10/02/2019
La ferme des animaux.
Hier, dès qu'on a ouvert la porte il a commencé à pleuvoir.
C'était un petit crachin parisien...
Le Goût était toujours décidé à aller faire un tour au cimetière du Montparnasse, j'ai pourtant proposé Orsay, il a décliné.
J'ai obéi, si si, ça arrive.
Alors, on a vu :
- Une grande sauterelle.
- Un rhinocéros.
- Quelques mouettes au dessus de nos têtes.
- Pas les chats qui devaient se cacher du vent.
En sortant, nous avons voulu regagner la rue de Rennes.
J'étais moulue mais je voulais aller jusqu'au Monoprix de Saint Germain des prés.
Surprise ! Une manif !
Une manif un vendredi !
Le samedi étant réservé aux gilets jaunes, les autres manifestent un autre jour...
Ça chantait, ça criait, ça marchait, ça brandissait des pancartes pour moitié en anglais.
Je ne sais pas si on avait affaire à des Syriens ou des Iraniens.
Certes, ils défilaient bruyamment mais calmement.
Evidemment les bus ne passaient plus...
On a commencé à descendre la rue de Rennes.
La bise était si froide que nous nous sommes réfugiés dans un café.
Nous connaissions ce café.
Ça nous a rappelé notre "presque jeunesse".
Nous avions déjeuné là avec JJF qui n'avait pas encore d'enfant et dont le pied fonctionnait.
Nous étions heureux et on ne le savait pas.
Enfin si mais on le sent mieux maintenant.
On retournera faire un tour là bas.
Quand le soleil brillera et les oiseaux chanteront...
07:55 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : montarnasse, cimetière, crachin
08/02/2019
C'est de moins en moins facile.
Pendant de nombreuses années, j'ai écrit sans problème et rapidement.
C'est de plus en plus difficile depuis cet été.
Encore plus depuis que ma sœur est seule.
Le matin j'attends son appel.
C'est devenu un rituel auquel qui, à défaut d'être attaché, me ligote l'imagination.
Ce rituel a cassé mon autre rituel, celui auquel je me livrais chaque matin : l'écriture.
Le soir ? Au lieu de me mettre à penser à ce que je vais écrire le lendemain matin, j'appelle ma sœur.
Ça nous prend du temps, pour peu de choses car nous n'avons pas des vies si trépidantes.
Ma vue n'étant pas encore totalement rétablie, il n'est pas question de faire faire de nouvelles lunettes.
J'imagine bien qu'avec une vue qui évolue un peu chaque jour il n'est pas question de faire faire deux paires de lunettes par semaine...
Alors il n'est toujours pas question de retourner dans un musée où je devrai pousser les visiteurs pour toucher des yeux les encarts de chaque oeuvre puis les bousculer pour reculer afin de l'admirer. .
Quant à ma sœur, elle est extrêmement frileuse, elle ne sort donc de chez elle que pour faire les courses.
Elle m'inquiète un peu.
Elle a un caractère de mince mais c'est ma sœur...
Aujourd'hui, j'ai décidé de me forcer.
Alors Le Goût et moi avons décidé d'aller visiter le cimetière du Montparnasse.
Il me dit que nous y sommes déjà allés.
Je sais bien que non.
Il m'a dit des choses sur ce cimetière.
Je me demande avec qui il est allé traîner là...
Il y a des jours où je me demande si je connais l'homme avec qui je vis depuis si longtemps.
Enfin, on a un but pour aujourd'hui, c'est déjà ça.

10:02 | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : ecriture
04/02/2019
Le courroux de Sarah.

Mais qu'a donc bien pu écrire Saul Smitger à Miss Sarah
pour que celle-ci soit si en colère ?...
Je compte sur vous pour enquêter.
Miss Sarah,
Je vous avais prévenue.
Je déteste votre chat, cette bête hypocrite qui vient se frotter contre mes jambes en votre présence mais me laboure les mollets dès que vous avez le dos tourné.
Miss Sarah, je suis écrivain, l'inspiration est volatile et lorsque votre gros matou vient s'installer sur mon manuscrit, je crains ses griffes.
Il a sourire en coin du chat du Cheshire.
Je suis un être pacifique pourtant j'ai souvent été tenté de faire passer cette bête de l'autre côté du miroir.
Miss Sarah, ne cherchez plus cet animal doucereux, il est à l'adoption dans le comté voisin.
Bien à vous, un jour peut être, je raconterai l'histoire de mon bourreau.
Saul Smitger.
09:32 | Lien permanent | Commentaires (16)



