29/09/2022
Le petit rat.
Il y a quelques jours, j’ai emmené le Goût faire des courses dans la ville à côté.
En fait, ce n’était pas tant pour les courses que pour prendre une photo dans le parc voisin de la galerie commerciale.
Je ne me rappelle plus pourquoi je voulais photographier un rat mais c’était le but.
Or, s’il y a un endroit où on peut prendre des rats en photo, c’est là.
Je voulais m’asseoir sur le banc face à la grande poubelle où on avait déjà vu les rats se précipiter sur les restes du MacDo voisin.
Mon Goût a tiré le caddy jusqu’au parc et nous nous sommes assis là, à attendre.
Quand j’ai vu le premier petit rat, j’ai crié « Minou, prends la photo ! »
Le petit rat s’est enfui…
On est ressorti faire nos courses et c’est tout.
Hier, comme on devait quand même manger, on est retourné là-bas.
Tranquillement, nous y sommes allés à pied.
J’avais encore dans l’idée de faire cette photo de rat, surtout qu’on était mercredi.
Mercredi, ça veut dire enfants au parc et surtout, plein de restes de McDo donc plein de photos de rat à prendre.
En arrivant devant le parc, j’ai dit « Minou ! Le rat ! La photo ! »
Evidemment, le Goût, qui finit par copier mon comportement, a un « smartphone de maison ».
Ce n’est donc pas hier qu’on a pris une photo de rat.
Je finirai par en prendre une sur le Web…
10:27 | Lien permanent | Commentaires (12)
26/09/2022
Devoir de Lakevio du Goût N°138
Cette toile d’Émile Friant m’a frappé car elle me dit quelque chose.
Mais quoi ?
La discussion semble animée autour de ce pichet de vin.
Sur quoi peut-elle bien porter ?
À lundi…
Ils sont là.
Tous les quatre.
Il fait chaud et le vin les énerve.
Ils veulent bien travailler, ils veulent bien cueillir les fruits malgré le soleil qui cogne, mais...
Entre saisonniers et propriétaires le rapport de force est bien présent.
L'un ne veut pas payer, pas nourrir.
L'autre veut bien travailler mais pas pour rien et être nourri.
Ils sont tous pareils ces propriétaires terriens, c'est toujours trop cher, les ouvriers ne travaillent pas assez.
Ils ne l'avoueront jamais mais ils regrettent "le bon vieux temps de l'esclavage."
Ce bon vieux temps où on pouvait "faire suer le burnous".
Nos quatre hommes savent qu'ils vont céder, ils ramasseront quelques pièces de plus et de quoi faire vivre leur famille quelques jours.
Un jour, c'est ça qui les fait tenir, leur patron ne trouvera plus de saisonniers.
Un jour, l'espoir changera de camp et le combat changera d'âme...
09:46 | Lien permanent | Commentaires (11)



