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04/05/2017

C'était mieux avant ?

Lorsque j'entends "c'était mieux avant", je sors mon révolver !

Je crois que ceux qui n'ont que ce mantra à la bouche ont oublié les difficultés d'avant.

Ma tante, celle qui est morte à un âge vénérable, a été la première de mon coin à avoir une salle de bains, une vraie, pas un cabinet de toilette.
Ses voisins venaient la visiter, l'admirer.
Je me souviens de cette salle de bains dont le vert était la couleur dominante.

Je me souviens aussi de la lessive.
Il n'y avait pas de machine à laver mais une lessiveuse qui bouillait des heures sur le gaz, la buée dans la cuisine, le rinçage.
Non, les femmes n'avaient pas le temps de s'ennuyer...

Mes parents ont eu la chance d'avoir très tôt un réfrigérateur, un vrai, un "Frigidaire", un truc énorme qui prenait une place folle.
Les autres ont eu droit au camion qui vendait des pains de glace et qui a continué
 à passer pendant des années.

La première voiture de ma rue a été admirée.
Les hommes tournaient autour, en décrivant les mérites avec sérieux.
Oui j'ai vu et connu tout ça et pourtant je suis née après la guerre.
Alors qu'on ne vienne pas me dire "c'était mieux avant".

La tuberculose faisait encore des ravages.
On mourait encore de la diphtérie à Paris.

La contraception consistait a appliquer la fameuse "méthode Ogino"
Le "baby boom" vient de là...
Il vous fallait aller en Angleterre pour vous faire poser un diaphragme.

C'était vraiment mieux avant ?

Je me souviens d'un seul truc qui était "mieux avant" surtout plus courant.
C'était la solidarité entre toutes ces femmes qui élevaient des enfants.
Les tours de l'une ou de l'autre pour conduire ces petits "Ogino" à l'école et aller les chercher.
Le partage, les cafés pris dans la cuisine
, le prêt des œufs, de la farine.
Oui, enfant j'ai eu la chance de ne pas connaître les supermarchés sans âme...

Nostalgie, progrès, absence.

Commentaires

D'abord, c'est quand "avant" ? faudrait quand même pas mettre tous les "avant" dans le même sac. Il y a quand même une période que j'ai adorée, c'est lorsque j'ai commencé à travailler. On trouvait un poste du jour au lendemain, y avait du boulot en veux-tu en voilà. Un poste ne me plaisait pas, je quittais et avais le choix dès les jours suivants. J'avais des sous, je constituais mon trousseau en rêvant au grand Amour... bon ok, ça n'a rien à voir avec l'économie :-)

Écrit par : Praline | 04/05/2017

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mais moi aussi je suis de l'avis de Praline, pour le boulot c'était génial on avait le luxe de choisir du boulot à notre porte si nous ne voulions pas prendre le métro. Pas de galère de boulot 1ère place rue St.Denis, secrétaire chez un commerçant, quand mes parents ont déménagé porte d'Asnières aussitôt j'ai retrouvé un boulot bd Malesherbes , la société s'est transportée aux Lilas, aussitôt j'ai retrouvé une place en bas de chez mois rue Saussure. Donc pour ne pas employer la phrase toute faite : "c'était mieux avant", je dirai c'était différent et il y a quelques unes de ces différentes qui franchement étaient mieux. J'aime souvent revenir sur le Avant mais je ne dis pas que c'était mieux. On s'est adapté à chaque époque. A notre âge, nous avons le privilège de pouvoir comparer pour mieuxregretter certaines choses.

Écrit par : manouedith | 07/05/2017

Ah !!!!! J'adore ton billet d'aujourd'hui.
et je t'embrasse fort ! et le Goût aussi je l'embrasse !

Écrit par : imaginer | 04/05/2017

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Bien d'accord avec toi.

Écrit par : mab | 04/05/2017

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Rrraaahhh!!! Le bidet! Il y en avait un chez mes parents, avant! Quand j'étais petite! Et ma mère, qui avait pourtant un lave-linge, faisait encore bouillir le coton sur la gazinière; l'odeur fade de la lessive me donnait la nausée!
Bref, ce que les gens regrettent, la plupart du temps, c'est leur jeunesse, signe qu'ils sont devenus vieux, surtout dans leur tête!

Écrit par : la baladine | 04/05/2017

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Je suis plus âgée que toi HB , mais j'ai vécu aussi ton récit , et bien après mon mariage encore .
Le "c'était mieux avant " concerne les rapports humains uniquement , car il faut bien reconnaître que la vie des femmes n'a été facilitée qu'à la fin des années 60 !

Écrit par : Francelyne 17 | 04/05/2017

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Je suis d'accord avec toi, sans l'être tout à fait !
Je suis née dans le début des années 40 et déjà nouvelle née, ma mère ayant faim, j'ai eu faim aussi !!!
Dans le village, une seule radio. Nous n'en avons eu une que vers mes 10-11 ans.
La sdb, même quand on a revendu la maison, il n'y en avait pas , c'est dire !!!
La cuisinière, à bois et à charbon, lessiveuse + lavoir. Et ça mettait un temps fou à sécher, quand le linge ne gelait pas sur le fil, car il n'y avait qu'exceptionnellement de chauffage dans les autres pièces que par temps très froid.
Ce sont nous les enfants qui avons acheté machine à laver, frigidaire, réchaud à gaz.
Et pourtant, pourtant, malgré quelques frustrations dues surtout au manque de liquidités, je n'ai pas été vraiment malheureuse, profitant de chaque moment, ne regrettant rien mais espérant toujours. Tiens, même maintenant, j'y crois encore !!!

Écrit par : Sophie | 04/05/2017

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Quand je vois la vie de misère de mes aîeux, je ne peux qu'être d'accord avec toi. Ce sont mes parents qui ont grimpé dans l'échelle sociale et même tu vois, je ne regrette en rien mon enfance qui pourtant a été bien plus riche que la leur.

Écrit par : Berthoise | 04/05/2017

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c'est exactement ce que je dis à mes enfants...... j'ai connu tout ce que tu énumères !

Écrit par : emiliacelina | 04/05/2017

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Ma mère a fait fort, diphtérie ET tuberculose en faisant les lessives des nantis de notre quartier très bourgeois de Paris.
Le chauffe-eau à gaz instantané , un frigo d'occasion tout comme le poêle à charbon feu continu.
Je vis chichement chez moi avec tout le confort "moderne"internet et ascenseur, aucun regret du temps "avant" !!!
Diaphragme en Belgique pour moi en 1961...

Écrit par : mume | 04/05/2017

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Mon premier diaphragme m'a été posé en 1960 à Nantes par un médecin qui risquait la prison parce que la loi de 1923 n'avait pas été abrogée. On faisait venir le matériel d'Angleterre "sous pli discret" et l'on payait par mandat international. Je me réjouis chaque jour de vivre à notre époque. Pour rien au monde, je voudrais avoir la même vie que ma mère née en 1897, et à plus forte raison, de mes grand-mères, qui accouchaient une à deux fois par an jusqu'à la ménopause d'enfants nés morts ou vivants...
En 1950 encore, je travaillais cependant, mais lorsque j'avais besoin de chaussures, j'allais à la devanture du marchand repérer la paire que j'achèterais au mieux à la fin du mois, ou, plus souvent à la fin du mois suivant. Se vêtir était un gros investissement, mais la nourriture absorbait 80 % du budget. Et je vous parle de l'après-Occupation, où nous n'avions plus peur des arrestations et des bombardements !
Et la tuberculose tuait encore...
Ah Oui HB, je suis tout à fait avec toi... !

Écrit par : Gwen | 04/05/2017

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Entièrement d'accord avec toi ! beaucoup de ceux là ont oublié les contraintes et ont idéalisé leurs souvenirs !

Écrit par : Colette | 04/05/2017

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Tout le monde a un "avant" élaboré par la mémoire. Quelquefois cet "avant" est assez terrible. Il y a les progrès pour certaines choses et le dé-progrès pour d'autres. Reste que cet "avant" qui nous retourne, c'est souvent l'enfance et la jeunesse...

Écrit par : lakevio | 05/05/2017

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Ah non, cela n'a jamais été mieux avant ! En tout cas pas pour moi.
Merci de le souligner, c'est vrai que c'est agaçant cette nostalgie bêbête.

Écrit par : Anita | 05/05/2017

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Je ne supporte pas moi non plus cette phrase ! Il faut vraiment refuser de voir la réalité en face pour dire ça! Une façon peut-être aussi de se réfugier dans le passé parce que l'avenir leur fait peur !

Écrit par : mammilou-mijo | 06/05/2017

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C'est vrai que cela mérite un article... Il y a des choses qui étaient peut-être plus heureuses -avant- et cela dépend pour qui. Ainsi, on n'était pas envahi par les smartphones (un jour, j'ai vu un couple au resto, à la table à côté de moi, tous les deux sur leur smartphone, est-ce qu'ils se parlaient par appareils interposés?)

Mais pour le confort, mon expérience fut assez semblable. J'ai pris des bains dans des grandes bassines en zinc, près du poêle, dans la cuisine... C'était très gai évidemment (mais ce n'est pas moi qui vidais la bassine après!) Nous vivions dans une maison où pas mal de pièces étaient fermées et pendant des années, nous n'avons pas eu de machine à laver non plus. Le linge "rouissait" puis tout le monde s'y mettait, à tourner dans la bassine, sur plusieurs becs allumés, avec une cuiller en bois.

Et si on pendait le linge dehors et qu'il gelait, il fallait rentrer des chemises et des draps tout raides...

Mais arrivée à l'âge "adulte" après 1975... J'ai eu la chance de connaître la pilule. Mais très vite, il a fallu faire attention (ici, je parle pour ma génération et les suivantes), tomber enceinte n'était plus le seul risque, il y avait le sida et les MST.

Et mes parents ont perdu un enfant -à la naissance- au Congo... Pour eux, l'aventure du Congo, ça n'a pas été ça. Or, j'ai souvent entendu des jeunes Belges de ma génération très nostalgiques du Congo. Comme quoi, tout ça dépend de l'angle de vue.

Et pourtant, je considère que j'ai eu une enfance et une adolescence privilégiées.

Par contre, pour ce qui fut du professionnel, une fois adulte, cela a été beaucoup plus hard.

Écrit par : Pivoine | 06/05/2017

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Ps. j'aime beaucoup le type de salle de bains sur la photo.................

Écrit par : Pivoine | 06/05/2017

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Je pense qu'il y a des choses qui étaient mieux, et des choses qui étaient moins bien.
C'est la vie, rien n'est jamais parfait...
On peut passer sa vie tourné vers le passé, ou tremblant en imaginant le futur. Je préfère tacher de positiver le présent, qui ne reviendra plus.
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | 07/05/2017

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Comme tu as raison... Non ce n'était pas mieux avant pour le confort... en 1956 dans un joli appartement à Neuilly sur Seine nous avions deux Salamandre pour nous chauffer, le bougnat livrait le charbon et la cuisine était noire de poussière, je n'avais qu'un petit cabinet de toilette, etc... J'en passe.
Ce qui était peut être mieux avant ce sont les commerçants de qualité, on pouvait leur faire confiance. Il y avait des artisans, et bien souvent des gens de bonne volonté.
Allez pas de nostalgie... il faut avancer, pour aller où ???

Écrit par : Françoise | 07/05/2017

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