22/03/2008
Les choses de la vie


Certains jours, il ne se passe pas grand chose dans votre vie et c'est bien...La découverte d'une créperie délicieuse en allant chez votre généraliste, le printemps, qui marque une pause, vous a déclenché une crise d'eczema et ça gratte et il gagne du terrain.
Je prends enfin du plaisir à lire "La consolante" même si Anne Gavalda écrit toujours le même livre, des hommes et des femmes malmenés par la vie, des rencontre improbables et je suis presque certaine que ça finit bien.
Ma cytise qui accepte de fleurir malgré le mauvais temps, la lavande, elle a arrêté, mes petits rosiers résistent à la pollution parisienne.
La Merveille qui commence à s'exprimer, elle dit surtout "non" avec conviction, elle rit aux éclats, elle trottine et sème ses jouets partout, envoie des baisers dans le vide.
Un Bibelot qui m'abandonne pour la journée, ça va lui faire du bien et je vais savourer cette vacuité.
Des petits lapins en bois que je dois aller chercher pour une amie, des tulipes blanches qui s'étalent, si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble et je compte bien profiter de cet instant de grâce, demain et un autre jour...
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21/03/2008
Je songe à créer une association loi de 1901
Je prends les transports en commun, métro lorsque je suis seule, c'est plus rapide et bus lorsque je suis avec le Bibelot, il perd le souffle lorsqu'il doit gravir les escaliers du métro.
Lorsque je vais garder la Merveille et que le Bibelot cultive l'art d'être grand père, nous faisons un détour pour emprunter les escaliers mécaniques et nous faisons des tours et des détours pour éviter de gravir la colline de Montmartre.
Je prends très souvent le 76, il conduit à ma banque, au Musée du Louvre, au MAHJ, c'est mon bus préféré mais je ne supporte plus la mauvaise éducation des mères, assises avec leur progéniture, des gamins de 6 ans, en pleine forme, souvent avec des têtes à s'appeler Kevin (pôvres gosses, ils partent déjà avec un sérieux handicap dans la vie).
Et pendant que ces gamins, avec des jambes toutes neuves et des têtes toutes vides, s'étalent sur les sièges, des petites grand'mères avec des cannes et un équilibre incertain, se tiennent comme elles peuvent aux barres d'appui, barres qui n'ont d'appui que le nom.
Certains jours, je fais lever les gamins et propose une place à une vieille dame, ce qui me chagrine le plus, c'est qu'aucune mère ne bronche, elles me jettent un sale regard lorsque je descends mais ça s'arrête là.
Elles n'ont même pas compris ces pauvres mères qu'à ne pas élever leurs enfants, elles en seront les prochaines victimes...
09:34 | Lien permanent | Commentaires (16)
19/03/2008
Les chaussettes de la République
Il y a beaucoup à dire sur le soutien-gorge, des tailles qui ne correspondent à rien, des armatures, je déteste les armatures, mais je vais plutôt m'attacher aux chaussettes électorales.
J'ai longtemps habité le 3ème arrondissement, arrondissement célèbre pour ses fraudes électorales, ses radiations arbitraires des listes. Il nous est arrivé plusieurs fois de devoir aller en Mairie pour râler, au moment de voter, nous apprenions notre radiation, voire notre mort...
Je vais plutôt vous parler des chaussettes de Perpignan. La tricherie ne m'étonne pas, rien ne m'étonne surtout que le bourreur de chaussettes est le frère d'un adjoint au Maire !
J'ai souvent dépouillé et les bureaux de vote sont plutôt surveillés, les bulletins sont comptés et recomptés, nous ne connaissons pas nos voisins de table, les bulletins vont par dix, les nuls sont signés par toute la table et des observateurs se promènent dans la salle comme le jour d'un examen.
Finalement certains hommes gardent une âme d'enfant, ils trichent et mentent toute leur vie et nous, qui avons également gardé une âme d'enfant, nous continuons contre vents et marées à croire qu'une élection va changer notre vie...
Finalement, les chaussettes de la république sont comme les collants chinois.
Elles glissent.
Pour les faire tenir il faut les caler avec des bulletins de vote...
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17/03/2008
Je lance un cri...

Je lance un cri d'alarme, halte aux collants chinois. Malgré les promesses de notre Président, celui qui transforme une défaite en victoire, les usines françaises continuent à fermer, le chômage ne baisse pas, c'est le baby boom qui part à la retraite, et si les cotisations ont été lourdes, la retraite n'est pas grasse !!!
Mais, je ne vais pas vous parler des retraites iniques mais de mes collants dont je ne suis pas satisfaite du tout, dès le premier lavage, le collant perd sa tenue et vous vous retrouver avec un collant qui glisse et un collant qui glisse, c'est un avant goût de l'enfer, si vous êtes tranquille chez vous, vous faites un geste sans élégance, vous remontez plus ou moins discrétement et en fin de journée, vous jetez le truc dans le panier à linge.
Mais en extérieur que faire ? Laisser descendre et prier pour que l'objet garde un minimum de tenue, essayer les chaussettes qui au bout de trois lavages perdent également leur élastique.
Je ne vois qu'une solution puisque collants onéreux ou collants de supermarché, votre démarche est la même, sans élégance.
Alors, je lance un cri, ouvrez une usine de collants français, ils seront plus chers mais quel bonheur de retrouver le confort d'antan, je vote même pour le retour des collants avec des coutures...
20:34 | Lien permanent | Commentaires (22)



