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02/06/2007

Les livres et moi

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Avant de parler de livres et de lecture, n'oubliez pas que je suis une menteuse ! J'ai été libraire très longtemps, je sais encore parler de livres que je n'ai pas lu...

Quatre livres de mon enfance:
- Les club des cinq, tous, je me sentais très proche de Claude et de son chien, elle vivait des aventures que petite citadine sans animaux, je rêvais de vivre.

- La Comtesse de Ségur, tous, le seul que je n'ai pas aimé: "Les mémoires d'un âne", je n'arrivais pas à compatir...

- Le prince Eric et sa blondeur, terriblement déçue d'apprendre que son auteur était proche des idées de l'extrême droite.

- En cachette, et je n'y ai rien compris, "L'amant de Lady Chatterley". Je l'ai relu à un âge raisonnable, c'est un livre excellent sur la condition des femmes et des hommes.

Quatre livres à relire:

- Quatuor d'automne, Barbara Pym, c'est un livre terrible sur la solitude de la vieillesse.
- Les trois quarts du temps, Benoite Groult, elle fait partie des 343 salopes qui ont avorté et l'ont crié lors d'une manif restée célèbre, une féministe, une vieille dame maintenant, et qui a mal vieilli.
- Testament à l'anglaise, Jonathan Coe, qui dénonce avant tout le monde le scandale de la mal-bouffe (la vache folle) et des profits indécents
- Le mur, Jean Paul Sartre, en particulier la dernière nouvelle "L'enfance d'un chef".

Quatre livres que je ne lirai plus:

- le livre de ma mère de Cohen, heureusement que c'est un roman court , répéter à longueur de pages "je n'ai pas assez aimé ma mère", ça me gonfle, il lui suffisait de l'aimer vivante !!!

- Cent ans de solitude, j'ai adoré la première lecture, dix ans après le récit que je trouvais foisonnant, je l'ai trouvé trop chargé et sans intérêt.

- Bonjour tristesse, Sagan, écriture bâclée et petits bobos de nantis.

- Et si c'était vrai ?, Marc Lévy, un roman de gare...

Quatre livres à emporter sur une ile déserte.

- La Bible, l'amour, la trahison et la guerre à toutes les pages.
- A La Recherche du temps perdu, Proust, je n'aurais plus aucune excuse...
- Le Littré, source inépuisable d'apprentissage
- Robinson Crusoë, en espérant que mon Vendredi ne tardera pas trop !

Quatre livres dans ma pile de livre.

J'ai pas le courage d'aller fouiller dans le tas qui menace de s'écrouler

J'ai oublié de parler du Sagouin de Mauriac, un livre terrible sur le manque d'amour.
de l'Invitée de Simone de Beauvoir, de tous les livres qui ont accompagné ma vie et qui l'accompagneront encore longtemps...

01/06/2007

Misère, misère c'est toujours sur les pauvres gens

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hier, j'écoutais une émission sur France Inter, émission consacrée aux logement d'urgence des plus pauvres et des prix pratiqués par les propriétaires de garnis, sans scrupule, qui vivent très bien de la grande détresse et de l'administration.

On parlait même de faire comme à New York parquer ces pauvres, que je ne saurais voir, en dehors de Paris.

Des chiffres ont été fournis, aucune solution n'a été proposée pourtant le droit de réquisition existe toujours. Je n'ai malheureusement pas la mémoire des chiffres mais chaque jour en France des enfants ne mangent pas à leur faim, s'entassent dans des piaules et sont visités par des assistances sociales débordées, elles ont remplacé les "bonnes dames" mais la démarche est la même, un pauvre ne fume pas et ne boit pas.

J'ai été quand même légèrement surprise que le véritable scandale ne soit pas dénoncé, le marché de la misère est un marché très juteux, c'est même le deuxième employeur de France, le premier étant l'agro-alimentaire, une autre source juteuse de profits est en train de s'installer, le marché de la vieillesse.

Comment voulez vous que les "pauvres" arrivent à obtenir un appartement, autre chose que le RMI, je viens de regarder les tarifs, pour une personne seule, c'est vivre avec 440€ et quelques centimes par mois ! une chambre sans confort, au dernier étage à Paris est proposée à la location à 650€, trouvez l'erreur.

Organismes sociaux, privés ou non, ne cherchent pas à vaincre la pauvreté, ils cherchent à conserver leur place, ils sont bien placés pour savoir que leur place est meilleure que celles de leurs "clients" !

Alors, lorsque notre nouveau Président, celui qui part en vacances, en avion privé, qui s'habille en Prada et profite déjà largement de l'appareil de l'Etat, je suis furieuse, proposer une franchise sur les soins, ça n'a pas un côté répugnant ?

Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. Joseph Wresinski

30/05/2007

N'est-elle pas la plus belle ?

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Ses parents sont d'accord. Sa grand mère est folle de joie.

En attendant sa crise d'adolescence, qui ne saurait tarder, elle est tellement en avance, ce sont ses parents qui l'affirment.

En attendant vendredi que je puisse lui apporter une poupée qui suce son pouce, comme elle.

Je vous présente la jeune personne qui fait craquer l'homme...

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Et là, c'est pas mieux ? Hmmm ?

29/05/2007

Comment passer à côté de Hopper

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On compare souvent Hopper et Rockwell, on parle de mélancolie à leur sujet. Je ne suis pas tout à fait d'accord, Rockwell est le peintre des petites villes américaines, l'homme du quotidien, Hopper parle de solitude, ses femmes sont seules dans les bars, au bord de la plage, à l'hôtel.

J'aime les deux, je n'ai pas le souvenir d'avoir cherché à aller voir une exposition de Rockwell, il est plus connu pour ses illustrations, en revanche, j'ai passé mon temps à poursuivre Hopper et à ne jamais le rattraper.

Je suis allée à Bruxelles pour admirer une exposition de ses dessins, je suis arrivée au moment où le musée fermait ses portes et c'était le dernier jour.

Je suis allée le voir au Musée Américain de Giverny, une déception, je ne l'ai pas reconnu, c'était le Hopper de Paris, c'était ses débuts, c'était gris, ça parlait déja de solitude, celle des grandes villes, la solitude d'un homme dans une ville inconnue, c'était son Paris, pas le mien.

Je ne suis pas allée le voir à la Tate en 2004, comme d'habitude, j'ai laissé filé le temps et je me suis réveillée trop tard.

J'ai toujours envie de m'enfuir avec un tableau lorsque je l'aime. Je veux celui là. Devinez lequel ?