05/01/2016
Ca, c'était dimanche soir.
Dimanche soir la grande est partie.
Elle allait mieux mais toussait toujours.
Elle a une toux explosive, qui vous déchire l'intérieur rien qu'à l'entendre.
La Grande n'est pas Marguerite Gautier, non, elle ne crache pas délicatement ses poumons dans un fin mouchoir de linon.
Elle tousse à se déchirer les poumons et se retourner la gorge, j'espère qu'elle va mieux, car ce matin elle repartait au travail.
Hier, quand on a pris la "Coulée verte", le Goût et moi, il faisait beau, il faisait doux, les pigeons roucoulaient.
Nous on prenait des paris sur le prochain qui allait "nous quitter".
J'étais contente, je n'avais pas attrapé la crève.
Pas encore car ce matin, ce n'est plus vrai.
Je n'ai plus de voix, la gorge me fait mal et j'éternue en rafale.
Mes yeux pleurent et en plus je vais chez le dentiste donc j'irai chercher Merveille, le tout sous la pluie.
Je voudrais qu'on me plaigne...
09:50 | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : crève, livres, grande épicerie
04/01/2016
Le boucher ressemblait à Johnny...

Vieillir, c'est commencer à radoter.
Le Goût va avoir un an de plus vue mercredi, alors je me dépêche de radoter avant lui.
Avant qu'il ne commence à me parler de la "Porte de Clignancourt"...
Comme toutes les filles de mon âge, j'écoutais "Salut les copains".
Comme toutes les filles de mon âge, j'avais une "copine de cœur".
Celle que je raccompagnais, qui me raccompagnait, que je re-raccompagnais et ça recommençait.
Cette "copine de cœur" était fan de Johnny.
Il était jeune à l'époque.
Juste il avait déjà ces petits yeux rapprochés...
De toute façon, je n'ai jamais été attirée par les blonds.
Ma copine, faute d'approcher Johnny avait trouvé l'élu de son cœur dans une boucherie.
Elle affirmait que le garçon boucher était le portrait craché de son idole...
Elle me faisait donc passer devant la boucherie plusieurs fois par jour.
Le matin en allant à l'école.
Le soir, en revenant de l'école.
Plusieurs fois, le soir...
Ce garçon, sûr de son charme, je me demande encore pourquoi, faisait la roue devant la boutique.
Ma "copine de cœur" lui jetait des regards en coin.
Moi, je la trouvais bête à manger du foin...
Plus tard, Manou et moi parlions du coin.
Elle est née dans un quartier voisin du mien et avait elle aussi une copine qui était amoureuse de ce garçon.
Avec cette copine, Manou remontait la rue, descendait la rue, remontait la rue...
La fille de Manou, JJF a épousé de mon fils.
Nous nous sommes aperçues que nous nous étions croisées des centaines de fois.
Que ce soit à cause de ce garçon boucher ou de nos jeux sur "la colline aux billes" du square des Batignolles.
Nous ne sommes devenues amies que lorsque nous avons vécu dans le même immeuble.
10:00 | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : jeunesse, radotage, manou, johnny

