23/09/2022
Enfin froid !
Ce matin, je suis contente.
Il ne fait pas beau !
Hormis un ou deux orages qui nous ont évidemment trempés car, je ne sais pourquoi, quand un gros orage survient, nous sommes dehors.
Évidemment ça arrive quand nous sommes en train d’attendre un bus là où l’abribus ne protège de rien du tout.
J’en avais assez de ce temps de Côte d’Azur à Paris !
Je commençais même à avoir l’impression que j’étais de nouveau en Israël !
Ce pays où, quand on regarde par la fenêtre le matin, on ne peut s’empêcher de se dire « M… ! Il fait encore beau ! »
Ce matin, c’est bien.
Il ne fait pas beau, même si pour moi il fait enfin beau.
Et même, comble de bonheur, j’ai un peu froid.
Je viens de regarder sur Internet, il fait 11°C à Paris ! Le rêve.
Enfin… Jusqu’à ce que j’entende mon Goût dire « Ma mine, j’ai froid… Tu ne trouves pas qu’il fait froid aujourd’hui ? »
Je n’ai plus qu’à espérer que ça se réchauffe un peu cet après-midi, sinon il ressortira ses pulls jusqu’au mois de juin.
Mais franchement, ce matin, c’est bien…
09:22 | Lien permanent | Commentaires (10)
19/09/2022
137ème devoir de Lakevio du Goût.
Ce monsieur, peint par Jackie Knott semble…
Semble quoi ?
Il est d’un sérieux papal, soit.
Mais encore ?
J’espère qu’on en saura plus lundi, grâce à nos efforts communs pour en savoir plus.
J’hésite à passer devant lui.
Je suis sûre qu’il m’attend.
Il fait semblant de lire, comme si je ne savais pas que c’était un « mouton », un de ceux qui pullulent cette année dans tous les coins où on peut « les » croiser.
En fait j’ai un peu peur, je fais partie de « ces israélites » qui sont si mal vus.
Ce mois de septembre 1943 est une mauvaise année pour beaucoup de gens.
J’ai appris « qu’ils » sont venus chercher K. et l’ont emmené sans ménagement.
Bon, d’accord il cumulait…
Quelle idée aussi, quand on vient de Pologne, d’être juif, étranger, communiste et se mêler d’être résistant.
Ça, on peut même dire qu’il l’a cherché.
En attendant, qu’est-ce que je fais ?
Je passe ou non devant cet homme.
Je peux tenter de faire semblant de rien, je ne suis pas certaine qu’il peut me courir après vu qu’il a une patte plus courte que l’autre.
Et de beaucoup.
J’ai à peine fait trois pas devant lui que j’entends derrière moi son papier se replier.
Puis sa voix.
« Mademoiselle Sarah Finkelstajn ? »
Je suis paralysée.
J’entends le coup de sifflet à roulette.
Je sens des mains me saisir.
Que vais-je devenir ?
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