait la vie après une année difficile
- N : nomade dans l'âme
- O : obéissance, bannie de mon vocabulaire
- P : Paix toujours souhaitée jamais obtenue
- Q : Querelle, perte de temps
- R : recette de cuisine, de bonheur.
- S ! satisfaction, sagesse que j'attends toujours, sourires
- T ! tenacité pour resister
- U : Universalité
- V : Vanités mais dans la peinture.
- W : Web qui permet de belles rencontres
- X : classé sans suite
- Y : yang, yin
- Z : Zigzag ligne brisée comme la vie.
A vous, si vous voulez de faire votre abécédaire...
14:58 | Lien permanent | Commentaires (18)

