30/03/2018
Avant mais c'était avant.
Avant, je vous parlais des enfants, des petites, des difficultés de JJF pour marcher.
Avant, j'avais le clavier facile, je vous aurais parlé de mes voisins, que je ne vois jamais.
Je rencontre de jeunes gens.
Ils sont souvent plus jeunes que mon fils.
Ils ont parfois des têtes connues.
J'ai l'impression qu'ils utilisent cet appartement comme hôtel après avoir enregistré au studio en bas.
Avant, j'aurais photographié les maisons du coin qui font rêver mais c'était avant...
C'était l'époque où Mab écrivait deux lignes laconiques chaque jour.
L'époque où Maé racontait son coin.
C'était avant FB, ce truc faussement amical qui vous pique vos données et les vend.
Pourtant, j'aime bien écrire des petits trucs sans importance.
Maintenant, j'écris dans le désert du web.
Avant j'aimais mon blog mais c'était avant...
09:42 | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : petits riens censure blogs
28/03/2018
Il pleut, je lis mais pas que...
Le Goût avait acheté "Mémoire de fille". Il avait lu mais n'avait rien dit.
Sauf peut-être "bof..."
Je commençais à être en panne de lecture et tous les matins, France Inter me serinait "gnagnagna... Annie Ernaux... Gnagnagna..."
J'ai cherché dans la bibliothèque, j'ai retrouvé et j'ai lu.
J'avais lu "Les armoires vides" et "La place" et d'autres.
J'avais bien aimé la saga de la province, de la petite épicerie, le décalage entre la mère et la fille qui ne trouvent plus rien à se dire.
Mais là, ça recommence.
L'épicerie, la mère, la fille, la colonie de vacances où elle est monitrice, le fameux décalage et une perte ratée de virginité restée intacte par accident.
Elle ne perdra sa virginité que quelques années plus tard avec celui qui deviendra son mari.
Le "roman" est court, heureusement.
Oui, je faisais une overdose d'épicerie de campagne et de fille qui n'en revient pas d'être instruite.

09:37 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : mémoire de fille annie ernaux bof
26/03/2018
Conversation.
- Je ne m'attendais pas à te voir ici Paul !
- Je travaille dans cette Compagnie depuis notre rupture, j'ai quitté notre province et je suis venu à Paris, mais toi que deviens-tu ? Et surtout que fais-tu dans la cafétaria de ma boîte.
- Mon petit Paul, tu permets que je t'appelle "mon petit Paul" ? C'est une prise de contact.
- ...
- Oui, je viens d'être promue DRH de ce département mais ne t'inquiète pas... Ta façon ignoble de me jeter n'interviendra pas, enfin pas trop, dans ma façon de te noter.
- Ah !
- Au fait que devient celle qui a pris ma place ?
- C'est ma femme, nous avons un petit garçon, tu le verrais, il est superbe. Nous avons acheté une maison dans le coin.
- Tu as bien fait...
- Oui, bonjour les intérêts et les fins de mois aux nouilles.
- C'est bien dommage ce crédit, j'espère que ta femme travaille et qu'elle gagne bien sa vie...
- Non elle est à la maison pour l'instant.
- Vois tu, je n'ai pas oublié ta sortie, que je n'étais bonne à rien, que je resterais toute ma vie dans mon trou, que j'étais une looseuse, je n'ai rien oublié.
- Mais voyons Virginie ! C'était y a cinq ans, tu t'accrochais, tu faisais semblant de ne pas comprendre ma lassitude ! Tu acceptais tout ! Ce temps là est terminé pour nous deux !
- Paul !!! On m'a nommée ici pour virer. Tu ne m'auras pas au sentiment. Il va te falloir être gentil pour échapper -peut être- au couperet.
- Hé bien...
- Oui ! J'adore mon nouveau travail.
09:35 | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : rencontre rupture travail


