26/03/2006
Lettre à Monsieur le Ministre de la Santé
Monsieur le Ministre,
Je vous fais une lettre que vous lirez peut être, si vous avez le temps.
C'est bizarre mais je ne vous sens guère concerné par ce qui nous arrive, si par malheur vous êtes malade, vous vous retrouvez au Val de Grâce, et je reste persuadée que les soins que vous recevrez seront d'une efficacité remarquable et payés par la République, entre autres par votre servante...
J'avoue regretter de n'avoir pas le cursus de votre directrice des hôpitaux de Paris, cette personne, qui a fait l'Ena, travaillé chez Danone aurait du continuer à s'occuper de ses yaourts.
Monsieur le Ministre, j'ai la faiblesse de croire qu'un être humain n'est pas un produit jetable, vous me répondrez que je suis une utopiste, que ce qui prime c'est la rentabilité et que la maladie n'est pas un marché rentable pour la contribuable que je suis, vous n'irez pas jusqu'à m'avouer qu'un mort n'a plus de besoins.
Je me permets de vous dire que vous faites des économies de bouts de chandelle et que ces dernières finissent pas coûter très cher, je n'hésiterai plus, comme mes concitoyens à attaquer votre Ministère s'il arrive quelque chose de fâcheux à mon mari.
Depuis le 4 mars, jour où il eût besoin de l'Assistance Publique, il fait des allers et retours rapides de son appartement à un hôpital universitaire, on lui rince le rein, c'est douloureux mais vous Monsieur le Ministre, vous ne le savez pas, je vous souhaite d'avoir des reins en bon état (d'ailleurs ce n'est pas vrai, je vous souhaite de connaitre la souffrance, ça vous rendrait peut être humain !).
Donc hier, une fois de plus, j'irais même jusqu'à dire une fois de trop, on a renvoyé mon mari chez lui, l'hôpital ayant perdu son scanner (ceci dans le cadre d'une économie bien conduite) en lui confirmant son RV avec un professeur, que je souhaite en bonne santé, pour le 30 mars (je souhaite que le scanner perdu ait refait surface d'ici là).
Cet hôpital universitaire réputé pour ses services d'urologie et de néphrologie me fait craindre le pire pour des hôpitaux moins prestigieux.
Soyez certain, Monsieur le Ministre de la Santé, que je garde soigneusement toute preuve des manquements de NOS SERVICES HOSPITALIERS et que je n'hésiterai pas un seul instant à vous trainez en justice.
16:15 | Lien permanent | Commentaires (26)
24/03/2006
A quand les lendemains qui chantent !!!
Chaque fois qu'il pleut, je finis à l'hôpital. Mon fils, ce matin vient aider son père qui avait des problèmes avec son ordinateur, un très méchant virus qui transite par une boite de logiciels qui s'est fait pirater
Nous gardons l'ours à déjeuner, il doit partir voir son employeur pour se faire payer, c'est raté, l'homme se remet à saigner et comme on nous l'a expliqué, nous repartons à l'hôpital dans le service du professeur X celui qui doit rencontrer l'homme le 30 mars, coût d'une première visite 135€, sauf qu'aujourd'hui, il n'est pas là et que c'est l'interne qui a déja soigné l'homme qui le reçoit, après une longue attente.
L'homme explique qu'il a passé un scanner, que normalement les résultats de son scanner doivent peut être être arrivés, nous n'avons pas pensé à passer par le service, heureusement, me direz vous, l'homme souffre et l'interne n'aura jamais en main le scanner, le service ne répond pas, compression de personnel.
L'interne explique à l'homme qu'il va sûrement laisser son rein dans l'histoire ou un bon tiers du rein, qu'il aurait bien aimé le garder mais que faute de lit, il doit retourner chez lui, il lui donne le numéro de son portable, lui explique qu'il peut l'appeler en pleine nuit (il est de garde), qu'il va essayer de retrouver le scanner et qu'éventuellement l'homme sera pris en charge avant le 30.
Nous avions un service de santé que le monde entier nous enviait, c'est fini, nous ne sommes que des cochons de payeurs qui creusons avec nos reins le trou de la sécu.
Monsieur de Villepin, pendant que vous faites le beau en maillot de bain, certains de vos concitoyens meurent chez eux, faute de soin.
La France est riche, nos prélèvements divers et variés, mais j'ai l'impression qu'ils servent à payer le train de vie de l'état.
Monsieur de Villepin, je n'ai jamais voté àdroite et je vous promets que je ne vais pas commencer aujourd'hui.
17:31 | Lien permanent | Commentaires (27)
L'infortunée

Entre deux RV à l'hôpital, je lis "l'infortunée" de Wesley Stace, un titre qui peu prêter à sourire pour un livre qui me convient tout à fait, l'attente n'est pas un sentiment confortable, et j'ai des difficultés à me concentrer donc un roman d'aventure anglais me convient parfaitement, l'intrigue simple, un jeune bébé recueilli par un Lord, qui a disjoncté après la mort de sa soeur, elle est tombée d'un arbre en jouant, recueille un petit garçon abandonné et l'éduque en fille, j'en suis à peine à la transformation des corps, la "jeune fille va devoir se raser" !
Nous avons décidé, l'homme et moi, d'attendre le RV du 30 pour connaitre les résultats du scanner, bien sûr que nous aimerions être fixés mais nous pensons qu'il vaut mieux que l'information soit dite par le professeur, c'est lui qui finalement décidera des soins.
Je vais moins sur les blogs, pourtant hier, alors qu'il faisait beau, je ne suis pas sortie, j'ai repassé en regardant d'un oeil distrait des épisodes de "Desperate housewives", j'ai déja regardé la série 1 et j'attends, avec impatience, la suite.
J'ai quand même pu constater des changements sur la toile, Arlette a fermé son blog (une habitude), Audalie nous demande un mot de passe pour accéder à son blog (je ne le connais pas) et Armand a disparu (si quelqu'un peut me donner de ses nouvelles)
09:51 | Lien permanent | Commentaires (11)
22/03/2006
heure-bleue refait son cinéma

Si vous n'avez pas vu ce film, courez immédiatement le voir.
Si, j'avais le temps, je fouillerais immédiatement dans ma bibliothèque pour retrouver " De sang froid".
L'acteur, dont j'ai oublié le nom, est Truman Capote, il a cette voix si particulière nasillarde, c'est un film à voir absolument en VO.
J'ai adoré, c'est un film sur la manipulation, Truman attiré sexuellement par un des deux coupables s'intéresse à eux pour écrire, il va les voir en prison, leur trouve un avocat, il va manipuler et être manipulé.
Il va attendre avec impatience et angoisse la mort des coupables pour finir son livre, il va assister à l'exécution.
Son livre sorti, il n'en finira plus aucun, il continuera à boire, à se droguer (on ne parle pas de drogue dans le film) cigarettes, alcool et beaux mecs, c'est déjà beaucoup pour l'américaine puritaine de 2006.
Autrement, j'accompagne l'homme passer son scanner, mon enfant chéri aussi.
Je suppose que nous connaitrons le verdict le 30 après la consultation.
09:48 | Lien permanent | Commentaires (30)
20/03/2006
Changement de décor
Dans chaque homme, il y a un malade qui s'ignore. Ici, c'est réparé, on a un malade qui ne connait pas sa maladie mais qui en subit les effets.
Samedi, la copine chercheuse d'appartement est venue, elle vit seule, elle est expansive et lorsqu'elle sort de sa banlieue Ouest, elle veut bouger !
L'ours et jolie jeune fille revenus de Bruges, enchantés, ont décidé de s'inviter à diner avec la mère de jolie jeune fille, une amie aussi.
Je demande à l'homme s'il se sent le courage de venir avec nous faire les courses nécessaires au repas du soir, il nous connait J. et moi, il hésite et finit par nous suivre, pour l'instant Madame de et moi n'avons pas goûté aux joies de la morphine et nous n'avons pas 3 litres d'eau à boire dans la journée, nous passons d'une boutique à l'autre, jetons un oeil à la librairie, résistons à l'envie d'acheter des DVD, l'homme suit résigné.
Je n'ai pas trop d'idée pour le dessert, Madame de me parle des crèmes brûlées de chez Findus, je crois que j'aurais dû suivre son idée, j'échoue chez Paul achète un gateau au chocolat à l'orange. Le soir, l'Ours dira, c'est un nouveau concept, le Pim's à la mousse au chocolat.
La mère de jolie jeune fille, qui a mal à la gorge, froid, se réchauffe avec le vin blanc, à la fin du repas son côté slave prend le dessus "Personne n'a besoin de moi, surtout pas toi heure_bleue" et"C'est ma faute si l'homme est malade, mon 5ème étage, sans ascenseur" etc etc.
J'informe la mère de jolie jeune fille que l'âme slave y en a marre et que la prochaine fois, elle sera privée de vin blanc, et que si l'homme est malade, c'est la faute à pas de chance pas à elle !
Dimanche, l'homme a mal, il reste couché une partie de la journée. Mardi, Madame de veut aller voir "Le journal d'une Gheisha", je laisserai l'homme tranquille à la maison.
09:55 | Lien permanent | Commentaires (21)

