Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/10/2018

Mon premier chez moi.

Je venais d'avoir dix huit ans et j'ai claqué la porte de chez mes parents.

Je suis partie chez ma grand'mère, la mère de mon père, qui m'a hébergée.

Je ne pouvais même pas imaginer que ma grand'mère avait une vie bien à elle, j'avais dix huit ans, tout le monde me paraissait vieux...

Ma grand'mère, qui connaissait la terre entière, a trouvé une chambre, pas un studio, non, une piaule.
C'était rue Saint-Séverin, sur la "rive gauche" pour une lectrice qui se reconnaîtra.

J'ai dû trouver un travail pour pouvoir continuer mes études.

La rue Saint Séverin puait le graillon. J'habitais juste à côté d'une salle "d'art et d'essai" qui a bien sûr disparu.

Mon immeuble était moche et je passais devant les poubelles de la pizzeria pour y entrer. Heureusement j'habitais au dernier étage, je n'ai jamais voulu manger dans cette pizzeria...

J'ai quitté l'endroit avant de savoir si le plafond allait me tomber dessus ou si le plancher allait céder sous mes pas.
Je n'ai jamais su...

Pourtant, j'ai d'excellents souvenirs de cette période.
Sauf la première nuit.
J'ai pleuré.
C'était la première fois que j'étais vraiment seule...

Rive Gauche, Paris, souvenirs

Commentaires

J'admire. Je n'aurai jamais eu le courage de "claquer la porte".

Écrit par : Nina | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

il y a des décisions qui sont lourdes à porter! comme Nina ci-dessus, je n'ai pas osé claquer la porte. Jamais ;-)

Écrit par : Adrienne | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Tu étais déterminée, et tu l'es toujours ☺
Si je suis partie à 19 ans, je n'ai pas claqué la porte, on m'a poussée, mais je ne regrette pas.

Écrit par : Fabie | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

moi non plus je n'ai pas osé claquer la porte; pourtant ce n'est pas l'envie qui m'a manqué!
pour partir de chez moi, je me suis mariée...assez tôt!

Écrit par : Coumarine | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Voilà, j'ai fait comme Coumarine :-)
J'avais 19 ans..

Écrit par : Ambre | 16/10/2018

Je n'ai pas osé claquer la porte moi non plus. Ca ne se faisait pas. Je me suis mariée jeune mais mon boulot aidant, j'ai eu des garçonnières pour ne pas passer tout mon temps dans les transports. J'ai fait ma crise d'ado à la quarantaine ! C'est drôle, j'avais envie d'en faire un billet. Nos pensées se rejoignent !
Bon dimanche

Écrit par : Armelle | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Je n'ai jamais eu envie de claquer la porte... (Si, petite crise à quatorze ans où je suis allée rejoindre une copine avec ma valise, rentrée le soir même !)
Etudiante, j'ai logé seule dans une autre ville mais j'adorais revenir en fin de semaine dans la maison familiale. J'ai eu un "chez moi" lorsque je me suis mariée. Je vivais alors à Paris et je revenais toutes les trois semaines en Auvergne prendre ma bouffée de verdure et d'oxygène !

Mais je n'ai jamais téléphoné chaque jour à mes parents ( ni à mes enfants !) :)

Écrit par : lakevio | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

La majorité étant alors à 21 ans, pas question de partir de la maison familiale avant sans mettre en émoi tout le village (même si ça n'a pas manqué quand je l'ai fait !!!)

Donc, suis partie dans un studio de la Cité Radieuse à 4 kms de chez moi, en pleine forêt, avec juste un "Coop" dans un espèce de hangar provisoire, une école en construction, une chapelle en rondins .... du Haut du dernier étage, je dominais les arbres et même je voyais le bout du jardin de mes parents avec son églantier. J'étais ravie : un coin cuisine, une pièce à vivre, et une minuscule salle de bains/WC, c'était le Pérou. Et le roi n'a pas été le cousin de mes parents quand je les ai invités à déjeuner, ça a été toute une affaire !!!

Je n'avais donc pas passé le permis de conduire, et j'ai économisé sou par sou pour une 4 CV. Mais avant cela, j'allais le dimanche à la messe avec mes parents (à pieds, à moins que je ne trouve un bon Samaritain), pour faire taire les mauvaises langues. Peu de bus le dimanche.

Écrit par : Sophie | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

J'ai claqué la porte de chez mes parents à presque 21 ans, et jusqu'à ce jour, je sais que c'est le meilleur choix que j'ai fait dans ma vie. J'ai fait d'autres choses, dont je suis heureuse ou fière, mais sans cette décision de mener ma barque seule, je ne serais pas où je suis aujourd'hui (presque pauvre, divorcée, mais... libre et bien dans ma tête!)

J'ai aussi fait des petits boulots, avant de trouver un vrai boulot, mais même avec peu, j'avais l'impression d'être riche... :-)

lulu

Écrit par : lulu | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Jamais eu envie de claquer la porte et quand j'ai dû aller à la grand ville pour y travailler, je me précipitais vers la gare le vendredi soir pour regagner le cocon familial et y recharger les "accus" avant d'entamer une nouvelle semaine.

Écrit par : tanette2 | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

C'est une grand-mère qui avait de la ressource.
Poulette a aussi habité des gourbis, j'en avais mal pour elle.

Écrit par : Berthoise | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

A cet âge (18 ans) je commençais tout juste à travailler aux Contributions Directes (au bas du bas de l'échelle) à 12.601 francs par mois (les petits francs). Mais mes parents avaient absolument besoin de mon salaire pour vivre et je ne pouvais pas partir malgré mon désir de m'évader...
J'étais retraitée que j'avais encore ma mère à charge...
Je n'ai pas pu lui rendre l'amour qu'elle ne m'a pas donné, mais j'aimerais me trouver aujourd'hui en face d'elle (je n'en aurais plus peur) pour enfin faire la paix...

Écrit par : Gwen | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

je n'aurai pas eu l'idée de claquer la porte à cause de la majorité à 21 ans. de plus je ne pouvais pas laisser mes parents qu'aurait fait ma mère sans mon salaire? Mais qu'est-ce que j'en ai eu envie !!!

Écrit par : emiliacelina | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Tu étais courageuse !

Écrit par : Colette | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Tu as eu du cran ! J'ai eu envie d'évasion a 16 ans ... J'avais une vocation , mais il fallait aller dans une grande ville pour y étudier, ma marraine y habitait et mon rêve était d'aller loger chez elle le temps de mes études , je l'adorais... Mais au lieu de ça mon-père m'a trouvé un emploi de remplacement à la poste au central téléphonique . Et je me suis mariée à 18 ans et demi et la , j'ai pris ma vie en main ...

Écrit par : Francelyne | 14/10/2018

Répondre à ce commentaire

Il y a toujours un moment où on pleure de se retrouver seul(e) dans la vie.
Mais si c'est une solitude choisie et assumée, les pleurs ne durent pas...
 •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

Écrit par : celestine | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Moi aussi je suis partie, mais sans claquer la porte. Silencieuse, déterminée, emmenant toutes mes affaires... mon père ne voulait pas que je me marie avec un "macaroni"... j'avais 22 ans quand même ! Je me suis installée chez ma Mémé adorée jusqu'à mon mariage quelques mois plus tard. J'avais quand même le coeur gros de laisser Maman et mon petit frère...

Écrit par : Praline | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Vous n'avez pas fait le devoir de Lakevio, ni l'un, ni l'autre ? Pas un de malade, j'espère ?
Quant à claquer la porte de la maison familiale, disons que j'ai quitté l'école à cause des reproches de ma mère, disant que je lui coûtais cher. Disons que je me suis aussi mariée à 18 ans et demi pour être majeure, ma mère n'arrêtant pas de dire "tant que tu n'es pas majeure, c'est moi qui commande"...
J'ai charrié souvent mon mari avec ça, lui disant qu'il avait été mon 1er poisson ferré. Faut dire aussi que je l'ai choisi parce qu'il avait une belle veste. Bon, disons, que mis à part ses défauts, je n'ai pas trop mal choisi. Mais, maintenant, c'est plus difficile de le faire tourner en bourrique. Les hommes en vieillissant savent nous rouler dans la farine.

Écrit par : julie | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Maîtresse Lakévio ne sera pas contente... et vous serez peut-être consignés la semaine prochaine

Écrit par : Gwen | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Condoléances pour le deuil qui frappe votre soeur.

Écrit par : Nina | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Plein de bisoudoux, ma lovely Heure Bleue ♥

Écrit par : Praline | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

mes condoléances...

Écrit par : ang/col | 15/10/2018

Répondre à ce commentaire

Bonjour Heure-Bleue,
je suis passée hier soir, j'ai lu Le Goût, puis je t'ai lue, mais je n'ai pas osé écrire.
Les mots manquent, parfois, pour dire certaines choses.

Alors je vais les dire simplement.
Je connais le chagrin d'avoir du chagrin pour une petite soeur qui vient de perdre son époux brutalement. Mon beau-frère avait 43 ans.
La vie de notre soeur s'effondre.
La nôtre aussi, par ricochet.
Deux soeurs, c'est comme les deux faces d'une même pièce.

Je te présente, ainsi qu'à ton époux, mes sincères condoléances, et je vous prie tous les deux de garder bien courage.
bien chaleureusement,
Ambre

Écrit par : Ambre | 16/10/2018

Répondre à ce commentaire

je me doutais bien que ce n'était pas normal de ne pas voir vos devoirs.......
Je plains son épouse et toi et tous ceux qui l'aimaient.... je t'embrasse.

Écrit par : emiliacelina | 16/10/2018

Répondre à ce commentaire

C'est fou comme les habitudes s'installant, même sur les blogs, le moindre changement nous font nous poser des questions. On se dit "ce n'est pas normal"...surtout quand les deux blogs du couple le plus célèbre de la toile sont muets en même temps.
Que dire ! mis à part avoir une petite pensée pour vous qui êtes dans la peine.

Écrit par : julie | 16/10/2018

Répondre à ce commentaire

Il est très touchant ton témoignage, Heure-bleue. Ma grand mère était une femme de ressources et ton texte m'y fait songer ce soir...

Écrit par : Jerry OX | 16/10/2018

Répondre à ce commentaire

Bon courage Heures-bleue, je suis triste pour toi.

Écrit par : Anita | 16/10/2018

Répondre à ce commentaire

Il faut bien se lancer dans le monde adulte, j'ai pour ma part fait 84 kms de chez mes parents à Lille pour trouver du travail et une chambre en même temps, c'était en avril 1972. J'ai eu beaucoup de mal à me retrouver seule, sans famille. Heureusement que je rentrais chez mes parents le week end. Mais cela faisait mal tout de même d'être 5 jours par semaine toute seule. Bon dimanche.

Écrit par : elisabeth | 28/10/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire