12/01/2008
Ou y a des soldes, y a pas de client

Hier, nous sommes partis, le Bibelot et moi, chercher notre chèquier à la banque. Il tombait un petit crachin parisien. Nous avions, bien entendu, oublié le parapluie. Je n'ai toujours pas réussi à me chausser, mes chaussures glissent sur les trottoirs mouillés, dans ces cas là, je tiens fermement le bras du Bibelot, me promets de m'habituer chez moi à une autre paire de chaussures et j'oublie...
En sortant de la banque, nous avons oublié de prendre le chèquier, il tombait des cordes et nous nous sommes arrêtés dans un grand magasin parisien réputé pour son rayon bricolage, c'est toujours la même enseigne, mais le magasin appartient maintenant aux Galeries Lafayette.
Je suis tombée sur mes draps, le client était rare, la pile n'avait pas diminué, le rabais toujours maigre et les taies d'oreiller étaient bientôt plus onéreuses que la housse, l'homme a déplié une taie d'oreiller, un coton tout fin, presque transparent, j'ai reposé la housse et mon cuisinier de mari a décidé de me traîner au rayon cocotte en fonte, je ne trouve plus la mienne, les objets doivent avoir une âme, ils disparaissent d'un appartement tout petit.
La moins chère des cocottes en fonte nous était proposée pour la modique somme de 168€, sagement, j'ai décidé que les soldes n'étaient pas faits pour moi.
Bilan de cette journée pluvieuse, une baguette achetée au passage, une douche gratuite et deux livres.
10:30 | Lien permanent | Commentaires (23)
10/01/2008
Chagrin de lecture...

Depuis que notre Président chéri se vante partout d'être inculte, ça doit être pour ça qu'il a menti sur ses diplômes, il est de bon ton de raconter et d'écrire, des bouquins sans intérêt sur les anciens cancres devenus people.
Les enfants ont oublié dans leur ancien appartement "Chagrin d'école" de Daniel Pennac. Couronné par un prix littéraire, ce livre raconte le parcours d'ancien cancre de Monsieur Pennac.
Monsieur Pennac, votre plus mauvais livre vient de recevoir un prix, Gallimard n'a pas besoin d'argent pourtant, avec le succès d'Harry Potter, la trésorerie de cet éditeur est meilleure que la mienne.
Alors, arrêtez d'écrire que les cancres sont appelés aux plus hautes fonctions. Si certains deviendront Président de la République, essentiellement grâce à un bagout de représentant de commerce, d'autres resteront chômeurs ou s'ennuieront à vie dans un travail répétitif, mal payé et sans espoir de promotion.
Déjà, pour donner le goût de la lecture à notre belle jeunesse, arrêtons de leur faire lire des bouquins ennuyeux, lorsque j'étais libraire, j'ai vendu pendant des années 30 exemplaires des "Patins d'argent" à la même institutrice, ça prouve que cette personne n'aimait pas son travail, qu'elle ne prenait pas la peine de découvrir, d'ouvrir un autre livre et que ses élèves devaient s'ennuyer profondèment, surtout les redoublants.
Pour celui qui aime lire, la vie n'est jamais ennuyeuse, l'évasion commence en regardant la couverture, on voyage, on frémit, on s'indigne, on s'identifie.
Messieurs les écrivains ne nous donnez pas de leçons, contentez vous de nous faire rêver...
10:50 | Lien permanent | Commentaires (16)
09/01/2008
J'aurais pu...

J'aurais pu vous parler de la prestation de notre cher, très cher Président qui a trouvé pour lui la solution : "Comment partir en vacances plus souvent en se votant une augmentation de 170%" alors que les retraites "augmentent" de 1,1%, moins que l'inflation "officielle".
J'aurais pu dire à notre cher Président, très cher Président que lorsque je suis allée à Pétra j'ai payé mon voyage, la seule chose que j'ai obtenue gratuitement c'est la turista terrible que j'ai traînée plusieurs jours..
J'aurais pu vous dire que l'annonce de son mariage avec Carla Bruni, je m'en fiche comme de ma première chemise, je crois seulement que très prochainement, il aura une troisième pension alimentaire à verser.
J'aurais pu vous parler du premier jour des soldes et de la housse de couette que j'ai repérée dans un grand magasin parisien, mais comme je sais que je n'irai pas la chercher, la foule me fait fuir.
J'aurais pu vous parler du parcours médical de l'homme, ses analyses étaient bonnes, pour une fois nous étions presque sereins, sauf que l'homme continue son audit de l'hôpital, il a eu droit à un rendez vous avec un cardiologue et un opthalmo, j'aurais pu vous parler de la lassitude qui prend le dessus.
Chaque mois le Bibelot se trouve face à un praticien différent, il a parfois le sentiment de n'être plus un homme mais une voiture en pièces détachées dont on examine chaque pièce.
J'aurais pu vous dire que finalement notre vie se résume à des rendez vous à l'hôpital et à une Merveille qui grandit.
Et encore, je n'écris pas tout...
10:55 | Lien permanent | Commentaires (18)
08/01/2008
Cuisine et dépendances


Dimanche, nous fêtions l'anniversaire de l'homme, hier nous gardions la Merveille. Garder la Merveille le lundi n'est pas trop difficile, elle dort, elle récupère de son week-end sauf que pour aller garder la Merveille, le réveil sonne à 7 h 30, que je dois me soigner rapidement, descendre à deux kilomètres à l'heure au métro, prendre un métro fantaisiste qui reste souvent en station, arriver à la station de l'Ours puis marcher pour rejoindre son appartement.
Leur appartement d'avant était plus facile d'accès pour nous, traverser le Monoprix de la Rue de Lévis en sortant du métro et hop nous étions sur place, le Parc Monceau et le Square des Batignolles étaient faciles d'accès; le nouvel appartement est superbe, enfin il sera superbe un jour, moulures, hauteur sous plafond, cheminée, salle de bains géante.
L'Ours n'a pas encore récupéré sa ligne Internet, je ne peux pas vous lire et lorsque j'arrive le soir, je suis trop fatiguée pour écrire, c'est là que je m'aperçois qu'un bébé de 10 mois qui commence à marcher, qui se déplace à 4 pattes à la vitesse de l'éclair pour faire une bêtise, c'est du travail.
Lorsqu'elle dort, ses longs cils et sa jolie bouche me font craquer mais ne m'empêchent pas de m'installer dans un fauteuil et de lire deux petits bijoux en même temps "La Colère des aubergines' et "Un homme dans sa cuisine", d'un côté l'Inde où les femmes règnent en cuisine, où les victuailles sont enfermées, de l'autre l'Angleterre, le spécialiste de Flaubert qui cuisine par amour.
Deux petits livres de poche, goûteux, drôles, mais en ce moment lorsque j'entends le mot cuisine, je sors mon revolver.
10:25 | Lien permanent | Commentaires (10)

