20/10/2007
Quand "Elle" se prend pour "Voici"

Quand "Elle" se prend pour "Voici", il sort le samedi.
Cécilia prend toute la couverture, en rouge et en blanc : "Cécilia, Le divorce", notre nterview exclusive : "Je veux vivre SANS MENTIR"
De Cécilia, je ne vous dirai rien, je n'ai pas encore ouvert le journal, d'habitude "Elle" passe sa semaine au pied de mon lit, je regarde les fiches cuisine, les sacs à main et je lis avec délectation "C'est mon histoire", c'est toujours le même journaliste, un homme, qui réecrit les histoires et c'est toujours du "style "J'ai découvert l'amour avec le meilleur ami de mon mari".
Comme les délais de bouclage d'un journal sont de trois semaines environ, on dira que Cécilia, ex Madame Sarkozy est une femme prévoyante...
10:30 | Lien permanent | Commentaires (28)
19/10/2007
Les petits riens de la vie


J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant. Le bonheur est fait de petits riens, certains jours, ces petits riens prennent toute la place. C'est aller, une fois de plus, à l'hôpital à pieds, jour de grève oblige, ne pas reconnaître la ruche habituelle, les malades ont décalé leur rendez vous, les secrétaires et les médecins sont souriants, apprendre que tout va bien mais que l'homme aura droit toute sa vie à une surveillance régulière, il faut prendre soin du rein restant.
Voir Madame de. pérorer dans une boutique tenue par un charmant couple de garçons, faire semblant de ne pas la voir. Elle n'est pas sortie en courant pour serrer l'homme dans ses bras.
Boire mes ricorés avec Balagan ronronnant, entendre Milky au téléphone me raconter son rêve, elle est la seule élève arrivée dans son lycée.
N'avoir aucune corvée de prévue. Constater que c'est l'automne, qu'il fait frais, que les arbres perdent leur parure, n'entendre aucun bus.
Passer des nuits calmes, pas de transports, pas de pollueurs venus se soulager contre la maison d'en face.
Ecouter la frappe régulière de l'homme sur son clavier, n'avoir aucune nouvelle de l'Ours, c'est un excellent signe, pas de nouvelles, bonne nouvelles.
Décider de relire "Les petits riens de la vie", si j'arrive à remettre la main dessus, être libre de son temps et le gaspiller.
Des petits riens comme ça, j'en ai plein mon panier.
10:00 | Lien permanent | Commentaires (18)
18/10/2007
Cruautés conjugales

Je viens de la commencer et dès les premières pages, je pense aux couples, au mien en particulier, la vie des vieux couples, des jeunes couples, n'existe pas sans une certaine cruauté, allez soyons soft, une certaine mesquinerie.
L'homme, debout à l'aube, alors que la nuit a été particulièrement calme, peu de bruit, bien fait pour la Flèche d'Or, l'homme donc, frais comme un gardon, s'intéresse à la grève, on se demande pourquoi, c'est un chômeur tout neuf, même pas encore indemnisé !
Et je suis réveillée par France Inter, et j'entends que la grève est très suivie, que le système D (comme chaque fois que les transports sont en grève) est appelé à la rescousse, je dois dire que, le matin à l'aube, je n'ai aucune compassion pour les malheureux usagers (usagés ?).
En 95, j'ai fait comme tout le monde, j'ai marché et dès que j'ai aperçu un bus, je suis montée dedans, résultat, comme je suis une grande sportive, une déchirure musculaire au mollet !
France Inter, le matin, révèle chez l'homme un esprit malveillant, comme s'enrouler dans la couette et me laisser geler de mon côté.
J'ai, de mon côté, certaines pratiques mesquines, comme lui pincer le nez lorsqu'il ronfle, lui demander des Ricoré lorsqu'il se chamaille sur son forum, le traîner se promener lorsqu'il fait froid.
Le secret des couples réussis ne serait-il pas un échange de petites mesquineries bien comprises ?
09:25 | Lien permanent | Commentaires (24)
16/10/2007
24 heures dans la vie d'une femme


Je sais, celle là, je l'ai déjà faite, mais j'aime Zweig. Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort... mais je m'égare, nous partîmes à quatre et nous revinmes à deux !
Première étape, le traiteur chinois de la rue, avant de nourrir l'esprit, il faut nourrir les corps. Puis direction le Louvre, l'Exposition des Chefs islamique de l'Aga Khan.
Je me dois d'avouer que je ne connais rien à l'art islamique, j'ai donc été fort surprise tout au long de cette exposition de voir sans cesse "une célébration du vin" ? Deux tapis ont particulièrement attiré mon attention, des têtes avalant des monstres, un des tapis me faisait penser à Bosch, j'avais l'intention de chercher une explication mais comme ma cervelle part en vrille, j'ai déja oublié son nom.
En sortant du Louvre, direction le Parc Monsouris, vous savez, vous, les Parisiens, l'endroit où les tempèratures sont relevées. Une tarte au chocolat plus tard, direction la campagne, vous avez bien lu : la campagne ! Vous savez, un endroit avec des arbres, de l'herbe, des oiseaux qui chantent, et la nuit sombre.
Une excellente soirée avec deux blogueurs émérites (sur les deux blogueurs, un seul continue et c'est une femme) étrange, non ?
Puis, le Bibelot et moi, nous nous sommes retrouvés dans une chambre, silencieuse et sombre, un Bibelot tousseur qui a passé sa nuit à allumer la lumière et à tousser, pourtant je suis certaine que sans Bibelot, j'aurais dormi comme un bébé..
Un déjeûner dans un jardin, le parfum des roses, des coins et des recoins, une hôtesse charmante, dont je vous laisse le soin de découvrir le blog et un retour sur Paris.
J'aime ma ville mais je peux le confirmer, elle pue !!!
20:10 | Lien permanent | Commentaires (17)

