04/08/2007
Paris au mois d'Août
Paris au mois d'Août ne ressemble pas à ça, dans ma rue, le seul commerce fermé pour l'instant est justement le vieil épicier arabe.
Les rues ne sont pas vides, même si ce matin, mon quartier est particulièrement calme , trop tôt pour les touristes du Père Lachaise.
La nuit, mon quartier n'est pas beaucoup plus calme, La Flèche d'Or fait salle comble et malheureusement la consommation d'alcool ou d'autres substances illicites est au top. L'autre soir, il n'était pas très tard, je regarde par la fenêtre, je suis avec Milky, 5 jeunes gens, blancs, c'est important de le préciser pour la suite, boivent, fument du tabac qui fait rire, notre présence les fait fuir.
Milky décide de rentrer chez elle, l'homme lit dans son lit, en fait, il dort les lunettes sur le nez et le bouquin à la main, je suis en train de remettre les coussins en place, hurlements dans la rue, deux noirs dont un dans un sale état, drogue, alcool, les deux ? Je me remets à la fenêtre, je suis badaud dans l'âme et je commence à me faire insulter par le sirop cognac, je réponds vertement et là brusquement la phrase qui tue : "Sale e.. de ta race de blanche, tu es raciste". Je ne suis pas raciste, j'engueule sans distinction de race, de couleur ou de religion uniquement ceux qui troublent mon sommeil.
Et là, le petit plus, le truc qui fait que la vie n'est jamais fade, le noir veut me montrer son zob, il veut même se dévêtir, j'attends, sereine, je sens que son équilibre ne survivra pas lorsqu'il voudra retirer son pantalon, le bruit réveille l'homme qui se met, à son tour à la fenêtre.
Zut, j'ai perdu l'occasion de voir un mec à poil...
10:22 | Lien permanent | Commentaires (23)
03/08/2007
L'insoutenable légèreté de l'être.
J'aimerais être chat dans une bonne maison, chez JJF et l'Ours. La Merveille n'a plus de berceau, il est occupé en permanence par la petite siamoise, la jolie parure blanche a été remplacée par une grosse serviette éponge.
La Merveille squatte le lit de ses parents, elle attend, sans se presser, que son père se décide à lui installer son nouveau lit.
Il est entendu que le berceau va continuer à remplir son office, panier pour siamoise jalouse.
C'est vendredi, l'homme finit à midi, deux jours et demi sans harcèlement.
Elle est pas belle la vie ?
08:00 | Lien permanent | Commentaires (14)
02/08/2007
Agacements quotidiens

C'est vrai qu'il est parfois difficile de garder le sourire lorsque la vie n'est pas simple et encore je n'en livre qu'une infirme partie.
Dans mon quartier, pas très loin de chez moi, une femme porte le même nom et pire encore le même prénom, que votre servante, en conséquence, j'ai de nombreux problèmes de courrier, si l'homme et moi ne nous étions pas déplacés, nous ne serions même pas au courant de son handicap.
Les rares lettres qui m'arrivent sont des lettres de rappel, sauf que je n'ai pas eu l'original, lorsque vous avez un mari qui doit passer des examens régulièrement, ne pas recevoir les ordonnances, peut se révèler grave, c'est d'ailleurs le cas en ce moment.
Je découvre certains quartiers de Paris dont je ne connaissais même pas l'existence, il m'arrive de tomber sur des personnes charmantes, ce n'est pas toujours le cas, il me faut parfois montrer ma détermination, et utiliser un ton cassant.
La Merveille a mal aux dents, le temps passe trop vite, je risque de découvrir une Merveille avec deux dents à son retour de vacances.
Je ne baisse pas les bras, je suis juste parfois découragée, pas pour moi, pour l'Homme qui travaille encore, et ses conditions de travail sont plus que difficiles, alors qu'il est handicapé à 80 %.
Le plus écoeurant dans l'histoire, c'est qu'il doit travailler jusqu'à la fin de l'année, juste pour 200 heures, s'il arrête maintenant, alors qu'il a largement les heures manquantes, il doit recommencer à zéro, l'Administration me surprendra toujours, la petitesse de certains employeurs aussi...
10:30 | Lien permanent | Commentaires (9)
01/08/2007
Contes de la folie ordinaire

J'avais fait une note très longue sur les névroses ordinaires.
J'avais fait une note sur l'employeur de l'homme qui le vire tous les deux mois pour le reprendre le soir même, en lui amputant gravement sa feuille de paie.
J'avais fait une note sur les névroses financières de Madame de que je n'arrive plus à supporter.
J'avais lâche du lest pour tenir le coup, c'est pas simple tous les jours.
J'avais même oublier de parler de ma fuite d'eau, lorsque la vie va mal même les objets se vengent, blogspirit a avalé ma note, c'est la loi de la tartine beurrée, je n'ai pas le courage de recommencer...
10:10 | Lien permanent | Commentaires (25)
30/07/2007
Le retour de la grande blanche

le retour de Madame de. Madame de, qui se croit toujours plus blonde que blanche, a fait son apparition, vendredi. Pas de chance pour elle, je suis plutôt de mauvaise humeur, courir à travers Paris pour le Bibelot, sans jamais obtenir de réponse, n'aide pas au moral, voir son médecin traitant, il part en vacances, se faire trouver "pas pire que d'habitude" et se mettre à tousser le soir même, c'est pas top surtout avec la peur de la crise d'asthme, sans médecin.
Donc Madame de a fait son apparition, royale, comme à son habitude et a distribué les ordres, l'homme devait regarder de toute urgence les horaires de train pour B... (Madame de à des problèmes d'héritage) et je devais lui laver dans la journée son blanc.
J'ai annoncé à Madame de que je n'avais pas le temps, que j'avais autre chose à faire et je suis partie fêter l'anniversaire de JJF, nous n'avons pas soufflé de bougie, la Merveille a été charmante, une véritable entreprise de séduction cette petite.
Et hier, j'ai pesté toute la journée, temps maussage, humeur maussade et toux désagréable, seule Balagan heureuse de n'être pas seule à dormi et ronronné, Madame de est passée avec une proposition de tarte aux pommes, proposition que j'ai décliné.
Le soir, Milky est venue, nous avons papoté en regardant vaguement "Fauteuil d'Orchestre", je l'avais déja vu, Cécile de France n'est vraiment pas une bonne actrice, en revanche Valérie Lemercier n'a même pas à forcer son personnage.
Ce matin, Balagan et moi sommes seules, je ne suis pas d'humeur conviviale.
09:30 | Lien permanent | Commentaires (18)



