01/07/2007
Interlude

La télé était allumée, un truc passionnant, genre l'élevage des escargots en Basse Corrèze, Madame de était la, elle jouait à Shanghaï, la télé s'est arrêtée, la connexion internet aussi.
Madame de n'arrêtait pas de piailler " C'est pas normal, c'est pas normal". Inutile de lui dire que : C'est pas normal mais ça arrive, nous n'allons pas appeler un numéro surtaxé pour entendre dire qu'il s'agit d'un incident, qu'ils font le nécessaire etc etc.
Madame de est partie, nous n'avions ni télé, ni internet. C'est reposant parfois. Madame de arrivée chez elle, nous sommes voisines maintenant, elle a téléphoné : "J'ai de la télé, j'ai raison, c'est pas normal !".
Je me suis plongée dans un bouquin, pas palpitant mais facile à lire, genre "Les chroniques de San Francisco" mais version Edimbourg.
Le lendemain matin, la télé était toujours muette, la ligne ADSL aussi, nous avons décidé d'aller râler à la boutique Noos mais pas tout de suite, ça ne présentait pas un caractère d'urgence.
Lorsque nous sommes revenus du Monoprix, nous avons dévalisé le rayon poisson, les gambas et autres petites bêtes onéreuses, étaient à des prix défiant toute concurrence, 7€ le kilo de crevettes géantes ! nous avions à nouveau une connexion et la télé.
Finalement, c'est pas difficile de vivre sans net et sans télé...
09:33 | Lien permanent | Commentaires (18)
27/06/2007
Mauvaise mine

J'ai acheté, pardon Madame de m'a acheté, une "Suzanne aux yeux noirs", elle est installée sur le rebord de ma fenêtre et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a la mine chiffonnée.
Ma "Suzanne aux yeux noirs" s'étiole, elle manque de soleil. Cette année, enfin pour l'instant, le soleil n'est pas au rendez-vous. Sur le net, nous avons de tout, des cuisiniers, des photographes, des dessinateurs et des jardiniers.
Je suis donc à la recherche d'un conseil de jardinier (hmmm Cloidoweg ?) pour éviter la perte de mon "sourire de Zanzibar", c'est l'autre nom de ma plante chiffonnée.
Pour mon côté chiffonné, je ne vois rien à faire, ah si ! Je vais aller embrasser l'Ours et la Merveille tout à l'heure.
J'ai des envies d'ailleurs, pas au programme, j'ai envie de déménager, ça commence à nous chatouiller, l'homme et moi avons besoin de changer d'arrondissement mais les choses deviennent moins faciles, l'avantage de mon quartier "populaire", l'endroit où les jeunes gens des quartiers "huppés" peuvent se soulager contre les murs, est qu'il se trouve à côté de l'hôpital qui suit l'homme, un CHU connu pour son service de néphrologie.
Hier, j'ai passé une journée solitaire, j'ai dit Bonjour Madame, Merci Madame et je me suis chamaillée avec Balagan, heureusement l'homme est arrivé.
J'ai besoin de retrouver mon "sourire de Zanzibar" où d'ailleurs...
11:20 | Lien permanent | Commentaires (26)
25/06/2007
La mauvaise éducation
Lorsque je regarde par la fenêtre, je vois cette maison, je la vois mieux, je ne suis pas très douée pour prendre des photos, c'est une maison très agréable, classée, et la propriétaire délicieuse puisque toujours absente.
Je dors mal en ce moment; je me réveille souvent la nuit et quelquefois je n'arrive pas à me rendormir. L'autre nuit, je finis par me lever, j'allais rêveiller le bibelot, qui lui dort du sommeil du juste.
J'entends parler, je me mets à la fenêtre dans le noir et je regarde, quatre jeunes gens, des bières à la main, discutent, ils ne sont manifestement pas du quartier, ils sortent de la Flèche d'Or, ils sont ronds comme des queues de pelles, saouls comme des bourriques et ils continuent à s'arzouiller.
Je rêvasse, je vois un jeune s'éloigner, à peine, sortir péniblement son pénis et s'apprêter à se soulager contre le mur de la jolie maison.
Je l'interpelle, le jeune homme saisi s'arrête, l'engin à la main, je lui demande s'il trouve normal d'uriner contre le mur d'une maison.
J'obtiens cette réponse superbe "C'est un quartier populaire", j'ai tendance à sauter vite aux conclusions, ce jeune homme s'accorde le droit de pisser dans une petite rue charmante du 20ème arrondissement parce que le 20ème arrondissement est un quartier vivant, un quartier populaire, justement plein de charme et trop bruyant grâce à cette mixité.
Donc, ce garçon qui pitanche le samedi soir, n'aurait pas sorti sa bite s'il s'était trouvé devant le Dôme dans le 17ème arrondissemnt, qui n'a rien de populaire mais qui est tout aussi bruyant ?
09:05 | Lien permanent | Commentaires (28)

