05/03/2006
Urgences
Vous connaissez tous le célèbre feuilleton américain Urgences, avec le beau docteur Carter, les urgences parisiennes, c'est pas ça du tout.
L'homme, qui néglige sa santé, comme de nombreux hommes, se faisait secouer les puces par votre servante pour faire des examens de routine, vous n'êtes pas sans savoir, que mon fils a le bras en écharpe et le genou abimé, nous sommes donc passés le voir et là, l'homme s'est mis à saigner d'une façon spectaculaire.
Nous avons filé chez le généraliste qui a prescrit une batterie d'examens, l'homme a pris RV pour le lundi, c'est à dire demain, le sort en avait décidé autrement, il s'est remis à saigner et à souffrir jusqu'à en pleurer.
Affolée, j'ai appelé le praticien qui m'a conseillé les urgences et donné le numéro d'une ambulance (bravo pour le service, il acceptait de venir le chercher à 15 h), je n'ai jamais tant regretté de ne savoir conduire, j'ai appelé un taxi et nous sommes arrivés aux urgences.
L'homme a été pris en priorité et perfusé (morphine) rapidement, il a pas aimé, la morphine c'est vraiment pas sa tasse de thé, à 20 h mon fils et sa copine nous avaient rejoints et nous attendions toujours le spécialiste et une chambre.
Il a été gardé la nuit, et son rein nettoyé sommairement. A force d'économie et de lits fermés, les hopitaux français manquent cruellement de lits et de personnel, le personnel soignant est pourtant d'une grande gentillesse et la prise en charge de la douleur efficace.
L'homme, que ceux qui le connaissent aient une pensée pour lui, a RV avec le professeur le 30 mars et ne doit passer un scanner que quelques jours avant la date de ce RV, tout en sachant que ces saignements et douleur intense peuvent recommencer à tout moment.
Vous comprendrez aisément que je n'ai pas vraiment le temps de tenir mon blog à jour.
Je remercie mes amis du net, non, les blogs ne sont pas que virtuels, j'ai trouvé une chaine amicale et réconfortante, merci encore à ceux qui connaissaient les raisons de mon silence.
13:45 | Lien permanent | Commentaires (43)
01/03/2006
Coupable forcèment coupable

Hier midi, mon téléphone sonne : - Maman, je me suis croûté avec mon scooter
- Tu es blessé ?
- Non, j'ai eu de la chance, c'est de la faute du mec, il était à l'arrêt etc etc.
Je vous passe les détails, la mère inquiète que je suis, disant à son fils pour la 1000ème fois qu'on ne prend pas ce genre de transport en plein hiver, qu'il a eu de la chance, que la prochaine fois etc etc.
Je n'ai qu'un fils, donc j'en ai fait, j'en ferai, j'en fais trop, trop gâté, jamais trop aimé, surprotégé et souffrant du syndrome de Peter Pan, il refuse de grandir, et pourtant, il est adulte.
Hier malgré mes envies, je suis sortie, il ne neigeait pas, il faisait même soleil, timide le soleil, donc je suis partie à pieds avec mon DVD défectueux à changer, j'avais envie de légéreté de repasser en regardant "Charade", je n'avais pas fait la moitié du chemin que la neige a commencé à tomber, doucement, légèrement, des petits flocons glacés qui m'arrivaient en pleine figure, pas de parapluie, le DVD à la main, et les gants au fond du sac à main, je suis obstinée, j'avais fait la moitié du chemin et le téléphone a sonné, bizarrement je l'ai trouvé au fond du sac :
- Maman, je sors des urgences de Bichat, Maman - Maman, j'ai mal, j'ai une entorse au coude et au genou
- Maman mon coude est peut être cassé.
- Tu veux que je vienne ? Tu as besoin d'aide ?.
Réponse cinglante du jeune blessé : - J'ai mal, pour l'instant, je vais me faire un café, Maman je te laisse.
Il n'avait oublié qu'une chose, c'est qu'il avait appelé sa compagne au secours (ce que je comprends fort bien) et il n'avait pas besoin de moi.
Ce matin, il était seul, il avait besoin de se faire plaindre, il a su trouver les mots
10:05 | Lien permanent | Commentaires (45)
28/02/2006
Encore heureux qu'on va vers l'été

Longtemps, j'ai cru que j'aimais l'hiver, longtemps j'ai cru aimer me promener, même sous une petite pluie froide et me réfugier dans un café surchauffé, et bien ce n'est plus vrai, j'en ai assez de cet hiver qui s'éternise qui me coupe mes envies de musées, de cinéma et de la recherche du petit truc qui sert à rien mais que sur le moment je trouve indispensable.
Hier, je suis sortie, comme chaque jour, pour aller faire mes courses, même pas au Monoprix, au moins lorsque je vais au Monoprix, je me ramène du chocolat, que j'oublie dans le placard, et lorsqu'il me revient l'envie d'en croquer un carré, il a disparu, englouti par l'homme.
Et aujourd'hui me direz vous, aujourd'hui, je ne vais pas téléphoner à la chercheuse d'appartement pour lui proposer un cinéma, nous n'aurons pas envie de voir le même film, j'ai envie de légéreté, de sourire, je n'irai pas jusqu'au Bronzés 3, du côté légéreté, je crois que je risque d'être déçue.
Alors, je passerai sans doute un moment à lire vos blogs, derrière certains blogs, je mets un visage, un sourire voire une crise de rire, parfois, j'ai des doutes, c'est elle, cette grande fille toute simple mais torturée, chomeuse et angoissée qui vit une vie de rêve via son portable.
Je penserai à cette journée parisienne avec une blogueuse que j'aime, coincée dans un sas de sécurité, ses bottes faisaient bip bip, j'ai cru que la sécurité allait lui faire visiter le musée en collants.
je penserai à ma blogueuse exilée et à nos journées café dans cet hôtel parisien.
Aujourd'hui, je ferai bien du feu dans ma toute petite cheminée mais elle est remplie de CD.
Aujourd'hui, je rêve de printemps et de jupes légères.
10:10 | Lien permanent | Commentaires (29)

